01
OCT
2015

Les réseaux pédocriminels n’existent pas | Round 41 | Réseau Djibouti / Juge Borrel

Commentaires : Off

Comme les bonnes gens le savent bien depuis les procès Outreau, Dutroux ou encore Émile Louis… les réseaux pédocriminels N’EXISTENT PAS, ce ne sont que des prédateurs isolés ou des enfants qui mentent…

Des gens qui payent pour violer, torturer et tuer des enfants ?

Vous n’y pensez pas ! Au pays des droits de l’homme, entre gens civilisés…

Voyons, vous avez l’esprit malade typique des conspirationnistes des réseaux pédophiles…

Oui, bon, il y a quand même le réseau d’Angers qui a impliqué des dizaines d’adultes et d’enfants…

Ah bon, vous ne connaissez pas ? Étonnant !

C’est vrai que les médias n’en ont pas beaucoup parlé, en tous cas beaucoup moins que de l’affaire Outreau.

 

Trêve d’humour noir.

Afin de creuser un peu le vaste sujet des réseaux de trafic, de prostitution et de mise à mort d’enfants,

Wanted Pedo a décidé de remettre en avant un certain nombre de réseaux qui ont été mis au jour par les justices de pays étrangers :

USA, Pays-Bas, Royaume-Uni, Espagne, Italie, Belgique, Allemagne, Europe centrale, Australie, etc.

Pour ne pas dire que nous aborderons plutôt LE réseau pédophile occidental interconnecté, vous vous en rendrez compte par vous-même au fil de ces articles.

Ces articles sont le fruit d’enquêtes longues et sourcées de la part de dondevamos et méritent d’être lus et partagés.

En effet, la France semble être le seul pays occidental à être quasiment épargné par les réseaux pédocriminels.

Nous laissons le lecteur en tirer les conclusions logiques.

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Le juge Borrel

et le réseau Djibouti

Bernard Borrel a été procureur de Lisieux de 1988 à 1995, il était marié à Elizabeth Borrel, elle aussi magistrate.

L’affaire débute en 1994 quand Bernard Borrel est nommé pour 3 ans comme conseiller au ministère de la justice de Djibouti, ancienne colonie africaine sous influence française.

Sa mission est la suivante: réactualiser le code civil, le code pénal, et conseiller le ministre.

Il s’installe donc à Djibouti avec sa famille pour tenter l’aventure.

18 mois plus tard, le corps de Bernard Borrel est découvert carbonisé sur sa partie supérieure le 19 octobre 1995 au bas d’une falaise à 80 kilomètres de Djibouti, face a l’île du Diable, vêtu de ses seuls sous-vêtements.

Sa voiture était garée en haut de la falaise, son short plié, un jerrican d’essence posé a côté.

Le long de la descente ont été trouvés différents objets lui appartenant dont l’une de ses chaussures intacte, un briquet vert enduit d’essence et une montre.

Les gendarmes français détachés à Djibouti sont les premiers à faire cette découverte macabre.

Le commandant des forces françaises de Djibouti, François Gueniot, est prévenu le matin même.

Un hélicoptère de l’armée française est immédiatement dépêché sur les lieux, avec à son bord deux officiers de police judiciaire et un médecin militaire.

Le rapport des gendarmes français conclut à la thèse du suicide par immolation.

Jean Jacques Mouline, chef de la coopération française, exige auprès des autorités djiboutiennes de diffuser un communiqué attestant du suicide du conseiller français, alors même que l’enquête n’est pas terminée.

Ce communiqué parait quand même dans la presse djiboutienne, qui reste sceptique face à cette annonce.

Malgré les certitudes de l’armée française, les soldats djiboutiens poursuivent leurs investigations, ce qui les mène à deux découvertes : le matin de sa disparition Mr Borrel aurait retiré l’équivalent de 50000 F (plus de 7500 euros) en coupures djiboutiennes.

Un peu plus tard dans la journée il se rend à une station essence pour y remplir un bidon de six litres d’essence.

Un des pompistes déclarera l’avoir vu en compagnie d’un européen.

L’épouse de la victime, Elizabeth, est convoquée par la justice Djiboutienne.

Elle refuse dans un premier temps puis accepte, deux jours après la mort de son mari.

Les gendarmes souhaitent l’entendre sur l’importante somme retirée par son mari.

Lors de son témoignage elle déclare ne pas être au courant de ce retrait.

Elle déclarera plus tard avoir été sommée par les officiels français de ne pas évoquer ce détail.

Quelques mois après son expatriation, Bernard Borrel s’était plaint de faire face à certaines difficultés au sein de sa mission, notamment à cause de ses relations houleuses avec son ministre de tutelle.

Au fil des mois, son désenchantement s’amplifiant, il avait décidé de mettre un terme à son contrat et de quitter Djibouti.

