29
NOV
2019

Jonzac | Dr Joël Le Scouarnec, chirurgien pédophile : 250 potentielles victimes identifiées, 184 plaintes déjà déposées

L’enquête concernant Joël Le Scouarnec, chirurgien digestif, révèle une affaire hors-norme avec 250 potentielles victimes de faits non prescrits qui sont aujourd’hui identifiées.

L’affaire Joël Le Scouarnec pourrait bien être l’histoire de pédophilie la plus importante jamais vue en France.

Ce chirurgien digestif de Jonzac (Charente-Maritime), incarcéré depuis mai 2017 et qui doit être jugé début 2020 pour des agressions sexuelles et des viols commis sur quatre fillettes, aurait fait un nombre impressionnant de victimes.

Selon un communiqué de Laurent Zuchowicz, le procureur de la République de La Rochelle, les investigations menées par la section de recherches de la gendarmerie de Poitiers (Vienne), dans le cadre de l’enquête préliminaire distincte des quatre premiers faits avérés, ont permis de découvrir que

« 250 potentielles victimes de faits non prescrits ont été identifiées, parmi lesquelles 209 ont pu être auditionnées ».

Au total, selon le procureur de La Rochelle,

« 184 personnes ont souhaité déposer plainte, parmi lesquelles 138 sont actuellement domiciliées sur le ressort de la cour d’appel de Rennes, dont 100 dans le Morbihan ».

La plupart de ces personnes étaient mineures au moment des faits.

Joël Le Scouarnec, médecin alors âgé de 66 ans, en poste comme chirurgien digestif à l’hôpital de Jonzac, avait été arrêté en mai 2017 suite aux déclarations d’une petite voisine âgée de 6 ans qui a raconté avoir été violée par ce chirurgien.

Sextoys, poupées et perruques à son domicile

Les enquêteurs découvrent que le suspect avait déjà été condamné en 2005 à Vannes (Morbihan) à quatre mois de prison avec sursis pour détention d’images pédopornographiques.

Une perquisition au domicile du chirurgien en mai 2017, à Jonzac (Charente-Maritime), avait alors permis la découverte d’images pédopornographiques, de poupées cachées sous les lattes du plancher, de perruques et autres godemichés, mais surtout de carnets contenant près de 200 noms d’enfants.

Joël Le Scouarnec y racontait dans le détail ses perversions sexuelles, qu’il dessinait aussi. Les titres évoquent sans ambiguïté des récits pédophiles :

« Avec mes petites danseuses, mes lettres pédophiles, petite fille précoce, petites filles de l’île de Ré ».

De lui-même, lors d’un interrogatoire, le médecin avait avoué d’autres agressions sexuelles, commises notamment à l’époque où il exerçait à Loches, en Touraine.

Certaines sur ses nièces et une voisine, d’autres sur des enfants hospitalisés dans son service – des scènes de ce type figurent dans ses carnets.

Six victimes, nées entre 1977 et 1990, avaient été identifiées et localisées mais les faits étaient prescrits pour trois d’entre elles.

Les fillettes étaient âgées de 4 à 10 ans au moment des faits.

Depuis, les carnets, dans les mains des hommes de la section de recherches de Poitiers, ont livré un nombre insoupçonné de victimes potentielles, faisant de Joël Le Scouarnec l’un des plus grands prédateurs sexuels du siècle.

Source : leparisien.fr

En Charente-Maritme, un chirurgien est soupçonné d’être un prédateur sexuel | Sept à Huit

 

 

200 victimes sur toute la France par l’ex chirurgien  ?

Me Francesca Satta, du barreau de Saintes, défend les parents d’une petite fille, victime du chirurgien de Jonzac.
Photo CL

Un chirurgien de Jonzac est renvoyé devant les assises pour des actes pédophiles. Durant des années, il aurait agressé sexuellement des enfants. On recenserait plus de 200 victimes à travers la France.

