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JUIL
2019

Drôme et Pilat | Quinze mois de prison pour avoir exhibé son sexe devant des enfants

En mars, un homme de 36 ans avait été vu aux abords de plusieurs écoles à Vérin, Chuyer et La Chapelle-Villars, où des enfants l’avaient observé montrant son sexe. Il est condamné à quinze mois de prison ferme et a été incarcéré.

L’homme a été repéré la première fois aux abords de l’école de Vérin. Photo d’archives Le Progrès

« À chaque fois, c’est le même déroulé. J’ai envie d’uriner. À ce moment-là, je veux montrer mon sexe »

Aux bords des larmes pendant une grande partie de l’audience, le trentenaire est lucide sur la gravité de ses actes sans pour autant les expliquer.

À plusieurs reprises, ces derniers mois, les faits se sont produits dans la Drôme et en mars dans le Pilat, ce qui avait créé un début de psychose dans les villages où l’homme a été repéré.

À Vérin, des enfants avaient indiqué avoir vu un homme avec casquette et lunettes en train de « faire pipi » ou faire « la marionnette avec sa zezette ».

Les jours suivants, une secrétaire de mairie avait aperçu un véhicule rôder autour de l’école.

La même voiture a été repérée plusieurs fois, ce qui avait permis de facilement remonter la piste.

« Pourquoi toujours devant des enfants ? » questionne le juge.

« Je ne sais pas, je travaille encore dessus. J’ai vécu moi-même des violences sexuelles. C’est sans doute pour montrer que moi aussi j’ai eu des problèmes à leur âge ».

Le trentenaire traîne, en effet, un lourd passé : des viols subis entre 3 et 5 ans par le père dans le cadre familial, puis une adolescence trimbalée entre plusieurs internats.

L’homme est dépressif et a même tenté de mettre fin à ses jours la veille de son procès, initialement fixé en mai. Multirécidiviste, il a déjà été condamné pour les mêmes faits dès 2015 en Ardèche, puis à Valence.

« J’ai commencé à faire cela quand j’ai appris que j’aillais devenir papa ».

L’attitude du prévenu ne rassure pas le procureur. Il requiert une peine de quinze mois de prison et un mandat de dépôt.

« On peut comprendre son passé. Mais il n’y a rien de concret pour empêcher de réitérer les faits. Tout a été essayé. Il repasse toujours à l’acte. Que faire ? Il n’arrive pas à maîtriser cette pulsion. On doit être dans la répression ».

« Et on fait quoi derrière ? », s’étonne l’avocate du prévenu. « On est à la limite entre la psychiatrie et le judiciaire. Tout le monde se renvoie la balle. Les soins sont l’unique solution à long terme », tente-t-elle de convaincre pour réduire la durée d’incarcération. En vain.

Le juge retient finalement la peine de quinze mois d’emprisonnement avec détention immédiate.

 

Source : leprogres.fr

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