04
JUIL
2018

APPEL À LA MOBILISATION | Le 18 Juillet à 14h au TGI de Montpellier

Nous faisons appel à la mobilisation citoyenne pour venir soutenir une mère protectrice traitée comme une criminelle.

Quel est le délit qui lui est reproché ?

D’avoir protégé son enfant, de l’avoir tenu loin de son père qui l’abuse sexuellement.

Cette maman devra se présenter en « Comparution Immédiate » le 18 juillet à 14h pour « soustraction d’enfant ».

Virginie est mère de trois enfants.

Le lundi 4 juin à 14h, elle se trouvait chez son fils ainé à Montpellier, quand huit policiers armés ont débarqué.

Ils ont ordonné que personne ne bouge, ont pris son plus jeune fils âgé de 10 ans d’un côté, l’ont fait monté dans une voiture avec le service de l’ASE. Quant à la mère, elle a été amenée au commissariat de Montpellier pour une garde à vue indéfinie.

Virginie a pu appeler une personne de son choix, son fils ainé étant interrogé, elle préviendra notre président Maxime Montaut.

L’ainé est auditionné, il sera libéré quelques heures plus tard, pendant que sa mère est placée en garde à vue.

Au bout de 24 heures, le procureur prolongera la garde à vue de 24h supplémentaire pour une présentation en comparution immédiate le lendemain.

Elle demandera en accord avec son conseil un report d’audience pour pouvoir préparer sa défense.

Nous soulignons que la comparution immédiate est une procédure très violente et complètement disproportionnée pour une maman sans casier judiciaire.

Arrivée au TGI, elle apprendra par son conseil que son plus jeune fils est au domicile du père depuis le matin même (en Normandie).

Elle aura interdiction de rentrer en contact avec lui, enfin le terme exact employé est « s’abstenir » de communiquer avec son enfant.

Le report d’audience a été accepté par le juge, sous condition de respecter le contrôle judiciaire.
Elle devra pointer chaque semaine et se verra interdite de sortir du département où elle se trouve actuellement jusqu’à l‘audience.

Contexte :

Virginie nous a contacté en mars 2017.

Suite à notre première rencontre, le lendemain, nous nous sommes déplacés accompagnés par notre psychologue à son domicile pour rencontrer son plus jeune fils.

Suite à cet entretien, nous avons pu conclure sans aucun doute à la véracité des agressions sexuelles subit par l’enfant et commises par son père.

Virginie a déposé plainte pour le dernier.

Son fils cadet aujourd’hui majeur, lui aussi victime de son ex « beau père » a fait de même dans la foulée.

Vous ne rêvez pas, les deux derniers ont été victimes de cet individu.

Cela n’aura pas suffit pour que les plaintes soient prises en considération par le procureur, comme les 95% de plaintes pour abus sexuels sur mineurs classées sans suite actuellement dans notre pays.

Ces classements ont des conséquences dramatiques pour les familles.

Qui dit « classement sans suite » dit papa « gentil » pour les magistrats, donc ils font appliquer la loi (c’est quand ils veulent nous sommes bien d’accord).

Il peut y avoir classement pour « absence d’infraction » ou pour « infraction insuffisamment caractérisée », nous rappelons que le classement sans suite ne veut pas dire innocent.

Mais les magistrats, qui prennent de telles décisions au nom du peuple Français se contre foutent du moindre doute et du récit circonstancié des enfants.

Les travailleurs sociaux font de même en considérant souvent que ce « classement sans suite » implique que la maman n’est pas claire, a menti, manipule son enfant, projette ses angoisses sur son enfant etc.

Une mère protectrice s’est entendue dire par un gendarme lors d’un interrogatoire :

« s’il n’y a pas de fichiers pédopornographiques retrouvés au domicile du suspect, s’il n’y a pas de flagrant délit ou simplement d’aveux, c’est classé ! »

Les enquêteurs annoncent ceci sans sourciller à une maman privée de voir son enfant suite à un classement sans suite.

Quand prendront-ils conscience que les enquêtes qui n’aboutissent pas sont la cause des destructions familiales ?!

Le profil inquiétant de ce « gentil » papa

Virginie a dû fuir à plusieurs reprises le géniteur de son dernier enfant.

Cet homme, à la personnalité trouble et inquiétante, s’est montré agressif, violent, pervers, harcelant et terrorisera Virginie ainsi que ses deux enfants pendant des années.

Cet homme impulsif la menacera « qu’il lui fera la peau quand il la retrouvera » par exemple.

Il détruira sa boîte aux lettres à plusieurs reprises, la harcèlera pendant des années … Sans que cela n’alerte quiquonque, malgré des plaintes déposées.

Ce père a reconnu son fils à l’âge de 5 ans.

Histoire de pourrir indéfiniment la vie de son ex compagne.

Un pervers narcissique manipulateur ne lâche jamais sa proie, tant qu’il ne l’aura pas détruite il continuera à faire pression.