Ce sont des carnets glaçants qui dessinent et narrent par le menu le plus sordide, ce qui pourrait être le plus grand scandale pédophile de France. Ces carnets, ce sont ceux du Dr Joël Le Scouarnec, spécialiste en chirurgien viscérale à l’hôpital de Jonzac de 2008 à 2017.

Durant des décennies, ce médecin, aujourd’hui incarcéré, a raconté dans le détail les abus sexuels commis sur des enfants, ses fantasmes, mis des mots sur ses excitations nauséeuses. À l’intérieur de ces sordides journaux intimes tenus depuis les années 90, les enquêteurs ont retrouvé près de 200 noms d’enfants, qui auraient subi les sévices de ce docteur, aujourd’hui sexagénaire.

Spécialisé en chirurgie digestive, il a officié dans des hôpitaux bretons, en Touraine, mais aussi plus près de nous, à Jonzac, aux portes de la Charente. Et aurait agressé sexuellement des mineurs, parfois « en phase de réveil », lors de leur séjour à l’hôpital. « C’était un vivier facile pour lui », déplore une source.

Selon nos informations, 200 noms figureraient à l’intérieur de ces journaux intimes. Soit autant de victimes potentielles.

Si ce chiffre se confirme, si toutes ces pages sont le récit de trente ans de pédophilie et non d’actes et de fantasmes mêlées, ce serait l’un des plus gros dossiers de pédophilie de France. Voire le plus gros. Car c’est justement en partant de ces écrits que les enquêteurs remontent jusqu’aux patients qui auraient croisé la route du docteur. Dont certains ont vécu dix, quinze, vingt ans, sans savoir qu’ils avaient été abusés.

C’est le cas de ce jeune trentenaire, opéré en 2004 à Lorient, 14 ans à l’époque. Ce sont les gendarmes qui lui ont appris en juin dernier que son nom apparaissait dans le journal intime du docteur… et que donc, il avait probablement été agressé.

« Au début, j’avais du mal à comprendre. Puis après, j’ai été choqué, dégoûté, mais surtout en colère contre lui… »

Maintenant, il tente de reprendre le dessus. « On doit vivre avec… ». Il a déposé plainte.

Francesca Satta, l’avocate saintaise des parents d’une victime, confirme le côté insoutenable de ces carnets.

« Vous ouvrez le cahier et vous le refermez aussitôt, dès la première page.

C’est énorme de perversion. Il considère l’enfant comme un objet sexuel, comme s’il parlait d’une rencontre faite dans le quartier de Pigalle.

Il n’y a pas de prise en considération de la personnalité des gens en face.

C’est un récit où il relate les excitations qui sont les siennes »,raconte l’avocate qui a pris soin de ne pas montrer ce carnet à ses clients pour les protéger.

L’avocat saintais du docteur confirme l’existence de ces carnets.

« Il écrivait beaucoup », avance Thibault Kurzawa, qui précise que son client bénéficie de la présomption d’innocence.

Mais selon le conseil du chirurgien, il ne s’agit pas pour autant d’aveux circonstanciés.

Certains textes correspondraient davantage à des fantasmes et non à la réalité.

« Il y a des noms qui sont donnés. Après, est-ce que cela correspond à des agressions? On n’en sait rien.

On ne peut pas dire qu’il y ait autant de victimes que de noms. »

Poupées, vidéos, photos, perruques…

Selon nos informations, c’est ce que vérifient les enquêteurs, notamment en Bretagne. Sur les réseaux sociaux, des victimes tentent de se réunir, en recherchant dans l’ouest de la France, mais aussi en Saintonge,

« toutes les personnes qui ont été entendues par la gendarmerie en lien avec cette affaire »,écrit un homme, contacté par les services de gendarmerie récemment, tout comme un de ses proches.

« Selon la gendarmerie, on serait 250 à avoir été victimes de ce chirurgien »,ajoute-t-il.

