04
NOV
2019

Blois | Un trentenaire demande à un collégien une photo de son sexe

Prison avec sursis pour le trentenaire qui a demandé à un jeune garçon de 14 ans une photo de son sexe

Le tribunal a estimé qu’il était nécessaire que l’homme fasse l’objet d’un suivi psychologique. EDDY LEMAISTRE

Un agent d’entretien travaillant dans un collège dans le Vendômois a demandé à un garçon de 14 ans de lui envoyer une photo de son sexe en érection. Lors des perquisitions, des images de jeunes en maillot de bain ont été retrouvées sur son ordinateur. Il n’écopera que de prison avec sursis.

Un trentenaire a été condamné pour avoir demandé la photo du sexe d’un collégien de 14 ans et pour s’être masturbé dans un cimetière.

Ce sont des élèves, plutôt surpris du comportement d’un agent d’entretien de leur collège dans le Vendômois, qui ont alerté l’équipe pédagogique.

Les adolescents ont fait part de messages envoyés par l’employé de 30 ans. Il leur demandait notamment comment séduire les filles…

Étrange pour un adulte d’envoyer ce type de messages à des collégiens, mais rien d’illégal. En revanche, demander à un garçon de 14 ans de lui envoyer une photo de son sexe en érection, ça conduit devant le tribunal correctionnel de Blois.

Et ce n’est pas seulement pour ces faits-là que le trentenaire s’est retrouvé à la barre. Le jour de sa mise à pied après les révélations des jeunes, en juillet 2018, il se rend au cimetière… Pour se recueillir sur la tombe de sa grand-mère.

Sauf qu’il se met derrière un buisson, se masturbe et interpelle un agent technique qui travaillait sur une sépulture. Alertés, les gendarmes ont arrêté l’homme, qui avait plus d’un gramme d’alcool dans le sang.

Lors des perquisitions chez lui, dans sa chambre où trône une multitude de peluches, des photos pornographiques ont été retrouvées dans son ordinateur ainsi que des images de jeunes en maillot de bain.

Mais la présidente, Maggy Deligeon, tout comme le parquet, estime qu’il ne s’agit pas de clichés pédopornographiques et que l’homme ne tombe donc pas sous le coup de la loi pour la détention de ces photos.

La juge veut en revanche qu’il s’explique sur le message envoyé au collégien.

« Je sais pas ce qu’il s’est passé dans ma tête… » Quant aux faits au cimetière, il argue que c’est « à cause de l’alcool ».

La magistrate lui demande s’il est attiré par les jeunes.

« J’ai toujours été attiré par les jeunes », répond-t-il spontanément.

La juge souhaite qu’il précise. « Pour discuter » lui dit-il alors.

La substitut du procureur, Flavie Malbaut trouve ces faits « inquiétants », tout comme les déclarations du prévenu à l’audience. Elle estime qu’il est nécessaire qu’il soit suivi psychologiquement.

C’est pourquoi elle requiert quatre mois de prison avec sursis et une mise à l’épreuve pendant deux ans, comprenant des obligations de soins et de travail ainsi que l’interdiction d’entrer en contact avec des mineurs.

Le tribunal a condamné le trentenaire à trois mois de prison avec sursis et une mise à l’épreuve de la durée et avec les obligations et l’interdiction requises par le parquet. L’homme est également inscrit au fichier des délinquants sexuels.

 

Source : lanouvellerepublique.fr

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