01
JUIN
2015

3ème procès d’Outreau | Compte rendu Jour 6

3ème procès d’Outreau | Compte rendu Jour 6

3ème Procès Outreau – Résumé du 27/05/2015

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Le procès « Alzheimer » 

Attention ceci n’est pas une fiction…
Au 6ème jour du procès nous pouvons dire aujourd’hui qu’il s’agit d’un défilé de témoins amnésiques, victimes d’extinctions de voix, ou plutôt, un défilé de témoins à mémoire sélective….

09H17

Badaoui Myriam arrive tête baissée sous une veste à capuche bleu,

Le président de la cour lui demande de retirer sa capuche, ce qu’elle fait.

En dessous, un foulard marron cache ses cheveux et ses oreilles ce qui ne nous permettra pas de la reconnaître formellement une fois à la barre.

Le président lui demande alors d’ôter son foulard mais elle refuse.

Elle témoignera donc comme ça, comme « Batman »…

 

1
Témoignage spontané :

« Je ne connais pas Daniel Legrand (fils). Au début, je voulais pas parler, je suis parti dans des délires, je suis surprise d’être là 10 ans après.

J’ai pu me reconstruire, je ne connais DL ni d’Ève, ni d’Adam.

Aujourd’hui je suis quelqu’un de différente, je ne veux pas faire les mêmes erreurs que st Omer, j’ai brisé la vie à ce jeune si j’avais su j’aurais pas dit de mensonges » Elle pleure, elle pleure, elle pleure.
« Daniel Legrand a voulu me piéger, il n’y a pas eu de meurtre. »
« J’ai mûri dans ma tête, j’ai mûri, je veux une place sereine dans la société.
Pour mes enfants, je ne veux plus mentir… » Elle pleure encore et encore…

Le président : « Comment en êtes-vous arrivé là ? Quel est l’élément déclencheur ? »

Badaoui Myriam : « J’avais peur de mon ex-mari, c’est comme si qu’il arrivait à contrôler ma tête. »

– « On a retrouvé beaucoup de cassettes porno et Zoophile chez vous, au vu et au su de vos enfants, vous aimiez ces cassettes ? »
– « J’avais pas mon mot à dire, Thierry avait une pièce fermée.

Ya que lui qui avait les clés, je savais pas ce qu’il y avait dedans mais c’était pire qu’un magasin » pleurniche…

– « Cherif a dit qu’il a été forcé de faire l’amour avec vous ? »

– « Je ne me souviens pas de ça. »

– « Votre ex-mari dit que c’est à cause de l’alcool, c’est l’alcool qui provoque ça ? »

– « Non c’est pas excusable, moi je buvais pas. » pleurniche…
– « Vous avez cité des noms, des scènes très précises et vous avez aussi parlé d’un vendeur d’un sex-shop qu’il faut absolument retrouver, qui est ce monsieur? »

– « C’est encore des mensonges »

– « Mais vous n’y êtes jamais allé ? »

– « J’y suis allé que deux fois. »

– « Dans une déposition vous dites que DL père couchait avec vous pendant que DL fils tenait le sex-shop ».

– « C’est des mensonges, c’est faux »

– « Dans un PV je cite : « Il m’enculait dans l’arrière du sex-shop pendant que DL fils tenait le magasin. »

– « Je mentais… » Elle pleure, elle pleure, elle pleure

(oui c’est chiant, mais mieux vaut le lire que de l’entendre pendant plus de trois heures).

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Le président explique que dans les procès-verbaux des auditions, Badaoui Myriam donne de nombreux détails circonstanciés, qu’elle parle de beaucoup de personnes et de sommes d’argent précises.

Elle décrit également des scènes de viols très détaillées ainsi que des scènes qu’elle aurait vécues avec des animaux et les enfants.

Aujourd’hui elle nous dit que tout ça « c’est des mensonges » et que désormais elle dit la « vérité » tout en étant frappée d’amnésie foudroyante par moment.