Aujourd’hui, et depuis mai 2017, ce chirurgien dort derrière les murs de la maison d’arrêt de Saintes.

Parce qu’une petite fille de 6 ans, voisine du docteur, a brisé le silence (lire ci-dessous).

C’est là que l’enquête a démarré. Garde à vue, perquisition, saisie des carnets.

Mais aussi de poupées cachées sous le parquet, que les enquêteurs ont évacuées à grand renfort de camions. Des perruques, des objets sexuels, des photos du mis en cause, nu… Et puis des images à caractère pornographique retrouvées dans l’ordinateur du médecin.

« Un prédateur », souffle Me Satta qui décrit un homme « à l’intelligence au-dessus de la moyenne ».

Le 25 mars dernier, une ordonnance de mise en accusation d’un juge d’instruction rochelais l’a renvoyé devant la cour d’assises de Saintes.

Pour deux faits de viols commis sur des petites filles (sa voisine et une petite de sa famille), ainsi que pour trois atteintes sexuelles, notamment sur une jeune patiente. Le procès, pourrait se tenir l’an prochain.

En attendant que le reste de l’enquête ne permette de recenser davantage de victimes.

Déjà condamné en 2004 à du sursis

Incarcéré depuis le début du mois de mai 2017 à la maison d’arrêt de Saintes, le chirurgien jonzacais « conteste les faits de pénétration », dixit son avocat saintais, Me Thibault Kurzawa.

« Il reconnaît des comportements déplacés et il travaille depuis son placement en détention provisoire.

C’est presque un soulagement pour lui d’avoir été interpellé car il était dans un engrenage, il n’arrivait plus à faire autre chose que ça. »

Par ailleurs, il n’est pas étranger de la justice. En 2005, alors qu’il officiait en Bretagne, il a en effet été condamné par le tribunal correctionnel de Vannes pour détention et importation de l’image d’un mineur présentant un caractère pornographique.

Sa peine: quatre mois de prison avec sursis. Sans obligation de soins.

« Je ne peux que m’étonner de cela », glisse Me Thibault Kurzawa.

« Je m’étonne aussi de l’attitude de l’Ordre des médecins, même si on ne veut rejeter la faute sur personne. »

Jamais ils n’auraient imaginé tant d’horreurs. C’est en rentrant d’une promenade avec sa fille de 6 ans que ce jeune papa, voisin du chirurgien de Jonzac, a recueilli ses confidences.

À son père, elle évoque à tout le moins une exhibition sexuelle de la part du docteur. Puis les examens gynécologiques et les auditions de la petite fille par les gendarmes font penser qu’il y a sans doute eu davantage: un viol, commis près du grillage qui sépare les deux jardins.

« Les gendarmes nous ont dit qu’on avait eu de la chance de la trouver vivante »,se souvient la maman.

« Elle a eu le courage de le dire tout de suite »,souligne Me Francesca Satta, l’avocate des parents.

C’est donc de là qu’est partie l’enquête. Garde à vue, perquisition, découverte des carnets…

« Ma fille, c’est devenu mon héros. Elle a fait tomber un gros phénomène, je suis si fier d’elle »,confie son papa, la gorge nouée.

Aujourd’hui, elle voit régulièrement un psychologue pour l’aider à avancer. Leur fils, âgé de 2 ans à l’époque des faits, a également été perturbé par ces actes commis sur sa sœur… sous ses yeux. Depuis, la famille a déménagé.

« Pour ma fille, revoir ce grillage tous les matins quand elle se levait, c’était insupportable, explique le père, qui se rappelle de l’attitude de son voisin.

C’était quelqu’un d’assez snob, il ne parlait à presque personne. On ne se connaissait pas plus que ça, on se disait juste bonjour/au revoir.

C’était quand même un chirurgien, je ne pensais pas qu’il avait ça dans la tête. »

Désormais, la famille attend le procès.

