31
MAI
2020

Forcalquier | Un jeune homme âgé de 18 ans au moment des faits condamné à 2 ans de prisons dont 1 avec sursis pour agression sexuelle sur sa nièce de 9 ans et sur son neveu

Il avait agressé sa nièce et son neveu : de la prison avec sursis pour l’oncle incestueux

Photo Le DL

À sa majorité, une jeune femme porte plainte contre son oncle pour agressions sexuelles. Ce dernier, à la barre du tribunal, a de nouveau reconnu les faits.

« Il me demandait de le regarder. Je savais que ce n’était pas normal mais il m’intimidait ».

Avec des mots simples, la victime raconte comment son oncle lui a imposé des attouchements pendant des mois alors que ce jeune adulte alors âgé de 18 ans était hébergé par son grand frère, divorcé et père de trois enfants.

À la barre du tribunal correctionnel, le prévenu, âgé de 30 ans, reconnaît les gestes incestueux sur sa nièce âgée de 9 ans mais aussi sur son neveu perpétrés sous la douche ou devant la télévision de 2008 à 2011 dans un appartement du côté de Forcalquier.

« Au départ il parlait d’un jeu et d’un secret, j’admirais mon oncle. Aujourd’hui, j’essaie de passer à autre chose, ajoute le neveu. J’espère qu’il ne recommencera pas, ce n’est pas facile à surmonter. »

Victime lui-même de viol

Quand la jeune fille atteint la majorité, elle porte plainte contre son oncle qui, à peine interpellé, reconnaît spontanément les faits.

« Ce n’est pas un prédateur, il n’est pas dans le déni »,

plaide Me Laurent Villegas.

« Vous aviez conscience que ce n’était pas normal ? »,

demande au prévenu Géraldine Frizzi, présidant l’audience. « Oui », avoue-t-il simplement.

Meggan Delacroix-Rohart, substitut du procureur de la République, évoque une personnalité inquiétante à la lumière des fichiers pédopornographiques découverts lors d’une perquisition réalisée et réclame 2 ans de prison dont 1 an avec sursis sur trois ans et un an aménageable, assorti d’une obligation de soins, de travail et l’interdiction de travailler avec des enfants.

« Il y a un contexte familial très lourd »

plaide encore Laurent Villegas évoquant un viol dont le prévenu a été victime à 9 ans quand ses parents accueillaient des enfants de l’assistance sociale.

Le tribunal suit les réquisitions du ministère public ajoutant 5 ans de suivi sociojudiciaire.

Source : ledauphine

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