Concernant le sex-shop qu’elle a dénoncé à l’époque avec beaucoup de détails ; aujourd’hui néant ; elle ne se souvient plus.

Elle dira qu’elle n’a pas menti, sauf concernant Aurélie Grenon et David Delplanque qui eux ont été condamnés.

Elle essayera d’expliquer que monsieur Burgaud était tellement à son écoute, qu’elle avait confiance, (pleurniche et re-pleurniche).

Puis elle reprend son discours en expliquant « qu’avant elle a menti ou qu’elle ne se souvient plus. »

Le président cite l’extrait d’un PV dans lequel elle dit à l’époque qu’elle avait été en Belgique près d’un parc de jeu avec Martel qui l’amenait en taxi gratuitement.

A cela elle répondra qu’elle ne sait pas, qu’elle ne sait plus, qu’elle ne les connaît pas…

Le président : « mais pourtant vous citez des noms, vous donnez des détails très précis, vous parlez de cassette, d’un Dany Legrand. »

BM : « je ne le connais pas, Daniel Legrand n’a rien à voir ! »

– « Oui mais là on parle d’un « Dany Legrand ».

Vous parliez d’une boulangère qui cachait des cassettes vidéo dans des cartons de chips et qu’elle mettait des paquets par-dessus et là vous parlez d’un Dany Legrand ? »

– « Je n’en sais rien, j’ai menti. »

– « Vous dites dans une audition de 2001 que vous alliez a « Bellewearde », que ça se passait dans une maison particulière, et que cette maison appartenait a une personne de la famille du monsieur du sex-shop, Dany Legrand. »

– « J’ai menti, je ne le connais pas. »

– « Mais comment pouvez-vous citez ces noms alors que personne ne vous les a soumis ni montrés ? »
Là, Badaoui a encore un très gros chagrin, et soudain…amnésie « je ne sais plus »…

pleurniche encore puis rejette la faute sur le juge d’instruction Burgaud.

Elle s’excuse auprès de DL, car elle avait menti et elle ne veut plus mentir.

Elle avait menti « pour faire plaisir à Burgaud parce qu’il tapait du poing sur la table et qu’il criait dès qu’on n’allait pas dans son sens » et que bien sûr c’était de la faute de Burgaud qu’elle avait inventée tous ces mensonges « pour lui faire plaisir ».

Le président : « quand vous parliez d’un Dany Legrand, qu’il est dangereux, qu’il est homo est qu’il couche avec votre ex-mari ? »
Badaoui Myriam : « c’est faux, j’ai menti. »

NDLR : Tant parfois pendant l’audience DL est complètement endormi et se fout des débats, autant lorsqu’il y a des témoins « importants » il devient super attentif.

Le président : « vous avez été condamnés pour des viols et sévices sur vos enfants mais aussi sur d’autres enfants ? »
Badaoui Myriam : « non ce n’est pas vrai, pas les autres enfants. » (Alors qu’elle n’a jamais fait appel de cette décision).
– « Vos enfants témoignent qu’ils ont vu DL (fils) en tant que victimes mais aussi comme agresseur, est-ce possible ? »

– « Non, je ne connais pas DL. »

Les questions du président continuerons et nous saurons alors qu’un jour elle a voulu jeter ses enfants par la fenêtre et elle aussi, afin d’arrêter le calvaire.

Elle dira qu’elle n’a jamais été inquiète lorsqu’elle fut prévenue par la police pour les faits qui lui étaient reprochés, qu’il y avait bien eu des viols filmés.
Mais à la question suivante elle dira l’inverse, qu’il n’y a jamais eu de viols filmés.
Le président lui demandera aussi comment expliquer les détails qu’elle donne sur la ferme en Belgique, près de Bellewaerde où les enfants se faisaient violer (qu’il y ‘avait un jeune agriculteur, des matelas au sol,).

