29
JUIN
2019

Calais | Un septuagénaire jugé aux assises pour viols répétés sur une mineure de 13 ans

Depuis lundi, la cour d’assises du Pas-de-Calais, à Saint-Omer, juge un Calaisien de 70 ans pour des viols répétés sur une mineure, 13 ans à l’époque, et des attouchements sur sa sœur cadette. Le verdict sera rendu ce mercredi. L’accusé risque vingt ans de prison.

Illustration – JOHAN BEN AZZOUZ

Le 23 février 2017, une jeune fille, alors âgée de 13 ans, se présente au commissariat de Calais avec sa mère.

Les faits que rapporte la mineure sont graves : elle accuse un homme, 68 ans à l’époque, de viol.

Les faits se seraient produits depuis novembre 2016 au domicile de l’accusé, avec une gradation : d’attouchements, le retraité serait passé à des pénétrations digitales, puis sexuelles.

Selon la victime, ces dernières avaient commencé en janvier 2017 et étaient récurrentes jusque peu avant le dépôt de plainte.

Une plainte dont le frère cadet de la victime, témoin de certains agissements du retraité, est à l’origine : il signalera le comportement de l’homme à sa mère.

La sœur cadette de la victime, 10 ans à l’époque, aurait aussi subi des attouchements de l’accusé.

Ce dernier habite alors dans une tour de l’avenue Georges-Guynemer, dans le quartier du Beau-Marais.

C’est un ami du père de la victime, qui réside dans le même immeuble.

La mineure, son frère cadet, et parfois sa sœur cadette, se rendent quotidiennement chez le retraité après l’école, sans leur père.

Les parents des enfants sont séparés depuis longtemps et connaissent une précarité matérielle.

Dans ce contexte, le retraité est devenu un grand-père de substitution, et offre des cadeaux aux enfants, particulièrement à la victime.

Il lui donne aussi de l’argent.

Interpellé le 28 février 2017 et placé en garde à vue (il sera ensuite incarcéré), le retraité reconnaît les viols sur la mineure, tout en les minimisant  : selon lui, la victime ne lui avait jamais signifié son refus, même s’il devait parfois insister « verbalement et physiquement ».

Il nie par ailleurs l’agression sexuelle sur sa sœur cadette.

Des positions sur lesquelles a campé l’accusé durant l’audience, ce mardi.

« Il est très combatif, s’agace Caroline Matrat, l’avocate des deux jeunes filles.

Il met en avant le consentement de la victime des viols, mais peut-on consentir, à 13 ans, des relations sexuelles avec un adulte ?

Les termes du débat, ainsi posés par la présidente de la cour d’assises, ont suscité de l’émoi dans le tribunal. »

La cour d’assises du Pas-de-Calais rendra son verdict mercredi.

La loi prévoit jusqu’à vingt ans de réclusion criminelle l’auteur d’un viol sur mineur de 15 ans.

Source : La Voix du Nord

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