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JUIL
2019

Épinal | Un homme de 35 ans condamné à 8 mois avec sursis pour des agressions sexuelles sur une fillette de 8 ans

Un homme de 35 ans a été condamné, ce vendredi, par les juges du tribunal correctionnel d’Épinal pour agression sexuelle commise sur la fillette de son ex-compagne. Depuis le début de l’affaire, l’homme a toujours nié les faits.

Avocat de la défense et bâtonnier, Me Laurent Bentz, “ne croit pas plus au mensonge de la fillette.”. Photo d’archives VM /Jean-Charles OLÉ

« La maman a été informée que sa fille Lisa * avait fait des confidences à son professeur de collège où elle est scolarisée en classe de 6e […] Qu’elle aurait été victime d’attouchements sexuels à trois reprises, il y a trois ans, lorsqu’elle avait huit ans […] De la part de quelqu’un qui a été l’ami de sa mère. »

La présidente Monique Thomas a fait, ce vendredi, un résumé de l’affaire et demande à l’homme, jugé en comparution immédiate et debout devant elle à la barre :

« Comment ça se passait entre vous ? »

Le prévenu qui campe sur ses dénégations se souvient :

« Elle se collait un peu à moi lorsque j’étais sur le canapé.

Mais rien de plus.

Elle semblait en manque de son papa. »

La présidente poursuit :

« Vous dites que c’est une menteuse ? »

Et l’intéressé, âgé de 35 ans, de répondre :

« Bah oui.

J’en ai marre que l’on m’accuse de choses horribles comme ça. »

« Il y a deux versions sur la période de vie commune entre mon client et la mère de Lisa.

C’est à mon avis le point délicat du dossier.

Leur relation a duré de janvier 2016 à août 2016 », explique le bâtonnier Laurent Bentz, conseil du mis en cause.

L’avocat de Lisa et de sa maman, Me Romuald Gbedey, prend la parole :

« L’enfant n’a jamais varié dans ses déclarations. »

Me Bentz « ne croit pas plus au mensonge de la fillette.

Quelque chose s’est réellement passé, assure-t-il.

Mais quand ? Et par qui ?

La maman de Lisa a eu des compagnons avant mon client, elle en a eu après… »

L’avocat veut prouver que Lisa s’est peut-être trompée de prénom en désignant son agresseur.

« Au bénéfice de ce doute raisonnable, je vous demande de relaxer Monsieur. »

Jugement : le tribunal a prononcé une relaxe partielle sur la durée de la prévention.

Le prévenu a néanmoins écopé de huit mois de prison avec un sursis mise à l’épreuve (SME) pendant deux ans et diverses obligations.

Le nom du trentenaire figure désormais au FIJAISV (Fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles et violentes).

* Lisa est un prénom d’emprunt.

Source : Vosges Matin

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