24
SEP
2020

Bourgogne-Franche Compté | Viols sur mineurs dans le monde hippique | Procès en appel

Un quadragénaire, au profil de « prédateur sexuel » selon les experts psychiatres, répondra de viols sur mineures, de lundi à vendredi, devant la cour d’assises d’appel du Cher. Aux assises de la Nièvre, il avait écopé de 18 ans de réclusion criminelle.

Cavalier confirmé et charismatique, Stéphane Rozet s’assurait vite une emprise totale sur des jeunes filles admiratives, passionnées d’équitation. © BRUGGER Lione

A compter de ce lundi matin et jusqu’à vendredi à la cour d’assises d’appel du Cher, Stéphane Rozet, 48 ans, comparaît pour huit viols et agressions sexuelles commis de 2003 à 2017 dans des clubs d’équitation et des centres hippiques de la Nièvre (point de départ du dossier), mais aussi du Cher, des Bouches-du-Rhône, des Alpes-de-Haute-Provence, de l’Ain, de la Gironde, du Rhône et de Saône-et-Loire.

Il encourt 20 ans de réclusion criminelle

En première instance, le 20 septembre 2019, la cour d’assises de la Nièvre, à Nevers, avait condamné Stéphane Rozet, qui encourait vingt ans de réclusion criminelle, à la peine de dix-huit ans de réclusion, assortie d’une peine de sûreté de douze ans.

Les jurés neversois avaient également prononcé une interdiction de séjourner dans la Nièvre et le Cher, et une interdiction définitive d’exercer une activité en contact avec des mineurs.

Les faits qui ramènent l’accusé devant la cour d’assises d’appel du Cher, à Bourges restent passibles de vingt années de réclusion criminelle.

Tantôt cavalier, tantôt palefrenier

Le procès de première instance avait été marqué par l’attitude de défiance, d’hostilité et d’agressivité adoptée d’entrée par Stéphane Rozet, vis-à-vis des parties civiles comme de la cour d’assises de la Nièvre.

Il avait ainsi été expulsé de la salle d’audience dès le premier jour des débats, pour avoir tenu des propos injurieux envers la cour.

Il exigeait, notamment, de pouvoir prendre la parole dès qu’il le jugeait bon, ce qui est contraire à la bonne tenue d’un procès.

Au matin du troisième jour d’audience, Stéphane Rozet avait ensuite refusé d’y être ramené.

Le procès s’était donc poursuivi devant un box vide.

Le verdict avait enfin été énoncé en son absence.

Les débats avaient toutefois permis de mettre en lumière le mode opératoire de Stéphane Rozet, similaire pour chacune de ses huit victimes : des (très) jeunes cavalières, passionnées d’équitation, qu’il est soupçonné d’avoir choisies dans des centres hippiques qu’il fréquentait un court laps de temps, comme cavalier ici, comme palefrenier là.

De jeunes victimes placées sous une emprise totale

Décrit comme un « prédateur sexuel » et un « pervers sexuel » par les experts psychiatres, Stéphane Rozet s’assurait très vite une emprise totale sur ses victimes, dont la plus âgée avait 16 ans et la plus jeune seulement 12.

Dans un état de totale confiance, de sidération parfois, elles se plaçaient à la merci d’un cavalier expérimenté et charismatique, que toutes adoraient.

L’accusé sera défendu par Me Thibault Du Saulce-Latour, du barreau de Nevers. Selon lui, Stéphane Rozet sera présent au procès.

Quatre des sept parties civiles seront représentées par Mes Sandrine Barré, Bénédicte Lartichaux, Bérengère Michaux et Eugène Bangoura, du barreau de Bourges.

La cour d’assises d’appel sera présidée par Jean-Michel Pignoux, et le ministère public représenté par l’avocat général Paul-Édouard Lallois.

Le verdict est attendu vendredi 25 septembre.

Source : leberry

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