Une demande de mutation avait été faite auprès de son chef de mission.

Quelques semaines avant sa mort, Bernard avait appris le décès de son ami Charles Clerc Renaud, le président du tribunal de Lisieux, suicidé à son bureau d’une balle dans le cœur.

Il en avait été bouleversé, et ne pouvait concevoir que son ami s’était donné la mort en laissant derrière lui sa femme et ses enfants.

Quelques jours après la mort de son mari Mme Borrel rentre de Toulouse avec ses deux enfants, mais sans le cercueil de son mari, resté a l’hôpital militaire français de Djibouti pour les besoins de l’enquête (cet hôpital était en dehors de la juridiction djiboutienne).

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L’autopsie doit y être pratiquée mais il n’y a pas de médecin légiste présent sur les lieux.

La demande du médecin aurait pu être faite par Mme Borrel elle-même; elle ne s’est cependant pas manifestée, bien qu’il s’agisse du cadavre de son mari.

Les autorités militaires françaises se sont donc contentées d’un simple examen externe du corps et concluent à une mort par asphyxie.

Le parquet Djiboutien réclame à son tour l’autopsie et obtient le rapatriement du corps.

Étrangement, à peine le cercueil est arrivé en France qu’il est inhumé dans le caveau familial près de Toulouse.

L’attitude de l’autorité française est plus que douteuse : aucune autopsie (qui doit être faite sous les 48 heures en cas de mort violente), pas d’intervention de médecin légiste…

On assiste à une véritable faute professionnelle, surtout que le certificat de décès de Mr Borrel indique que les causes de la mort sont à déterminer.

C’est à ce moment là que Mme Borrel commence à douter de la piste du suicide, et privilégie petit à petit celle de l’assassinat.

Ses doutes se confirment quand la justice française lui demande si elle n’a pas en sa possession un document
de M. Borrel qui aurait pu compromettre la justice Djiboutienne, document dont la nature n’est pas évoquée.

On demande quand même à Mme Borrel si une perquisition peut avoir lieu à son domicile, avec la présence d’officiers français, sans que les officiers djiboutiens ne soient présents.

Elle se mobilise donc et saisi la justice, prête à tout pour découvrir la vérité sur l’assassinat de son mari.

Son dossier étant traité en France, la juge Miriam Viarg chargée de l’affaire demande immédiatement une autopsie.

Elle demande au parquet de Djibouti toutes les pièces concernant l’affaire ; dans le cadre de la collaboration entre Djibouti et la France.

Aucun élément ne correspond à la thèse du suicide, pire, des incohérences sont mises en avant via le rapport des experts:

  • Aucune fracture sur le corps alors que Mr Borrel se serait jeté dans le vide.
  • Aucune trace de suie dans les poumons de juge Borrel alors qu’il se serait immolé.

D’autres éléments viennent troubler l’enquête.

Mme Borrel aurait dissimulé à la police de Djibouti la somme retirée par le juge Borrel, retrouvée au domicile du juge dans une enveloppe une intitulée “Ce que je dois” avec une lettre dans laquelle il demande à sa femme de revendre toutes ses médailles militaires.

Elle tenta de se suicider 6 heures après la disparition de son mari avant même que l’on retrouve son corps.

Face à toutes ces zones d’ombres, Elizabeth Borrel ne sera pas entendue de part son statut de magistrate.

Ceci demeure un mystère à ce jour.

Le 21 sept 1999, la brigade criminelle remet son rapport d’enquête à la juge.

L’hypothèse de l’assassinat y est écartée.

Mme Borrel, scandalisée par cette décision, remet en question le travail des enquêteurs et des juges.

L’avocat de Mme Borrel, maître Morice, n’hésite pas à évoquer la thèse d’un complot.

Plusieurs thèses tentent d’expliquer la mort du juge Borrel : celui-ci épaulait à l époque le juge d’instruction Roger Le Loire chargé de l’enquête sur l’attentat du café de Paris (1990).

Mme Borrel pense donc que son mari aurait trouvé le commanditaire présumé des attentats, qui n’était autre que

M. Ismael Omar Guele, président de Djibouti.

Elle est persuadée qu’il est responsable de la mort de son mari.

Des témoignages viennent appuyer cette piste, notamment celui de Mohamed Aloumekhani, ancien membre la garde présidentielle.

Il aurait assisté à la conversation de cinq hommes dont Ismael Omar Guele, et aurait entendu je cite “ le juge fouineur Borrel a été tué sans aucune trace”.

Pourtant cette thèse est vite remise en cause : tout d’abord, le juge Borrel aidait simplement Mr Le Loire de manière administrative, et n’était donc pas réellement impliqué dans l’enquête.

Ensuite, personne à Djibouti ne savait que Mr Borrel avait été juge, il n’était jamais nommé en cette qualité.

