25
OCT
2020

Jura | Un homme de 64 ans relaxé pour agression sexuelle sur la petite fille de 6 ans de sa conjointe, le procureur a fait appel

Agression sexuelle sur mineur: le parquet fait appel après la relaxe du prévenu

photo du visage d'un nounours

Le procureur a fait appel du jugement du tribunal correctionnel prononçant la relaxe d’un homme de 64 ans poursuivi pour agression sexuelle incestueuse. Il avait requis 5 ans de prison.

Le prévenu, âgé de 64 ans, a été relaxé. Le procureur de la République a immédiatement fait appel de cette décision.

En 2018, c’est lorsque sa mère lui fait prendre sa douche que la fillette de 6 ans, se confie. Elle dit

« avoir mal aux fesses »

et ne plus vouloir retourner chez ses grands-parents. Au cours d’échanges, la petite fille révèle que le conjoint de sa grand-mère, son « tonton » comme elle l’appelle, lui a

« sucé les fesses ».

Des poupées pour répéter les faits

Nous sommes en septembre 2018.

« Ça a été très dur, je ne savais pas par quoi ou par où commencer »,

témoigne la mère, ce mardi 20 octobre, devant le tribunal correctionnel de Lons-le-Saunier.

Après l’avoir amené chez un médecin et un psychologue, les parents de la petite portent plainte au commissariat.

En novembre 2018, la petite fille est auditionnée. Elle affirme avoir été victime de pénétration digitale vaginale et anale, notamment devant la diffusion du film Avatar, ou encore dans le camping-car situé au fond du jardin.

« Je lui ai gratté le dos, mais c’est tout »,

affirme le prévenu, âgé de 64 ans.

Grâce à des poupées, l’enfant a pu montrer les gestes. Le prévenu, en détention provisoire depuis 18 mois, nie toutes les accusations en bloc.

Les différentes expertises psychologiques révèlent que le prévenu a eu une enfance violente et qu’il est en proie à des troubles psychiatriques importants, soignés depuis ses 20 ans.

Il a également vécu des abus sexuels lors de son adolescence. Il avoue avoir également pratiqué des attouchements sexuels sur sa sœur, alors qu’ils étaient adolescents.

Une relaxe au bénéfice du doute

Le père de la petite, témoigne d’un ton assuré :

« On avait confiance en lui. Ma fille, sa vie est brisée. Elle va apprendre à vivre avec ça et on sent que c’est plus la même. Elle était joyeuse, toujours en train de rire et depuis cette période, elle a moins le sourire. On sent qu’elle a peur, elle a peur qu’il sorte de prison. »

Le procureur a demandé au tribunal

« de tenir pour vrai les déclarations » de la petite. « On peut espérer une rémission, mais ce n’est pas certain »,

a-t-il ajouté. Il a requis une peine de 5 ans d’emprisonnement. L’avocat de la défense, quant à lui, assure que son client

« est sincère. […] J’affirme avec la certitude la plus raisonnable et la plus convaincue qu’on ne peut pas condamner pour agression sexuelle avec ces éléments du dossier. Je demande la relaxe. »

Le tribunal a considéré que la petite

« a pu subir des faits, mais qu’au regard des éléments, un doute suffisant subsiste ».

Et a prononcé la relaxe. Le procureur a fait appel du jugement. L’affaire sera examinée et rejugée

Source : leprogres

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