05
AVR
2019

Finlande | Un réseau pédocriminel produisait et diffusait en direct sur internet des contenus pédopornographiques d’une grande violence

Dans cette affaire, la police a saisi 138 appareils électroniques contenants 96 téraoctets de contenus illégaux présentant des formes variées d’abus d’enfants, de culte du diable, de nazisme et divers fétichismes.

Illustration : Photo Heikki Saukkomaa – Lehtikuva / AFP

D’après le journal Yle, la police Finlandaise enquête actuellement sur 5 citoyens finlandais suspectés d’avoir pris part à un vaste réseau international d’abus d’enfants.

La police pense que les suspects produisaient du matériel graphique de viols d’enfants qui étaient diffusés en direct sur internet dans 17 pays au total, la plupart européens ainsi que d’autres états occidentaux.

Certains des contenus diffusés en Finlande étaient de nature extrêmement violente et impliquait des snuff movies, qui finissent par la mise à mort du sujet.

Les enquêteurs ajoutèrent que d’autres scènes étaient caractérisées par l’adoration du diable, le nazisme et d’autres fétiches.

La police suspecte que l’affaire implique six victimes, tous des garçons âgés entre 6 et 15 ans à l’époque des faits.

Les crimes auraient eu lieu entre 2004 et 2018, et la police pense que certaines des victimes se connaissaient.

Les faits sont instruits en tant que « abus sexuel d’enfant aggravé », « viol aggravé », « possession, consultation et diffusion aggravée d’images d’enfants indécentes » et « infractions liées à la drogue ».

Il y a 22 charges en tout qui sont examinées.

L’enquêteur principal Sanna Springare a souligné que les thèmes clés de ce réseau sont la violence et la souffrance des enfants.

« C’est une affaire de violence, c’est sa glorification et le fait d’en retirer du plaisir sexuel » d’après Sanna Springare, décrivant à Yle l’homme suspecté d’être le leader du réseau comme quelqu’un occupant une situation de premier plan dans la société Finlandaise.

Sanna Springare – Photo Heikki Saukkomaa – Lehtikuva

La police Finlandaise a admis avoir récolté un nombre exceptionnel de preuves en lien avec l’affaire.

Au total, 138 appareils électroniques contenant 96 téraoctets de matériels vidéo ont été saisis.

Le leader suspecté du réseau avait à lui seul 400 heures de vidéos illégales en sa possession.

« Sous sa forme la moins sévère, l’abus en Finlande consiste à montrer de la pornographie pour adulte à des enfants. Dans les pires cas, cela implique des viols durant parfois dix heures, avec des enfants sous narcotiques. » expliqua Springare.

D’après la police, dans certaines affaires les enfants sont drogués aux amphétamines.

La localisation des faits n’a pas été révélé par la police afin de protéger l’identité des victimes.

Quatre des cinq suspects ont été détenus un moment par la police mais ont été relâchés plus tard.

Dans le cas du leader supposé, sa détention dura environ douze mois.

Ils étaient considérés comme fiables dans leur voisinage, et les parents leur faisaient confiance concernant les enfants.

Aucune des victimes n’a alerté les autorités sur leurs souffrances.

L’investigation fut lancée en 2017 après des signalements de fonctionnaires étrangers.

Selon l’inspecteur chef Christian Jämsén, la police reçoit chaque année un millier de rapports concernant des crimes sur enfants.

Un grand nombre de cas restent tout de même non-signalés.

Il souligna que la majorité des cas sont signalés par des personnes extérieures, tel que des travailleurs sociaux ou des inconnus.

Traduction Wanted Pedo.

Source : Sputnik News

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