« Je ne sais pas comment je vais réagir, confie le papa. Là, on a pris une grosse claque, on doit se relever, on n’a pas le choix.

On s’est même fait traiter de menteurs. De plus, personne n’en parle! On ne comprend pas pourquoi. »

À l’hôpital de Jonzac, la plaque du médecin a été retirée en 2018. À Saintes, devant la cour d’assises, le chirurgien sera aussi jugé pour le viol d’une de ses nièces (âgée de 4 ans) dans les années 90.

Mais aussi des atteintes sexuelles sur une autre petite fille de sa famille, en Touraine, ainsi que sur une autre, hospitalisée dans son service, à l’hôpital de Loches en Indre-et-Loire.

Source : charentelibre

Actualisation du 04/09/2019 :

On sait aujourd’hui que cette condamnation de novembre 2005 pour détention d’images pédopornographiques était connue de l’Ordre des médecins et de la Ddass, ce qui ne l’a pas empêché de continuer d’exercer jusqu’en 2017.

À la suite de la condamnation de 2005, il a en effet été signalé à la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales (Ddass) du Finistère.

C’est le conseil de l’ordre des médecins du Finistère, département où a travaillé le docteur, qui a “fait connaître cette situation à la Ddass qui n’a apparemment pas réagi”, a assuré, à FranceInfo, Pascal Revolat, président du Conseil de l’Ordre des médecins de Charente-Maritime.

“Je peux parler de ce qui s’est passé au Conseil de l’Ordre de Charente-Maritime.

Pour toute inscription ou transfert [d’un médecin dans notre département], nous consultons le casier judiciaire.

Cette condamnation [pour détention d’images pédopornographiques] était connue, sauf que la justice avait pris une décision qui n’ordonnait aucune suspension”, indique Pascal Revolat.

Et d’ajouter qu’il y avait eu “un entretien entre le président du Conseil de l’Ordre de Charente-Maritime et ce médecin. Ensuite, en séance plénière, le Conseil a décidé qu’il n’était pas justifié d’aller au-delà, sachant que la justice ne l’avait pas suspendu”.

Source : Sud Ouest

Actualisation du 29/11/2019 :

“Je suis pédophile et le serai toujours” Dans ses carnets, Joël Le Scouarnec révèle sa face cachée, parlant sans détour de ses actes et de ses fantasmes.

Le meilleur portrait de Joël Le Scouarnec, c’est peut-être lui-même qui l’écrit dans ses carnets, en avril 2004.

On y saisit l’ampleur de sa déviance.

“J’ai réfléchi au fait que je suis un grand pervers.

Je suis à la fois exhibitionniste, voyeur, sadique, masochiste, scatologique, fétichiste, pédophile.

Et j’en suis très heureux.”

Quelques années auparavant, il s’interrogeait :

“Pourquoi faut-il que notre ­société considère la pédophilie comme un crime abominable?

Pourquoi aurais-je honte du plaisir de ­regarder, de toucher le corps nu d’une fillette impubère?”

Dans ce journal intime où il consigne près de trente ans de sa vie, le chirurgien se présente comme un pédophile convaincu.

Il a confié plus tard aux enquêteurs que l’enfant n’était qu’un “objet” de désir.

Quand il en croisait un, une seule pensée le préoccupait :

“Comment il ou elle est quand il est nu?”

Son obsession occupe quasiment l’intégralité des écrits.

Il la date à 1985, elle se serait “déclenchée” au contact d’une de ses nièces.

Avant cela, l’homme a passé une enfance tranquille en région parisienne, dans une famille catholique de trois enfants. Sa mère était concierge, son père menuisier.

Après une adolescence sans histoires, il s’est spécialisé en chirurgie viscérale, très vite au contact d’enfants. Cette fonction lui confère une aura certaine dans sa famille.