Elle répondra qu’elle a purement inventé, alors qu’un agriculteur de 25 ans a été retrouvé dans cette ferme et un matelas dans une remise dans le grenier (qui d’après l’enquête n’ont rien révélés).

Les enfants ont commencé à parler en 1999, les investigations sur cette ferme auront lieu le 27 sept 2001.

A cela Myriam Badaoui dira que c’est de la « pure invention ».

Myriam Badaoui dira qu’elle n’est jamais allée en Belgique, toujours en pleurant…
Elle pleure beaucoup madame Badaoui, oh oui, elle pleure beaucoup.

Elle nous dira aussi qu’elle a eu des problèmes avec ses codétenus, qu’elle a racontée des mensonges, elle pleure, elle explique qu’elle ne sait pas pourquoi elle a fait tout ça (« mentir » sur d’autres personnes et violer ses enfants), aux questions :

« Vous vous excusez pour DL mais pas pour vos enfants ? »
« Est-ce que vous les avez violés ? »
« Comment les avez-vous violés ? »
« La vérité c’est quoi ? »

Elle gardera le silence.

Le président : « vous avez employé le mots « réseau » ? »
Badaoui Myriam : « il n y a pas de réseau… »

– « Pourtant un jour vous êtes sortie de chez le juge, vous avez croisé une femme qui en sortait et vous avez dit spontanément « cette femme fait partie du réseau » alors que vous ne pouviez pas la connaître et qu’elle était bien jugée pour viols sur des enfants avec ses deux sœurs qui étaient mariées avec trois frères. »
– « J’ai du l’entendre. »

– « Est-ce que le juge Burgaud vous a dicté des réponses ? Vous voulez dire la vérité allez-y ! »

– « Je ne veux pas répondre, il n’y a pas eu de meurtre. »

Questions des avocats de la partie civile :

– « Êtes-vous déjà allée en Belgique ? »

– « Non »
– « Ou vos enfants ? Dans un parc d’attractions ? »

– « Non »
– « Ou vous avec vos enfants ? »

– « Non, j’ai dû aller en Belgique quand j’étais jeune, avant d’être avec Thierry Delay. »

– « Un témoin nous dit qu’il a été témoin de viol chez vous sans y participer et dis que vous l’avez menacé lui et ses enfants si il parlait ? »
– (Elle pleure, elle pleure, elle pleure) « non ! »

Elle tentera d’expliquer que si elle a dit autant de mensonges à l’époque, c’est dut à l’incompétence du juge Burgaud mais aussi de son avocat qu’elle avait à cette période…

Lorsque la partie civile lui rappelle que dans la pièce numéro 1947 du dossier elle a dit que Daniel Legrand père est venu refaire les balcons en 1996 et que le fils est venu manger deux fois chez elle, elle dira que c’est faux, elle ne les connaît pas !! ( et elle pleure, elle pleure, elle pleure…)

NDLR : Myriam Badaoui ne fait que mentir, pleurer et nier les faits qu’elle a pourtant très longuement détaillé à l’époque, mais elle ne sait plus qui a refait son balcon en 1996, ni quelle société.

Mais elle ne veut surtout plus mentir, elle dit la vérité aujourd’hui, avant elle mentait.
Aujourd’hui elle dit clairement que sur certains faits les enfants mentent et qu’elle ne sait pas pourquoi… toujours en pleurant bien entendu.

Jonathan Delay demande à la cour pour s’exprimer directement à sa « mère »
– « Tu peux me confirmer qu’il y a eu d’autres enfants ? »

– « Non. »
– « Tu nous as bien filmé ? »

– « Non, j’ai toujours fait le maximum pour vous. »  (?)
– « On était pas filmé ? »

– « Non Jonathan. »
Jonathan s’en va.
Elle quittera le tribunal cachée sous une couverture de survie et sous bonne escorte policière.

2
Fin de l’audition et de la matinée

NDLR : Il faut savoir que Myriam Badaoui a été surnommée dans les Merdias pendant des années « la mythomane » ; « la bête de scène » ; « la bête du tribunal » ; « la DIVA des assisses » ; « reine Myriam » nous on l’appellera : «déchet de l’humanité » ou « madame ”saucisse-frite”…».

