27
MAI
2020

Autriche | Un film incestueux entre un père et sa jeune fille robot a scandalisé Berlin

Un film bien glauque, “horrible et inapproprié”. 

Derrière l’aspect relation humain/robot se cacherait, selon une majorité de critiques, de l’inceste, de la pédophilie et de la culture du viol

Que ce soit au festival de Berlin, à la Mostra de Venise ou bien sûr à Cannes, les films qui font scandale sont monnaie courante.

On se souvient de Grave à Toronto, des divers Lars Von Trier présentés à Cannes, d’Abdellatif Kechiche avec La Vie d’Adèle ou de Gaspar Noé avec Irréversible.

Le dernier en date est un film autrichien présenté à Berlin, et il risque de faire parler de lui dans les prochaines semaines.

Il faut dire qu’on parle ici d’un film incestueux, pédophile, qui même s’il ne montre “presque” rien à l’écran, reste très dérangeant selon de nombreuses critiques. Son nom : The Trouble with Being Born.

On y suit un père endeuillé, qui récupère un androïde identique à sa fille de 10 ans qui a disparu depuis plusieurs années.

Se crée alors une relation entre les deux protagonistes, que l’on comprend à un moment être sexuelle — dans une scène, le père enlèverait en pièces détachées son vagin et sa bouche pour les nettoyer.

Tout semble avoir été fait pour que la jeune actrice ne vive pas un calvaire.

Au départ, le personnage du robot “Eli” devait avoir 20 ans, mais après que la réalisatrice Sandra Wollner a supprimé des scènes de sexe, cette dernière a décidé de rajeunir le personnage.

De là, des précautions ont été prises. Les scènes de nu du robot jeune fille ont été réalisées grâce à des effets spéciaux.

La jeune actrice Lena Watson a même porté un masque en silicone et une perruque pour protéger son identité, mais aussi pour l’aider à mieux assimiler que ce qu’elle faisait n’était qu’un rôle.

Cela n’a évidemment pas suffi à éviter que de vives critiques soient émises.

Nombreux sont ceux à être sortis durant la projection.

Car derrière l’aspect relation humain/robot se cacherait, selon une majorité de critiques, de l’inceste, de la pédophilie et de la culture du viol dont le seul intérêt serait de provoquer.

Variety, qui ne semble pourtant ne pas avoir détesté le film, explique ainsi :

“[Malgré les efforts pour protéger l’actrice, ndlr], il est impossible de bloquer son cerveau pour ne pas voir les dernières images – qui ne sont graphiques qu’en référence – pour ce qu’elles semblent indiquer : le viol d’une enfant.”

Slant Magazine parle de la fameuse scène de nettoyage comme étant “un moment violemment répugnant”, là où d’autres vont jusqu’à dire que ce film est “horrible et inapproprié”.

Au minimum. Si on se doute que le propos n’est pas purement gratuit (la Berlinale ne l’aurait pas sélectionné sinon), n’en demeure que le film a choqué la plupart des spectateurs.

Quoi qu’il en soit, le film n’a pas de distributeur en France. Pour l’instant.

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