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AOûT
2019

Anger | Un pédocriminel déjà relaxé accusé d’agression sexuelles sur des fillettes

Un Angevin de 75 ans était à la barre du tribunal correctionnel d’Angers jeudi 22 août, pour répondre d’agressions sexuelles sur des fillettes mineures.

©Actu.fr

Au cours d’un dîner chez lui à Fontaine-Guérin, le 18 septembre 2018, Jean-Claude, ancien chef d’entreprise alors âgé de 74 ans, était surpris en train de caresser les cuisses et les fesses d’une petite de six ans et demi, fille d’un couple d’invités. Le beau-père de la petite victime l’avait surpris, dans la chambre où l’enfant se reposait.

Déjà au cours de la soirée, l’invité, un ami de 30 ans, avait trouvé le septuagénaire très tactile et anormalement câlin avec la petite. « Qu’est-ce que tu es belle », lui avait-il répété plusieurs fois. Un ADN masculin inconnu avait été découvert sur la culotte de la fillette mais ne correspondait pas à celui du mis en cause.

Une autre affaire plus ancienne concerne une adolescente qui avait entre 10 et 12 ans au moment où Jean-Claude l’aurait agressée, aux Ponts-de-Cé, entre janvier 2012 et juin 2013.

« C’est de la jalousie »

En 2014, le même ancien PDG avait été relaxé pour des faits similaires, dénoncés en 2011 par sa nièce, quand elle avait 5 ans. Jeudi 22 août, au tribunal à Angers, Jean-Claude retire ses lunettes noires pour indiquer que cette nièce fabulait, sans doute parce qu’elle avait regardé des vidéos pornographiques chez ses parents.

Pour les derniers faits, il dénonce un complot monté contre lui. Son ami serait jaloux de sa situation financière confortable.

« Je n’ai rien fait du tout. C’est de la jalousie. Il en veut à mon argent. D’ailleurs, il m’avait escroqué ».

Le prévenu n’avait pourtant pas déposé plainte pour escroquerie et semblait être encore en bons termes avec « l’escroc » puisqu’il l’invitait à dîner.

Une contre-expertise

Me Florine Talon, pour la partie civile, a demandé qu’une nouvelle expertise psychologique de la fillette soit réalisée. Elle avait été interrogée huit mois après le dîner et s’était montrée peu loquace, peut-être intimidée par l’expert.

Le tribunal a ordonné cette contre-expertise. L’affaire est renvoyée au 4 mai 2020. Jean-Claude aura 76 ans. Il reste sous contrôle judiciaire, avec interdiction de contacter les victimes. Le tribunal voulait le revoir le 27 mars, mais cela ne lui convenait pas. Il vit au Maroc l’hiver et décide lui-même de sa date de retour.

Source : courrierdelouest.fr

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