15h00

Audition d’Aurélie Grenon.

3

 

Cette personne a été condamnée pour des viols sur plusieurs enfants

(Les enfants Delay et ceux de son ex conjoint David Delplanque).

Elle prît quatre ans de prison pour viols sur cinq enfants mais elle ne fera que six mois de prison…

(Ah bon ?!)
Une femme d’une trentaine d’années s’avancera à la barre avec apparemment une extinction de voix (nous remarquons que beaucoup de témoins n’ont plus de voix quand il s’agit d’assumer leurs « saloperies » par contre lorsqu’on entend les témoignages des enfants ou encore les dépositions des adultes avec l’ambiance qui régnait dans « leurs soirées » on imagine bien qu’ils avaient toute leur voix dans ces moments-là).
Elle commence par :

– « J’ai connu DL aux procès de St Omer et Paris, je ne l’ai jamais vu chez Delay/Badaoui.

Je l’ai accusé a tords. »

Son témoignage spontané est terminé.

Viennent alors les questions du président :

– « Vous avez été condamnée pour des faits de viols sur plusieurs enfants ? »

– « Oui »
– « Tous ces faits sont bien réels ? »

– « Oui »

– « Dans un PV vous dites : « En ma présence Mr Delplanque n’a jamais touché les enfants, je ne sais pas pourquoi j’ai dit tout ça, tous ces gens sont innocents ». »

Le président : « Mr Dosc participait il aux faits ? »

AG : « non »

NDLR : Pourtant le président nous relira sa déclaration ainsi que les détails qu’elle contient, nous sommes pantois quand on entend les détails et sévices racontés.

Le président : « vous avez dit que Carine Duchochois était portée sur le sexe avec son mari, qu’ils violaient et sodomisaient des enfants, c’est faux ? »
AG : « oui je me suis pris dans un engrenage. »
– « A quelle date arrivez-vous à Outreau, à la tour du renard, et faites la rencontre des Delay/Badaoui ? »
– « Je ne sais plus, courant 98 je pense. »

– « Et quand avez-vous arrêté de les côtoyer ? »
– « Fin 98 »
– « Donc les faits ont eu lieu entre le milieu d’année en 1998 et fin d’année 1998 ? »
– « Oui »
– « Aviez-vous fait des choses avant votre arrestation ? »

– « Non »

Le président : « Un jour vous avez dit que deux ou trois hommes grands et métisses sont venu vous voir pour vous dire qu’ils vous retrouveraient si vous parlez et qu’ils ont l’air de venir de la banlieue, vous avez quelque chose à dire sur cette déclaration ? »
AG : « je ne sais plus… »

NDLR : Commence alors l’amnésie d’Aurélie Grenon…

Le président : « c’est vrai cette histoire ? »

AG : « je ne me souviens plus »

– « Daniel Legrand père et fils étaient-ils impliqués dans un réseau ? »

– « Non »

– « Le 18 sept 2001 vous êtes entendue par le juge et il vous questionne sur les menaces que vous avez reçu de ces hommes, vous vous souvenez de ce que vous avez dit ? »

– « Non »

– « Vous avez dit que vous ne connaissiez pas DL mais vous citez huit ou neuf personnes, pourquoi ? »
– « Plus je mentais plus je m’enfonçais, je ne sais pas… »

– « Pourtant vous donnez des détails précis, des dates, vous décrivez des scènes très précises, des scènes de viols filmées, vous reconnaissez des gens sur photos, même chose pour DL père et fils, comment vous expliquez ça ? »
Un long silence puis : « je ne les connais pas. »

Le président : « c’est bizarre quand même » Gros silence..

Le président citera un PV où Aurélie Grenon donnait de nombreux objets sur les tables de Delay, avec de nombreux détails sur « l’ambiance » qui régnait dans l’appartement.

