28
FéV
2019

Épinal | Un officier de police mis en examen et suspendu pour détention d’images pédopornographiques

Un officier de police d’Épinal a été mis en examen pour détention d’images pédopornographiques. Placé sous contrôle judiciaire avec interdiction d’exercer, il conteste ces faits.

Photo d’archives E. Th.

L’affaire n’avait jusqu’à présent pas dépassé le cadre du microcosme policier local, où elle a fait l’effet d’une petite bombe. En particulier au commissariat d’Épinal.

Un officier de ce commissariat a, en effet, été, mis en examen en fin d’année dernière pour détention d’images pédopornographiques.

L’affaire a démarré par une plainte d’une ancienne petite amie du fonctionnaire de police sur un sujet totalement différent.

Domiciliée dans les environs de Nancy, cette femme avec lequel l’officier a eu une liaison mais n’a jamais vécu, a raconté que ce dernier n’aurait pas supporté leur rupture et l’aurait harcelée durant l’été 2017.

Le policier l’aurait suivie régulièrement, notamment la nuit.

Il aurait aussi posté sur un site libertin des images d’elle prises dans l’intimité.

C’est d’ailleurs ce qui l’a poussée à porter plainte.

L’IGPN (Inspection générale de la police nationale), autrement dit la police des polices, a été chargée de l’enquête.

Elle a tout d’abord perquisitionné le domicile de l’officier.

Elle s’est aussi intéressée à son téléphone portable, à l’intérieur duquel ont été retrouvées les photos intimes diffusées sur le site libertin.

La police des polices a également mené une perquisition au commissariat d’Épinal, sur le lieu de travail du policier.

C’est là, dans son vestiaire, que les enquêteurs ont découvert une enveloppe contenant environ 400 captures d’écran montrant des images à caractère pornographique.

Quelques-unes mettraient en scène des mineurs.

Ce que conteste l’officier. Pour lui, il n’y aurait que des majeurs.

Placé en garde à vue, il a déclaré ne plus se souvenir qu’il possédait ces documents, qui ont effectivement été imprimés il y a une quinzaine d’années.

Déféré devant un juge d’instruction de Nancy, il a été mis en examen pour détention d’images pédopornographiques.

Il a été également mis en examen pour le harcèlement de son ex-petite amie.

Il a été aussi mis en examen pour un troisième délit : le détournement de fichiers de police à des fins personnelles.

Les enquêteurs auraient en effet découvert qu’il avait consulté des fichiers pour se renseigner sur son ancienne petite amie et pour identifier les propriétaires de voitures dont il aurait relevé les plaques devant le domicile de son ex.

Le policier a été laissé en liberté.

Mais le juge d’instruction l’a placé sous contrôle judiciaire avec interdiction d’exercer sa profession.

« Ce dossier se résume à une banale affaire privée et il devrait, au final, faire pschitt.

Et en attendant, cela ne remet pas en cause les grandes qualités professionnelles qui ont toujours été reconnues à mon client », réagit Me  Rémi Stéphan, l’avocat du policier.

Avant d’insister sur « le respect de la présomption d’innocence et du secret de l’instruction ».

Source : Vosges Matin

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