Le fait que “juge Borrel” ait été entendu au sein d’une conversation n’est donc que peu tangible.

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De plus, l’auteur du témoignage va vite se rétracter; il avouera plus tard à son chef de corps M. Iftin qu’il a été encouragé par un avocat français à effectuer un faux témoignage pour obtenir son asile politique en Belgique

  • Iftin en rendra compte au chef de renseignement Djiboutien.

La juge Moracchini est convaincue que Mohamed Aloumekhani est un faux témoin.

Quelques mois plus tard Mme Moracchini et M. Le Loire sont dessaisis de l’instruction, à la demande de Mme Borrel. la cour européenne des droits de l’homme condamnera même la France pour le manque d’impartialité de la juge Moracchini, privilégiant la thèse d’un suicide.

Le juge J.B Parlos reprend alors l’enquête (le 4ème dans l affaire).

Il ordonne une deuxième autopsie après s’être rendu à Djibouti.

Les experts découvrent que le juge aurait reçu un coup mortel à la tête.

Des experts en incendie trouvent la trace de deux produits inflammables distincts sur le corps de Bernard Borrel, détail jamais évoqué jusqu’ alors.

Un autre rebondissement intervient dans l’affaire:

Ali Iftin affirme avoir menti sous la menace du service des renseignements.

Le procureur général Djama Souleiman est mis en cause par le tribunal de Versailles pour subornation de témoin, il fait l’objet d’un mandat d’arrêt européen.

Étrangement, les mandats d’arrêts sont levés en 2009, et le tribunal de Versailles atteste que Mahomed Aloumekhani et Ali Iftin ont livré de faux témoignages.

Mme Borrel évoque alors un complot mettant en cause l’état français, elle porte plainte pour pression de l’Etat français sur la justice, s’attaquant notamment à Michel de Bonnecorse, conseiller du président Chirac pour l’Afrique, partisan de la thèse du suicide.

En 2007, le président Sarkozy reçoit la veuve Borrel à l’Élysée, il fait paraître le soir même un communiqué qui explique que le juge Borrel a bien été assassiné.

Suite à cette publication, des manifestations ont lieu à Djibouti.

En effet en publiant ce communiqué Nicolas Sarkozy témoigne de son soutien à Mme Borrel, qui met publiquement en cause le chef de l’État Djiboutien.

Des manifestations ont lieu par le pouvoir, mais soulèvent un autre scandale, jamais mentionné jusqu’alors, celui d’un réseau pédophile français sur lequel aurait enquêté le juge Borrel.

Il impliquerait des français hauts placés.

Peu de médias font référence à ce nouvel élément, pourtant cette piste se révèle très importante :

  • La brigade criminelle avait déjà en 1999 pris connaissance d’une liste faite par le juge Borrel.

Sur cette liste paraissait des noms de militaires et de diplomates français ayant commis des abus sexuels sur des enfants.

Il pourrait certainement s’agir du document recherché par certains officiers français, demandé à Mme Borrel.

De plus, deux militaires se seraient donné la mort concernant des affaire similaires; la cause de leur mort a été dissimulée par l’armée française.

Le juge Borrel avait déjà enquêté à Lisieux sur des affaires de pédophilie (cf affaire de Delphine Boulet).

Elles avaient toujours été étouffées.

Lisieux est aussi la ville où son collègue Charles Clerc Renaud, président du tribunal, se serait suicidé d’une balle dans le cœur quelques jours avant l’assassinat de Borrel.

A Djibouti, Bernard Borrel fréquentait des français influents : Jean Jacques Mouline, chef de la mission française de coopération; mais aussi Claude Sapkas Keller, conseiller à la présidence de la République de Djibouti et le psychiatre militaire Régis Puech.

Revenus en France après l’assassinat du juge Borrel, ils refuseront de s’exprimer sur ce sujet.

Claude Sapkas Keller aurait été celui qui a demandé a Mme Borrel de dissimuler les 50 000 F (plus de 7500 euros) ;
il aurait ordonné à Mme Borrel de ne pas en parler.

L’audition de Mme Borrel par les autorités Djiboutiennes s’est déroulée de façon suspecte: l’accès à la maison a été refusée aux autorités djiboutiennes, empêchant toute perquisition.

L’audition a donc eu lieu chez les voisins.

Chose curieuse, Claude Sapkas Keller, ainsi que le capitaine de gendarmerie Luc Auffret se sont rendu dans le bureau du juge Borrel et ont demandé au ministre de la justice djiboutienne la permission de fouiller le bureau sans la présence d’une quelconque autorité.

Peut-être étaient-ils à le recherche de la fameuse lettre que possédait le juge Borrel concernant les viols commis sur des enfants.

