Un Couillettois poursuivi pour le viol de sa belle-fille de 14 ans

Le parquet a requis 5 ans de prison, mercredi, devant le tribunal correctionnel de Charleroi, à l’encontre d’un homme poursuivi pour le viol de sa belle-fille âgée de 14 ans.

Les faits ont, selon le parquet, duré quatre ans, entre 2009 et 2013, à Couillet (Charleroi), au domicile du prévenu, Michel E.

Il est poursuivi pour le viol de sa belle-fille, une adolescente de 14 ans qui vivait sous son toit, ainsi que pour des faits de harcèlement téléphonique dont la même jeune fille a été l’objet de sa part.

Interrogé à l’audience, le prévenu a reconnu le harcèlement, qu’il a présenté comme une volonté de séduire, sans plus, en soulignant qu’il y avait eu, de la part de l’adolescente, des réponses à ses textos, ce qui en faisait, à l’en croire, un jeu entre eux.

Il a nié en revanche les viols répétés qui lui sont reprochés, parlant des mensonges de la jeune fille, quand elle a évoqué des fellations répétées qu’il lui aurait imposées.

À la partie civile, Me Anne Ureel a plaidé que les faits étaient bien établis, dans un cocon familial où la jeune victime s’est retrouvée seule, face à un bloc hostile constitué de sa mère et de ses frères et sœurs qui craignaient de se retrouver à la rue à cause d’elle si elle accusait son beau-père.

Le parquet a énuméré, pour sa part, les témoignages accablants soutenant la thèse du viol, tels que la victime les a dénoncés après plusieurs années.

Quant aux textos, le ministère public a souligné qu’il s’était agi de réponses négatives, à chaque message dont son beau-père prenait l’initiative.

À la défense, Me Alain Posilovic a mis en exergue les déclarations contradictoires, selon lui, de la jeune victime.

Il a mis en doute la véracité de ses accusations, s’étonnant que jamais elle n’ait fait état de ces agressions à qui que ce soit, avant d’y être amenée par la mère de son petit ami, qui est policière.

Il a plaidé l’acquittement pour les faits de mœurs, et un sursis probatoire pour le harcèlement téléphonique.

Jugement le 6 septembre.

Source : L’Avenir