26
JAN
2020

Épernay | Un homme de 27 ans tente d’agresser une fille de 14 ans, son père diffuse son identité sur facebook

Agression sexuelle: le père de la victime diffuse l’identité de l’agresseur sur Facebook

Le post Facebook a été partagé 96 fois et commenté par des personnes qui disent connaître l’individu.

Le père d’une adolescente agressée sexuellement place Bernard-Stasi à Epernay a diffusé le profil de l’agresseur sur Facebook.

Les Faits :

Lundi 20 janvier : un homme de 27 ans aborde une adolescente de 14 ans et tente de l’embrasser à plusieurs reprises malgré son refus. La jeune fille prend la fuite et porte plainte dans la journée.

La victime parvient à identifier son agresseur. Celui-ci est interpellé et présenté en comparution immédiate jeudi au tribunal de Châlons.

Son procès a été renvoyé au 27 février à 14 heures. Du fait de ses antécédents et de son profil psychiatrique, il a été maintenu en détention.

Dès mercredi, le père de la victime rendait public sur Facebook le profil de l’agresseur de sa fille.

 

« Il mérite la peine de mort »,

c’est en substance ce que pensent les internautes du sort qui doit être réservé au Sparnacien de 27 ans qui a agressé une adolescente de 14 ans, ce lundi place Bernard-Stasi à Épernay.

Son identité a été révélée sur le réseau social Facebook par le père de la victime qui l’accuse publiquement, en des termes un peu moins policés, d’avoir essayé de faire du mal à sa fille. Le post a suscité une trentaine de commentaires, certains assez violents, et a été partagé une centaine de fois.

Le suspect de cette agression, actuellement en détention, n’en est pas à son coup d’essai puisque son casier judiciaire fait état de trois précédentes mentions pour des agressions et atteintes sexuelles commises depuis 2010, dont l’une sur un mineur de 16 ans déficient, qui lui a valu de faire l’objet d’un suivi sociojudiciaire.

Problème : celui-ci n’a en réalité jamais vraiment été respecté. Dans l’attente de son procès, le 27 février, l’homme a été maintenu en détention compte tenu de son profil psychiatrique, son expertise ayant révélé

« une dangerosité criminologique importante »

et

« des pulsions de type pédophilique ».

Une façon de protéger la victime mais peut-être aussi l’agresseur puisque son identité étant désormais connue, il pourrait faire l’objet de représailles.

Peut-on diffuser l’identité de son agresseur sur internet?

De même que diffuser une vidéo d’un voleur est une atteinte à sa vie privée et à son droit à l’image, peut-on partager le profil de son agresseur ? La réponse est oui, tant que l’on ne porte pas de propos diffamants à son égard, nous répond Maître Raffin

« car c’est anticiper une éventuelle condamnation ».

Or, dans cette affaire, l’accusé ne sera jugé que le 27 février. Il est donc, pour le moment, présumé innocent. Toutefois, ayant déjà été jugé pour des agressions sexuelles sur mineur, la qualification de « pédophile » peut difficilement être contestable.

Pour autant, faut-il encourager ce type de publication ?

« Je suis effrayé par le système des réseaux sociaux. Les GAFA eux-mêmes appellent les pouvoirs publics à prendre des mesures. On interdit aux gens de s’invectiver dans la rue, cela devrait être pareil sur les réseaux sociaux »,

estime l’avocat rémois.

Source : lunion.fr

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