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AOûT
2019

Affaire Epstein | Jean-Luc Brunel, soupçonné d’être le rabatteur de Jeffrey Epstein et d’avoir agressé sexuellement plusieurs de ses Mannequins à Paris durant sa carrière

Trois mannequins accusent le Français Jean-Luc Brunel, ami de Jeffrey Epstein, d’agressions sexuelles

Jean-Luc Brunel dans l’émission “Australia’s Next Top Model” en 2008

Selon les trois jeunes femmes, interrogées par « The Guardian », le patron de l’agence MC2 les aurait agressées au cours des années 1980 et 1990.

Elles ont décidé de parler. Trois mannequins, interrogés par « The Guardian », accusent Jean-Luc Brunel, fondateur de l’agence de mannequin MC2, et ami et collaborateur du multimillionnaire Jeffrey Epstein, d’agressions sexuelles. Celles-ci auraient eu lieu au cours des années 1980-1990, selon le quotidien britannique.

Ces révélations interviennent en pleine affaire Epstein. Retrouvé pendu dans sa cellule du Metropolitan Correctionnal Center à New York, l’homme d’affaires américain, sur lequel la justice américaine enquête depuis près de quinze ans, était suspecté d’avoir abusé sexuellement de nombreuses jeunes femmes mineures. Il séjournait souvent dans la capitale française où Jean-Luc Brunel est suspecté d’avoir été son rabatteur, aidant le financier à trouver des « proies » dont Epstein pouvait abuser sexuellement.

Ces nouveaux témoignages tendent à montrer que le fondateur de MC2 n’était pas qu’un rabatteur…

« Je me souviens que j’essayais de me débattre mais je n’y arrivais pas »

La première victime présumée de Jean-Luc Brunel, Thysia Huisman, mannequin néerlandaise âgée à l’époque de 18 ans, se souvient en particulier d’une soirée de septembre 1991. La jeune femme était à Paris, en compagnie de Brunel. Elle affirme s’être sentie « vaseuse » après avoir bu un verre que le français lui a donné. Le reste du récit a tout du cauchemar. Ses souvenirs lui reviennent par flashs :

« Je me souviens que j’essayais de me débattre mais je n’y arrivais pas, comme si j’étais paralysé. […] Je me souviens qu’il s’est allongé au-dessus de moi et que je le repoussais. Je les sentis entre mes jambes, en train de pousser. »

Le lendemain matin, la jeune femme se réveille, habillée d’un kimono qui n’est pas le sien. Elle a alors l’intime conviction qu’elle et Jean-Luc Brunel ont eu une relation sexuelle. La jeune femme, au début de sa carrière de modèle, a caché pendant de nombreuses années l’incident à sa famille, ainsi qu’à son petit ami, lui confiant seulement qu’elle avait rencontré un « homme terrible » à Paris à cette époque. Ce que l’intéressé confirme au « Guardian », se souvenant qu’elle lui avait parlé d’une agression.

« Pourquoi tu fais ça ? Je ne veux pas »

Une ancienne mannequin américaine, qui a requis l’anonymat, affirme, quant à elle, avoir été agressée à Paris en 1984. Agée aujourd’hui de 55 ans, elle soutient que l’homme lui a donné rendez-vous un soir, lui assurant qu’ils allaient rejoindre des amis. Elle monte dans sa voiture. Brunel conduit pendant près d’une heure. La voiture s’arrête devant le portail de ce qui ressemble à une grande propriété, « à Fontainebleau », croit se souvenir l’ex-mannequin. Brunel l’invite à rentrer.

« Il s’est déshabillé, a mis un peignoir et est allé prendre une douche »,

raconte-t-elle, avant de

« lui attraper les seins et l’entrejambe ».

Elle est prise au piège :

« J’essayais de me débattre. Je n’arrêtais pas de lui dire : “Pourquoi tu fais ça ? Je ne veux pas.” »

Alors que Brunel a le dos tourné, la jeune femme se cache à l’extérieur de la maison, sur le rebord d’une fenêtre. Elle passe la nuit là, à l’abri, explique-t-elle au journal.

« Une fois, il s’est même frotté contre moi »

« Il était très tactile, il essayait de m’embrasser […] il me demandait d’enlever mon tee-shirt pour voir mes abdos, il attrapait ma poitrine et mettait sa main sur mes fesses. Une fois, il s’est même frotté contre moi »,

accuse quant à elle Courtney Soerensen. La jeune mannequin américaine débarque à Paris en avril 1988. Ses souvenirs datent de cette époque. Elle vivait alors chez le directeur d’agences. Selon elle, ce dernier « a saboté sa carrière » après qu’elle l’a « rejeté » plusieurs fois :

« Si quelqu’un touchait l’un des mes enfants comme ça aujourd’hui, je dirais que c’est une agression sexuelle. »

Courtney Soerensen a témoigné de ces faits pour la première fois il y a plus de trente ans dans un documentaire diffusé sur CBS intitulé « Des filles américaines à Paris ». Disponible en partie sur YouTube, la chaîne refuse d’en publier l’intégralité pour des raisons légales.

Interrogés par « The Guardian », ni Jean-Luc Brunel ni son avocat n’ont donné suite aux demandes d’interview.

Source : nouvelobs

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