« Vous parlez des caméscopes, de qui filmait, de préservatifs disponibles en masse sur les tables du salon, d’une sacoche en cuir marron, de plusieurs enfants et adultes dans l’appartement.

Vous décrivez des scènes, beaucoup de détails qui sont difficiles à inventer. ».

NDLR : Nous passerons les détails atroces que nous avons entendu …

Le président : « vous avez aussi dit que DL celui qu’on appelle aussi « Dany le belge » organisait tout avec Thierry Delay ? »
AG : « j’ai peut-être répétée ce que j’ai entendu. »

Le président : « Vous avez aussi dit qu’ils allaient s’en prendre à vous ou vos petits frères ? »

Aucune réponse…

NDLR : L’amnésie frappera durement tous ces « adultes » qui ont abusé les enfants.

Pourtant nous sommes d’accord pour dire que ce ne sont pas des faits « communs » ou qui s’oublient facilement.

Le président enchaînera des questions pour déterminer ce qu’elle assume aujourd’hui et là nous nous rendrons compte de la perversion de cette dame qui aimait ça.

Comme Myriam Badaoui l’expliquait : «  qui a violée plusieurs enfants, fellation et tout ça filmé…»

Quand le président lui demandera si elle reconnaît les faits, elle dira « oui ».

Ensuite sur la culpabilité de DL elle dira que tout ce qu’elle a dit à l’époque est faux : « c’est pour ça qu’au procès de St Omer, je suis revenue sur mes accusations, j’ai mal réagis à l’époque. ».

Le président : « Après la confrontation, DL a fait une lettre en vous citant et décrivant des scènes avec lui et d’autres enfants, que vous aimiez pénétrer des petites filles avec ses doigts et vous les lécher.

s’est passé ? »
AG : « Non je ne connais pas cette lettre, je ne l’ai jamais lu, ni entendu parler. »

– « On ne vous interrogera pas la dessus ? »

– « Non »

– « Connaissez-vous un « Dany Legrand » ? Un « Dany le Belge » ? Ou un « Dada » ? »

– « Non ! »
– « Pourtant vous citez un Dany Legrand avec un Mr Wiel, DL père et fils et vous ? »
Long silence, aucune réponse.

Le président fera remarquer que dans d’anciennes auditions d’Aurélie Grenon, elle avait reconnu que DL père et fils étaient présent chez les Delay et fait aussi remarquer de DL fils avait fait une lettre ou il reconnaît les faits. Ce qui concorde avec les dénonciations de chacun.

Les jurés : « Comment en êtes-vous venu à connaître les Delay ? »

AG : « par mon ex : Delplanque. »

Viennent alors les questions des avocats de la partie civile :
PC : « un jour vous avez reconnu que DL père participait aux faits, précisant que si vous ne l’aviez pas impliqué jusque-là c’est parce que vous aviez peur de lui, et qu’il était venu vous menacer avec un jeune homme qui était certainement son fils ? »
AG : « je l’ai inventé ! » En justifiant ça par le fait qu’elle aurait pu entendre tout ça pendant les confrontations ou dans les couloirs.

– « Vous avez été libérée plus tôt, vous savez qui vous a libérée ? »

– « Non »
– « Même rétrospectivement ? »

– « Non je ne le sais pas. »

– « Vous nous dites et vous confirmez que les enfants Delay et ce de monsieur Delplanque étaient présents lors de vos soirées chez les Delay ? »

– « Oui »
– « Thierry Delay dis que non, qu’il n’y avait pas les enfants de Mr Delplanque, c’est vrai ? »
– « C’est à lui de le dire… »

– « Vous viviez sur le même palier que les Delay ? »

– « Oui »
– « Y avait-il du passage chez les Delay ? »

– « Oui »
– « Thierry Delay dit que non, c’est vrai ? »

– « Chez les Delay il y avait du monde qui passait mais peut être juste des visites amicales. »

 

