15
SEP
2019

Bar-le-Duc | Un quinquagénaire condamné à 2 ans de prison sans incarcération pour agression sexuelle sur une adolescente de 16 ans

Accusé d’attouchement sexuel sur une adolescente de 16 ans à l’époque, un quinquagénaire meusien, ami de la famille, a été mis face à ses propres contradictions à la barre du tribunal de Bar-le-Duc. Il a été condamné à deux ans de prison.

Photo ER /Jean-Noël Portmann

Dans cette affaire d’agression sexuelle, la victime de 16 ans, a parlé à son père dès le soir des faits. Elle n’était pas présente à l’audience, les parents si. Tout comme le prévenu, début septembre 2019 au tribunal de Bar-le-Duc.

Le 5 mars 2018, l’adolescente avait rendez-vous avec un ami dans une commune limitrophe de la RN4.

Un ami de la famille, 50 ans passés, s’était proposé de la déposer.

Mais il s’était arrêté à l’écart de la route, avait eu des mots déplacés, l’avait touché, l’avait obligé à toucher son sexe.

Quelques heures après, il l’avait aussi ramené.

Avait réitéré ses gestes.

L’avocat du prévenu, Me Bienfait, a signalé que les faits d’agression et la contrainte étaient là du simple fait de la différence d’âge :

« La défense le reconnaît. »

Le prévenu, lui, a déclaré qu’il avait été tenté.

Selon lui, « c’est elle qui a fait des propositions de faire l’amour ».

Le prévenu a expliqué que la jeune fille ne s’était pas opposée.

Elle était tétanisée.

Elle avait eu le réflexe de prendre des photos.

Il ne lui aurait touché que la poitrine.

Le juge a montré un cliché où l’on voyait la main de l’homme au niveau de l’entrejambe de l’adolescente ; habillée.

Contrairement à ce qu’il disait.

Plusieurs fois, le prévenu a été mis face à ses contradictions.

Le président du tribunal :

« C’est elle ou vous qui mentez ? »

« Un peu des deux. »

« Donc vous avez menti ! Sur quoi ? » a cherché à savoir le juge.

Silence.

Le prévenu n’avait pas été plus loin parce qu’une auto était passée à proximité.

Sans cela « j’aurais probablement continué »…

Regrette-t-il ?

Oui, « parce qu’elle était jeune.

Pour moi j’ai cru qu’elle était d’accord car elle ne réagissait pas. »

Le ministère public a notamment requis une peine de 18 mois de prison avec mandat de dépôt, sans aménagement.

Le prévenu a eu la parole en dernier.

Il a clairement dit qu’il allait mettre fin à ses jours s’il faisait de la prison.

Au final, en peine principale, le tribunal l’a condamné à deux ans d’emprisonnement.

Mais il a évité l’incarcération. NdWP : Magique !

Source : Est Républicain

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