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AVR
2019

Chartres | Condamné à cinq ans de prison ferme pour attouchements sexuels sur sa belle-fille

Le pédocriminel, qui nie tout en bloc, est condamné à cinq ans ferme pour attouchements sexuels sur sa belle-fille. Un dossier sans « preuve » ni « témoignage précis », où « des éléments concordants » ont pesé.

Photo d’illustration © Quentin reix

Si cet individu de 49 ans était poursuivi pour viol, il aurait été jugé devant une cour d’assises.

C’est à la barre des prévenus du tribunal correctionnel de Chartres que ce père de deux enfants est jugé pour des attouchements sexuels sur sa belle-fille, sur une durée de dix ans, alors qu’elle avait pendant dix ans, entre l’âge de 7 et 17 ans.

Devant les juges, la jeune femme, aujourd’hui âgée de 29 ans, témoigne : « Ça a commencé dès qu’il est venu vivre avec ma mère et moi, en 1997. Il a commencé à avoir des gestes déplacés ».

Profitant du sommeil de sa compagne, le beau-père aurait pris l’habitude de visiter sa belle-fille dans sa chambre, en pleine nuit.

« Il venait une à deux fois par semaine. À chaque fois, je lui disais d’arrêter mais il n’y avait rien à faire. Il me disait de me taire et me caressait, m’embrassait, me léchait le sexe, me pénétrait. J’avais peur de lui. Quand il buvait, il était très violent. Et puis, j’étais fille unique et j’avais des relations fusionnelles avec ma mère. J’avais peur de lui faire du mal si elle apprenait ce qui se passait. C’est pour ça que je n’ai rien dit. »

 Le fait qu’il soit papa m’a incitée à porter plainte. Je ne voulais pas que sa fille subisse la même chose.

Tout au moins jusqu’en 2014, l’année de ses 24 ans. Le prévenu a alors quitté sa mère pour une autre femme, avec laquelle il a eu une petite fille : « Le fait qu’il soit papa m’a incitée à porter plainte. Je ne voulais pas que sa fille subisse la même chose. »

En garde à vue, le prévenu conteste la version de sa belle-fille. Une position qu’il maintient à la barre, mollement, sans manifester la moindre émotion : « Tout est inventé. Je ne me suis jamais relevé pour aller la voir dans sa chambre. J’avais des relations sexuelles normales avec sa mère, ça me suffisait. »

Pour la procureure de la République, « il n’y a pas de preuve, pas de témoignage précis. La ligne de défense du prévenu consiste à dire que la victime est une menteuse, qu’elle a une hypersexualisation depuis toute jeune et qu’elle lui en veut parce qu’il a eu une fille avec une autre femme que sa mère. »
« La parole de l’un contre celle de l’autre »
Mais elle ajoute qu’il y a « des éléments concordants. Pourquoi la victime aurait-elle commencé à parler de ces faits quand elle avait 12 ans ? Comment aurait-elle pu, si elle ne l’avait déjà pratiqué, faire une fellation imposée à un garçon de son âge quand elle avait une dizaine d’années ? Et le fait que le prévenu utilise un essuie-tout après ses rapports sexuels, elle n’a pas pu l’inventer. »

Elle requiert sept ans de prison ferme, un suivi sociojudiciaire de cinq ans et une inscription au fichier national des auteurs d’infractions sexuelles.

L’avocat de la défense plaide la relaxe : « C’est la parole de l’un contre la parole de l’autre. S’il y a un doute, il doit profiter au prévenu. »

Le pédocriminel est condamné à cinq ans de prison ferme, un suivi psychojudiciaire pendant trois ans et une inscription au fichier national des auteurs d’infractions sexuelles.

Source : lechorepublicain

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