18
JAN
2019

Épinal | Un homme condamné à douze mois de prison avec sursis à Épinal pour corruption sur une mineure

D’un côté, un prévenu qui ne mesure pas vraiment la portée de ses actes, de l’autre, un père, une mère qui, à l’audience, se rendent réellement compte de ce qui est arrivé à leur fille de 14 ans.

Le papa, plein de dignité, de mesure aussi, regrette de ne pas avoir fait appel à un avocat. Il s’étonne également que cette affaire ne soit « que » correctionnalisée.

« Le tribunal correctionnel, s’interrogeait-il, est-il apte à juger ces faits qui sont d’une extrême gravité ? Pour nous, il s’agit d’un viol. Aujourd’hui, notre fille se cherche, on ne sait pas où elle va. »

Un peu avant, la présidente du tribunal Claude Doyen avait décortiqué une affaire s’articulant autour des relations virtuelles que peuvent avoir deux personnes par le biais d’un jeu relayé par la vidéo et les téléphones portables. Un jeu particulièrement dangereux qui a conduit un homme de 31 ans, à l’époque des faits, à entretenir une relation virtuelle avec une jeune fille de 14 ans. Une relation qui ne s’est pas résumée à de simples échanges verbaux.

« Vous aviez harponné cette jeune fille, vous ne vouliez pas la lâcher », assène la présidente.

« Oui, explique le père d’un enfant âgé de trois ans, j’ai envoyé des messages déplaisants, mais comme c’est virtuel, ce n’est pas grave. »

Pas l’avis, évidemment, du substitut du procureur et du tribunal. D’autant que le mis en cause avait réellement la mainmise sur sa proie, même s’il ne l’a jamais rencontrée physiquement.

« Vous lui demandiez de se caresser pendant que vous vous masturbiez. Que serait-il arrivé si vous vous étiez retrouvé en face d’elle ? », demande la présidente.

Le jeune homme ne répond pas, mais il reconnaît qu’il a besoin de soins. Il évoque aussi une enfance détruite par les agissements d’un beau-père qui l’a violé alors qu’il avait entre 5 et 11 ans. « Monsieur relève d’une prise en charge thérapeutique », souligna Antoine Adam, pour le parquet. « Je requiers cinq années de suivi socio-judiciaire. »

Le tribunal a condamné le trentenaire à douze mois de prison avec sursis, mise à l’épreuve pendant trois ans.

Son nom figurera désormais sur le fichier des délinquants sexuels et il lui est interdit d’entrer en contact avec la victime.

Source : vosgesmatin.fr

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