10
NOV
2019

Affaire Esptein | La présentatrice américaine Amy Robach révèle comment l’affaire Epstein a été étouffée en 2016

“Buckingham nous a menacés” : une présentatrice star d’ABC révèle comment l’affaire Epstein a été étouffée en 2016

NEW YORK, NEW YORK – JUNE 10: Amy Robach speaks onstage as the Accessories Council Hosts The 23rd Annual ACE Awards on June 10, 2019 in New York City. (Photo by Dimitrios Kambouris/Getty Images for Accessories Council)

Filmée sans le savoir, la présentatrice Amy Robach a affirmé hors-antenne sur le plateau de «Good Morning America» qu’elle connaissait depuis trois ans les méfaits de Jeffrey Epstein, mais que le palais de Buckingham l’avait empêché de diffuser l’affaire.

«J’avais tout trouvé il y a trois ans»,

s’est insurgée la présentatrice Amy Robach. Après une intervention sur le plateau de «Good Morning America», le mardi 5 novembre, l’animatrice de l’émission «20/20» sur ABC News a été filmée hors-antenne alors qu’elle évoquait ses découvertes au sujet de l’affaire Jeffrey Epstein.

Pour rappel, le milliardaire américain, accusé d’agressions sexuelles sur mineures, a été retrouvé mort dans sa cellule de prison le 10 août.

Seul bémol : les informations récoltées par Amy Robach, datées de 2016, auraient, à l’époque, été enterrées par la chaîne de télévision américaine ABC.

«J’avais cette interview de Virginia Roberts (présumée esclave sexuelle du milliardaire américain, NDLR), se souvient la journaliste de 46 ans. Nous ne la diffusions pas.»

Amy Robach décrit la réaction de ses supérieurs lorsqu’elle leur a présenté ce sujet brûlant.

«On m’a d’abord dit, “Qui est Jeffrey Epstein ?”, “personne ne le connaît”,

“c’est une histoire stupide”»,

explique l’animatrice vedette.

En vidéo, la mort de Jeffrey Epstein suscite des spéculations

“Nous avions peur de ne plus interviewer Kate et Will”

Mais un autre élément aurait précipité la décision d’ABC News de ne pas diffuser l’interview de Virginia Roberts. La chaîne américaine aurait en effet subi des pressions de la part… de Buckingham Palace.

«Ensuite, le palais royal a découvert que nous avions toutes les accusations de Virginia Roberts à l’encontre du prince Andrew (le fils de la reine Elizabeth II est accusé d’avoir abusé de la jeune femme lorsqu’elle avait 17 ans, NDLR) et il nous a menacés d’un million de façons différentes. Nous avions si peur de ne plus pouvoir interviewer Kate et Will (Kate Middleton et le prince William, NDLR) que cela a étouffé l’histoire.»

Amy Robach affirme avoir vu les photographies détenues par Virginia Roberts, et recueilli son témoignage après qu’elle

«s’est cachée durant douze ans».

«Nous l’avons convaincue de se montrer, nous l’avons convaincue de nous parler»,

se remémore-t-elle.

Des éléments contre Bill Clinton

La présentatrice, récemment intervenue dans la très populaire émission américaine «The View», a également affirmé avoir obtenu des éléments sur l’implication de Bill Clinton dans l’affaire Jeffrey Epstein.

«J’ai essayé durant trois ans de les faire sortir et d’obtenir l’aval de mes supérieurs, s’indigne-t-elle. Et aujourd’hui, c’est comme si c’était de nouvelles révélations alors que j’avais déjà tout ça.»

L’animatrice du magazine d’information «20/20» depuis 2014 dit avoir eu en sa possession des informations «incroyables», et les témoignages d’autres femmes, qui confortaient l’histoire de Virginia Roberts. À tel point qu’à l’époque, l’avocat Brad Edwards lui déclare :

«Un jour viendra où nous réaliserons que Jeffrey Epstein est le pédophile le plus prolifique que ce pays a jamais connu.»

La vidéo des déclarations d’Amy Robach, partagée notamment par les journalistes Laurence Haïm et James O’Keefe sur leurs comptes Twitter, a depuis été visionnée plus de quatre millions de fois.

Source : madame.lefigaro

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