– « Les Delay étaient-ils des voisins bruyants ? »

– « Oui il y avait des disputes et de la musique souvent. »
– « Vous aviez le même âge que l’accusé à l’époque, comment avez-vous formulé et dénoncé les faits que vous avez raconté ? »

– « Sûrement dut à ce que j’entendais. »
– « Donc c’est le hasard qui fait que les témoignages des enfants, vos aveux et ceux de DL concordes ? »
– « Je racontais des choses, je reformulais, je m’enfonçais dans les mensonges. »

NDLR : Elle sera à nouveau frappée d’amnésie lorsque les avocats de la partie civile lui poseront des questions sur ses contradictions : « je ne sais plus, je ne sais pas, je ne m’en souviens pas ».

Madame Grenon va se mettre à pleurer, alors l’avocat général interviendra pour dire que : « au vue des larmes d’Aurélie Grenon, c’est que peut être, avait-elle des choses à dire sur cet embrigadement dans ces faits. »
Et là, c’est parti ! Aurélie Grenon n’est plus la coupable mais une victime, victime de viols du père Delay, femme soumise, battue, et que ces frères étaient menacé, elle pleure, snif, snif…

Me Forster : « y avait-il des points de vente de cannabis en bas de votre immeuble? »

AG : « je ne sais pas. »
– « Savez-vous que des films étaient fait avec les enfants Delay, avec d’autres enfants ? »

– « Il me semble. »

– « Qui faisaient ces films ? »

– « Thierry Delay. »
– « Est-ce que quelqu’un s’est mis en relation avec vous pour cette audition d’aujourd’hui ? »

– « Non »
Ensuite Aurélie Grenon essayera lors de successions de questions de faire entendre que monsieur Burgaud, faisait beaucoup d’erreurs dans les procédures, qu’il soufflait des noms avant les auditions et oubliait de noter des choses lors des confrontations…

NDRL : Bien sûr, monsieur Burgaud qui a été promus magistrat aujourd’hui faisait mal son travail hier, mais ces personnes qui ont violés, mentis et été condamnés pour ça, ne mentent surtout plus aujourd’hui.

Oh non ! au grand jamais, ils ne mentent plus…

Partie civile : « vous avez dénoncé beaucoup de faits avec des aveux circonstanciés, comment arrivez-vous à construire et que ça colle aux faits dénoncés par les autres, puisque vous êtes dans le mensonge ? »
AG : « C’est des petits morceaux de phrases que j’ai dû entendre un peu partout. »
– « Et les ébats filmés, vous savez ou ils sont ? »

– « Non… »

– « Vous reconnaissez avoir eu des rapports avec la petite Lavier ? »

– « Je ne sais plus. »
– « Vous avez eu un suivi pour vos déviances ? »

– « Oui. »
– « Vous regrettez quoi ? »

– « Tout… »
– « Vous aviez violés des enfants quatre ans ? »

– « Je ne me souviens plus. »
– « Vous avez eu des menaces après la prison ? »

– « Non »
– « Vous êtes sûre ? »

– « Oui »
– « Confirmez-vous les faits sur Badaoui et son implication ? »

– « Oui »
– « Pourquoi les filles n’étaient pas violées vaginalement ? »

– « Parce qu’on me disait qu’il ne fallait pas que la police s’en rende compte, on ne devait pas toucher le vagin, on leur faisait faire des fellations, on les violait par l’anus et pour les garçons pareil… »

Ensuite la partie civile reviendra sur les dénonciations qu’Aurélie Grenon a fait pour affirmer ces accusations contre DL père.

Elle dira qu’il avait un morceau de doigt coupé (1cm) et que c’est avec cette information qu’elle a pu confondre DL père.

Mais aujourd’hui elle dit qu’elle a menti et qu’elle avait vu cette particularité physique de DL père lors de la confrontation avec lui.

Sauf que les policiers présents (pour la présentation des témoins au juge Burgaud), affirment que ça n’était pas possible au vu du protocole mis en place ce jour-là.

