Cité à comparaître devant le tribunal correctionnel de Charleroi pour attentat à la pudeur sur une mineure de moins de 16 ans, Jean était pétrifié au moment de s’expliquer sur les faits.

À l’époque, le quadragénaire donnait des cours d’équitation au manège de Gozée. Et il s’est amouraché d’une gamine de 15 ans qui, elle aussi, en pinçait pour lui.

“J’ai éprouvé quelque chose pour elle jusqu’à ce que j’apprenne son âge réel. Je croyais qu’elle avait 17 ans”,

a balbutié le prévenu qui faisait opposition à un jugement l’ayant condamné à 6 mois de prison.

Celui-ci étant parti travailler quelques mois en France, la sentence avait été prononcée en son absence et, à son retour, lorsqu’il a voulu déposer une plainte banale pour un problème de voisinage, Jean a appris qu’il faisait l’objet d’une ordonnance de capture et s’est fait passer les menottes aux poignets.

Si l’on en croit la jeune fille, le quadragénaire est allé plus loin que deux baisers volés. Elle évoque en effet des suçons, des masturbations sur Skype ou des attouchements au niveau de la petite culotte.

Pour Me Anne Ureel, avocate du prévenu, la mineure a “enfoncé” son client. “Quand il a appris son âge, il a refusé de lui donner cours sans la présence de son père à qui il a expliqué le comportement un peu osé de sa fille. Il faut savoir qu’elle lui écrivait des lettres d’amour et qu’elle se confiait à Angélique, une femme qui a été éconduite par le prévenu. Sans doute qu’elles ont décidé ensemble de lui causer du tort.” Au terme de sa plaidoirie, Me Ureel a sollicité l’acquittement pour son client qui, jusqu’à cette histoire, n’avait jamais fait un pas de côté.

Mais pour le parquet , les déclarations de la victime sont circonstanciées.

“Et quand on donne des cours d’équitation, on connaît l’âge de ses élèves. La jeune fille était en manque d’affection suite à des problèmes avec sa mère. Au début, elle a repoussé le prévenu avant de céder. Il n’a clairement pas mis les barrières qu’il fallait”,

a conclu la substitute Broucke qui requiert la confirmation de la peine de 6 mois fermes. Jugement le 31 août.

Source : DHnet