Dans ce cas type, il utilisera les enfants pour l’atteindre en les abusant sexuellement.

En 2013, après avoir reconnu l’enfant, il en profitera pour saisir les services sociaux pour commencer la destruction de l’équilibre de son jeune enfant, son foyer.

Il obtiendra des droits de garde pendant les vacances scolaires.

Courant 2015, l’état du jeune garçon se dégradera.

Il aura un comportement étrange, il deviendra pudique, aura peur du noir, fera des cauchemars etc..

D’autres signes évocateurs/révélateurs se succèderont…

Ce dernier ayant des droits de garde la moitié des vacances scolaires, la mère respectera le jugement et continuera avec crainte d’envoyer son fils chez son géniteur.

Début 2017, l’enfant est catégorique, il ne veut plus retourner en vacances chez son père.

Elle se rend bien compte qu’il est très mal et c’est dans la stupeur qu’elle entend son enfant lui relater les faits de violences sexuelles que son papa lui impose.

Elle apprendra lors de son arrestation que les deux plaintes pour abus sexuels sont classées et que suite aux « non représentation d’enfant », ajouté à une décision du Juge des Affaires Familiales du 25 mars 2018, le père a réussi à faire valoir ses droits de papa abuseur : la résidence de l’enfant lui est attribuée … sans même avoir rencontré la mère, n’ayant pas reçu de convocation, elle n’a pu assister à cette audience.

Cette décision qui constitue un danger pour l’enfant a été prise soi-disant « pour son intérêt supérieur » …

Aujourd’hui il ne doit pas bien comprendre ce qu’il lui arrive, il dénonce son père avec peur et se retrouve sous sa coupe.

L’enfant dénonce des faits commis sur sa personne, ce qui est déjà très difficile, et il est puni pour avoir parlé, en le séparant de son parent protecteur ainsi que de ses frères.

La justice vous met dans un état de sidération pour vous empêcher de réagir.

On nous dit que la justice est rendue au nom du peuple, cette justice n’est sûrement pas la notre.

Merci par avance pour vos partages, ce n’est pas pour nous, c’est pour ces enfants qui seront marqués à vie par ces « dysfonctionnements institutionnels ».

Il est temps de dire stop !

Rendez-vous le 18 juillet à 14h au Tribunal de Grande Instance de Montpellier :  Place Pierre-Flotte – 34040 Montpellier – Secteur CI (Comparution Immédiate)

Article 122-7 : N’est pas pénalement responsable la personne qui, face à un danger actuel ou imminent qui menace elle-même, autrui ou un bien, accomplit un acte nécessaire à la sauvegarde de la personne ou du bien, sauf s’il y a disproportion entre les moyens employés et la gravité de la menace.

Ne rien dire c’est accepter, ne rien faire c’est cautionner.

L’équipe Wanted Pedo,

 

Actualisation du 22 juin 2018

Délibéré de l’audience

Ça aura été une après midi longue et éprouvante pour Virginie.

Arrivée à 14h, après avoir fait passer les gardes à vue, c’est au tour des convocations de comparutions immédiates. Vers 20h15 enfin au tour de Virginie….

Le président de la cour lui rappelle les faits qui lui sont reprochés. Virginie avec sincérité explique la situation …

À notre grande surprise nous apprenons que les deux plaintes pour « agressions sexuelles sur mineurs » ne sont pas classées.

Donc au mois de mars lors de l’audience du JAF où Virginie n’a pas reçu la convocation donc ne s’y est pas rendue, le juge à ordonné le transfert de résidence chez le père suspecté alors même que les plaintes pénales sont encore en cours … !!

C’est assez rare de voir un JAF prendre de tels risques.

L’avocat de Virginie a très bien plaidé, il a rappelé le profil inquiétant et contradictoire de ce père.

Le Procureur qui n’était pas du tout attentif au danger que l’enfant encourt a requis du sursis.

De plus en plus souvent, des mères sont condamnées à du suris ou de la prison ferme dans ces cas.

Le Président de la cour, lui, a été juste et compréhensif. Il n’accablera pas cette maman comme son confrère précédemment.

Peu avant 22h, lors du délibéré, il annonce sa décision :  relaxe partielle dont une obligation de stage de responsabilité parentale à ses frais.

Elle a enfin le droit de prendre des nouvelles de son fils. Du moins le tenter …

Virginie devra faire appel de la décision rendue par le Juge des Affaires Familiales du mois de mars 2018 et le saisir en parallèle.

Nous sommes confiants pour la suite …

On ne lâchera rien pour cet enfant qui aujourd’hui est en danger.

Nous remercions le peu de personnes présentes en soutien à cette maman, nous remercions Donde Vamos ainsi que l’homme au tee-shirt rouge qui se reconnaitra.

Ne rien dire c’est accepter, ne rien faire c’est cautionner !

L’équipe Wanted Pedo,

 

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Association Wanted Pedo