Les témoins ne se seraient pas vus avant.
NDLR : La partie civile qui aborde aussi le fait que voir un « morceau de doigt infime » manquant était assez difficile à remarquer surtout à distance quand on rentre dans le bureau d’un juge.
L’avocat de la défense Berton montera sur ses grands chevaux pour nous expliquer qu’il est inadmissible de parler d’un morceau de doigt infime, en étant très agressif envers la partie civile et en faisant son « show » habituel.

Les avocats de la partie civile commencerons leurs questions aux témoins en les axant principalement sur le fait que le juge Burgaud faisait plus ou moins des erreurs, accordait plus ou moins des faveurs de libérations.

En expliquant que le fait qu’Aurélie Grenon ait pu changer son discours était du à ce que faisait Burgaud à l’époque, mais aussi sûrement aux informations que l’ancienne avocate de Grenon lui fournissait, mais en aucun cas elle n’aurait pu mentir. C’est évident…

Fin de l’audition

17H40

Témoignage de David Delplanque

 

4

 

Un homme s’approche de la barre tête baissée, tatoué au cou avec des piercing noir aux oreilles, 1m85, 90kgs, avec lui aussi « une extinction de voix » et une amnésie car il veut « oublier ».

Déposition spontanée :
« Mr Daniel Legrand n’était pas dans l’affaire, je n’ai plus rien à dire. »

Le président : « Vous aviez fait à l’époque des déclarations claires, spontanées et répétées. Et maintenant vous dites l’inverse ? »

DD : « oui » (en chuchotant presque, plus de voix le grand bonhomme… )
– « Vous avez reconnu les viols sur les quatre enfants Delay ainsi que des agressions sexuelles sur eux mais aussi les viols de vos enfants Malvina et Corentin ? »

– « Non pas mes enfants. »

– « Mais pourtant vous avez été condamnés sur ces faits ? »

– Pas de réponse.

– « Vous avez cité tout un tas de personnes dans vos déclarations, Thierry Dausque, Aurélie Grenon, Karine Duchochois, Jean-Marc Couvelard, Godard Roseline, François Mourmand, ainsi que vous et d’autres personnes. Est-ce qu’ils ont participé ? »

– « Non, je ne m’en souviens pas, je veux oublier… »

– « Donc hormis les quatre personnes condamnées (Delay-Badaoui-Grenon et lui) les autres ont-ils participé ? »

– « Non »

– « Qui vous a emmené dans ce genre de soirées ? »

– « Badaoui-Delay. »
– « Vous avez évoqué des menaces que vous avez reçu de Thierry Delay qui vous aurait dit : « au-dessus de moi y a des gens, et si vous parlez ils peuvent vous retrouver n’importe où. C’est vrai ça ? »
– « C’est possible. »
– « Aurélie Grenon, votre ancienne compagne, déclare avoir eu des menaces de trois grands hommes et qu’elle pourrait les reconnaître et vous avez confirmé à l’époque.
Vous avez également dit dans une audition que le père Legrand a environs 30-40 ans et qu’il vient avec un jeune d’environ 20ans ? »

– « Je ne sais plus, j’essaye d’oublier… » (avec une extinction de voix)

– « Vous donnez lors de vos auditions de nombreux détails sur des scènes de viols, vous avez inventé tout ça ? »

– « Non »

– « Par exemple, vous donnez comme détails que des sommes de 200 à 500 francs étaient données pour les viols. A l’époque vous gagniez 2000 francs par mois, comment faisiez-vous pour avoir l’argent nécessaire pour aller dans ces « soirées » ? »

« Silence Radio »

Le président cite : « on payait la somme demandée pour les pratiques qu’on voulait faire, on allait dans le salon puis on choisissait les enfants. On allait dans une pièce sombre, les volets étaient presque fermés, il y avait des préservatifs en quantité ainsi que des « objets » sexuels.