Son entourage diverge et le ­décrit tour à tour comme “affable”, “énigmatique”, “taciturne”, “très instruit”, “supérieurement intelligent”, “manipulateur”. Quand ils l’interrogent, les enquêteurs remarquent qu’il ne laisse rien au hasard, gérant les entretiens “dans l’anticipation, comme une partie d’échecs”.

Car Joël Le Scouarnec calcule tout, tout le temps. Il lui est nécessaire de minutieusement s’organiser pour planifier chacun de ses instants libres autour de ses pulsions déviantes.

Il se couche tard, se lève tôt, parfois au milieu de la nuit, pour regarder de la pédopornographie ou filmer son propre corps et son sexe, qui le fascinent presque autant que les odeurs corporelles, les siennes mais surtout celles des enfants.

En dehors de son quotidien à l’hôpital, il mène des histoires parallèles avec des poupées qui jalonnent sa vie.

Il les prénomme Ellen, Véronique, Sonia… Il leur parle et les décrit comme ses “bébés”.

Aux enquêteurs, il a dit qu’elles servaient “à remplacer une vraie petite fille lors d’un acte sexuel”.

A partir des années 2010, il est de plus en plus seul et elles prennent une place prépondérante dans son quotidien. Systématiquement, après quelques mois ou années, à cause d’événements marquants ou par lassitude, il écrit avec une certaine tristesse qu’elles finissent par “mourir”.

Mais il distingue parfaitement ces poupées des ­enfants qu’il aurait agressés à l’hôpital.

Les fantasmes de Joël Le Scouarnec ne semblent pas s’être cantonnés aux méandres de son esprit détraqué.

Le nombre de plaintes contre lui, 184, et de victimes ­potentielles identifiées, 250, laisse craindre le pire. Certains des sévices qu’il raconte infliger à ses patients, parfois âgés de quelques mois, sont insoutenables. Lorsqu’il s’agit de viols, il semble n’utiliser que ses doigts.

Les expertises psychiatriques écartent toute pathologie mentale. Une expertise psychologique souligne, elle, qu’il ne ressent “aucune culpabilité envers ses victimes”.

C’est même l’inverse : il estime leur procurer “tendresse” et “amour”, même s’il se réjouit parfois que ses patients endormis ne sachent rien de ce qu’il leur fait.

“Merci pour le plaisir que tu m’as donné, écrit-il souvent après avoir décrit une agression de patient.

J’espère t’en avoir donné aussi.”

Pour le Dr Le Scouarnec, la ­pédophilie n’est pas un mal. C’est une condition qu’il entend ­défendre.

Au fil des pages, il ­témoigne de sa solidarité avec ses “amis pédophiles” comme Marc Dutroux ou Patrick Font, dont il déplore la “persécution”.

“Qu’ils sachent, dans l’isolement dans lequel ils se trouvent, que je compatis à leur détresse et pense à eux”, note-t-il.

Le traitement réservé à ces derniers le révolte. Il voue par exemple une haine à Gérard Klein, l’acteur de la série L’Instit, qui “incarne un instituteur malveillant qui fait arrêter un père qui se livre à des attouchements sexuels sur sa fille”.

Ne pas avoir eu de fille, c’est son grand regret. Il fantasme régulièrement sur “cette petite fille” qu’il aurait rejointe la nuit “dans sa chambre pour la câliner”…

Ses fils, avec qui il entretient de bonnes relations, ne l’intéressent pas ou que peu. Il explique les avoir “exclus” de ce désir pédophile qui dicte ses actions.

A la date du 31 décembre 2016, quelques mois avant l’agression qui a fait éclater l’affaire, il pense à son avenir.

“Je n’ai aucune envie de vivre ma retraite à L.

Mais plutôt de louer – ou d’acheter – un appartement dans une ville proche d’une plage naturiste où je pourrai exhiber mes attributs sexuels et mon cul à des enfants.

Je suis pédophile et le serai toujours.”

Source : Le JDD

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