D’autres éléments viennent conforter la thèse d’un réseau pédophile:

  • A l’époque Djibouti était connue pour être une plaque tournante de la pédophilie…
  • Beaucoup d’enfants orphelins vivaient dans les rues, livrés à eux-mêmes.
  • Ils étaient pour la plupart réfugiés des pays voisins.

En avril 1995, Mr Jacques Marie Carlhant, assistant social des armées à Djibouti, est convoqué pour assister à une réunion dans la résidence du général Gueniot, en présence de M. Mouline, chef de la coopération française, et du chef d’état major, le colonel Sartre.

Au cours de cette réunion il lui a été ouvertement reproché de se préoccuper du sort des enfants des rues.

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Au mois d’octobre 1995, suivant la mort du juge Borrel, de nombreux militaires français ne reviendront pas sur le sol djiboutiens, bien que leur contrat ne soit pas terminé.

Ceci se déroule en pleine révélation de l’affaire de la Cathédrale, lieu ou des ressortissants français ont commis des violences sexuelles sur des enfants orphelins.

Les autorités françaises avaient à l’époque tout fait pour étouffer l’affaire, en rapatriant en France les personnes concernées.

Plus troublant encore, de nombreux enfants des rues, éventuels témoins, sont reconduis à la frontière Ethiopienne sous couvert d’action humanitaire.

C’est notamment la mission du père François Lefort, condamné à 8 ans de réclusion criminelle pour viol sur mineurs.

Il était en contact avec M. Mouline, à qui il devait sa présence sur le sol Djiboutien.

Suite à ce scandale de nombreux enfants des rues témoigneront des viols commis par les ressortissants français.

Ils évoquent de nombreuses voitures de ressortissants français qui s’arrêtaient sur la route de Venise, lieu ou de nombreux enfants des rues se regroupaient.

Le nom de Sapkas et Puech seront mentionnés au cour d’un témoignage, incluant aussi de nombreuses personnes du corps de l’armée dont des capitaines et adjudants.

Sapkas avait été aperçu par de nombreux témoins en compagnie d’enfants des rues, y compris à son domicile.

Il leur remettait souvent une forte somme d’argent, par exemple pour qu’ils disparaissent lors de la visite de Borrel.

La justice de Djibouti, trouvant le rôle de Sapkas relativement trouble dans cette affaire, a insisté pour s’entretenir avec lui.

Celui-ci a refusé tout contact, ne répondant ni au téléphone ni aux demandes de rendez-vous.

Juste avant de quitter le territoire Djiboutien, Sapkas est allé rendre visite à Mme Sœur Marie Dominique, à sa mission.

Il s’est entretenu avec elle pour la convaincre du suicide du juge Borrel, lui déclarant que son assassinat était une calomnie, qu’il s agissait en vérité d’un suicide.

C’est la dernière chose qu’il ait fait avant de rentrer en France, sans pour autant s’inquiéter de poursuites judiciaires.

Une autre piste pourtant très importante a été ignorée dans l’enquête:

Le criminologue Christophe Naudin était à Djibouti en 1998.

Il enquêtait alors sur la disparition du fils d’un Français disparu dans de mystérieuses conditions.

Celui a été retrouvé à la prison de Gabode, pénitencier Djiboutien.

Il déclara à M. Naudin qu’il logeait avec d’autres enfants dans un endroit tenu par un officier de gendarmerie.

Le gendarme donnait diverses missions aux jeunes, l’enfant fait référence entre autres à celle où un français aurait été tué et jeté du haut d’une falaise, son corps brûlé au bas de la falaise.

Ce témoignage édifiant fut rapporté au juge du parquet de Paris, Mme Clément, sans que jamais des suites y soient données.

Suite à de nombreux témoignages occultes, de fausses pistes volontairement abordées, et autres dysfonctionnements plus que troublants au sein de la justice française, la thèse du réseau pédophile ne sera pour autant jamais exploitée.

Et jusqu’à ce jour l’instruction est dans une impasse.

Pourtant, elle reste aujourd’hui la plus probable aux yeux de nombreux journalistes.

La perplexité au sein des rédactions témoigne des nombreuses zones d’ombres concernant le meurtre du juge Borrel.

Elles soulèvent cependant de nouvelles questions, qui on l’espère permettront de résoudre cette énigme.

En 2008 Wikileaks va publier les messages diplomatiques de l’ambassade américaine qui citent quelques personnes impliquées :
– Claude Sapkas-Keller, ex-conseiller juridique de l’ancien président Djiboutien Hassan Gouled Aptidon .
– Patrick Millon, ex-conseiller en communication de l’ancien président Djiboutien Hassan Gouled Aptidon.
– Père Aubert, prêtre.
– Frédéric Graziani, professeur de sciences physiques.
– Thierry Guibaud, professeur d’histoire-géographie.

Affaire à suivre…

Honneur, Force et Courage

L’équipe Wanted Pedo

Sources :

 

Documentaires :

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Association Wanted Pedo