Il y ‘avait parfois jusque dix enfants plus des adultes, c’est la vérité ça ou pas ? »

DD : « non »

– « Alors où avez-vous trouvé tous ces détails ? »

– « Je ne sais pas… »
– « Êtes-vous déjà allés en Belgique ? »

– « Non »
– « Où avez-vous trouvé toute ces histoires alors ? »

– « Je ne sais pas. »
– « Ces faits-là ne se passait que chez les Delay ? »

– « Oui »
– « Avez-vous déjà été au sex-shop ou monsieur Delay allait ? »

– « Non »
– « Quand êtes-vous arrivé à Outreau ? »

– « Je ne sais plus. »
– « Quand avez-vous arrêté ces faits-là ? »

– « Je ne sais pas »
NDRL : Nous remarquerons encore l’amnésie et les pertes de mémoire de tous les témoins qui ont défilés depuis le début du procès…

Le président : « Dans le bureau du juge en décembre 2001, madame Badaoui décris une scène avec DL puis Grenon témoigne et décrit une scène, puis vous êtes interrogé et vous avez confirmé qu’il aimait les petites filles mais aussi d’autres détails chez les Delay, avec des dates et le nombre de fois ou DL fils a violé (deux fois). »
« Aucune réponse, néant ».

Le président : « Daniel Legrand ici présent n’est pas coupable ? »

DD : « Non »

Questions de la partie civile :

– « Dans un PV (D553) une question vous est posée : « Jean-Marc Couvelard participait-il ? »
Vous répondez : « oui, il se faisait sodomiser aussi par des gens, mais il avait du mal à marcher. Je me demande comment il faisait pour monter les cinq étages. ». »

PC : « Vous confirmez qu’il était là ? »

DD : « J’en sais rien. »
– « Mais vous l’avez vu au 5ème étage ? »

– « J’en sais rien. »
– « Sur la cote 1374 une autre question vous ai posé : « y a-t’ il des personnes présentes lors des faits mais qui n’ont pas commis de viols ? » vous répondrez : « non ils ont tous violés des enfants. ». »
PC : « Avez-vous eu une remise de peine ? »

DD : « Non »
– « Aujourd’hui vous dites que vous n’avez pas commis de viols sur vos enfants ? »

– « Exact. »
– « Mais pourtant nous avons entendu votre ex compagne tout à l’heure qui nous a dit l’inverse, elle ment ? » – « Moi j’ai dit ce que j’ai fait »
– « C’est quand même bizarre votre comportement car lorsque vous êtes arrivé vous avez directement disculpé DL alors que comme vous venez de le dire, vous n’auriez pas violé vos enfants.

En tant que père de famille je pense que ça aurait été la première chose à faire aujourd’hui, non ? »

-« Aucune réponse ».
– « Votre compagne a fait la même chose tout à l’heure, il s’agit d’une erreur à votre sujet ? »

«  Aucune réponse »

– « Avez-vous été en contact avec des gens avant de venir ici ? »

– Pas de réponse, l’homme bouge sur place, il mets du temps pour dire : « non. »

– « Y a-t’ il des choses pour lesquelles nous ne pouvez ou ne voulez pas parle ? »

– « Je ne veux plus parler de cette histoire. »

– « Y avait-il un point de vente de cannabis à Outreau ? »

– « J’en sais rien. »

La défense arrive en expliquant que David Delplanque est sous pression, que ça l’embête d’être là parce qu’il veut oublier tout ça…
Les avocats de DL lui poseront la question suivante : « connaissez-vous un Dany à Outreau ? » et là, miracle ! Souvenir, souvenir, il se souvient d’un Dany Camporelli… c’est beau les souvenirs.

La journée se termine. Une journée passée soit à tendre l’oreille pour entendre les réponses des témoins « victimes d’extinction de voix » ; « d’amnésie foudroyante » ou entendre leurs pleurniches derrière leurs larmes de crocodiles.

Fin du 6ème jour.

 

L’équipe Wanted Pedo