17
JAN
2020

Levallois-Perret | L’entraîneur de tennis Andrew Geddes jugé pour le viol de quatre adolescentes

L’ancien coach de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) et Sarcelles (Val-d’Oise) comparaît à partir de ce jeudi, devant la cour d’assises des Hauts-de-Seine, pour avoir abusé de quatre joueuses mineures.

L’ancien entraîneur de tennis Andrew Geddes est jugé à partir de ce jeudi et pendant sept jours aux assises des Hauts-de-Seine. DR

Au procès d’ Andrew Geddes, l’ancien entraîneur de tennis poursuivi pour les viols et agressions sexuelles de quatre jeunes femmes, il devrait aussi et surtout être question de la domination que peut exercer un entraîneur sur les sportifs qu’il encadre. Presque six ans après la révélation de l’affaire, les débats doivent s’ouvrir ce jeudi, devant la cour d’assises des Hauts-de-Seine, à Nanterre, pour sept jours.

Au terme de l’instruction, il apparaît que l’entraîneur a créé une véritable relation « d’emprise » sur les joueuses, contraintes de se soumettre à ses désirs sexuels.

Analyse que réfute la défense assurée par Me Benjamin Mathieu. Le conseil d’Andrew Geddes devrait batailler pour tenter de convaincre les jurés que certaines des jeunes filles, au moins deux d’entre elles, n’étaient pas opposées à une relation sentimentale et sexuelle avec leur coach.

La plus jeune des victimes avait 12 ans

Les faits se sont déroulés au début des années 2000, lorsque ces adolescentes étaient membres du club de tennis de Sarcelles (Val-d’Oise), où elles suivaient les cours de cet entraîneur autoritaire, devenu au fil du temps omniprésent dans leurs vies. Son aura aurait d’abord fasciné les jeunes joueuses, avant qu’elles ne deviennent asservies.

La plus jeune des victimes avait 12 ans quand son entraîneur a eu « un comportement inapproprié » avec elle, selon les explications de l’intéressé durant l’instruction. Dix ans après les abus sexuels qu’elle raconte et de retour de l’étranger, elle revoit Andrew Geddes en juin 2013.

La résurgence des souvenirs douloureux l’a décidée à déposer plainte contre l’entraîneur quelques mois plus tard. Parce qu’il lui a « volé (son) adolescence », a-t-elle expliqué au cours de l’instruction.

 

«Manipulateur» et «violent», selon deux accusatrices

Deux autres victimes se font alors connaître.

Elles avaient entre 15 et 17 ans au moment des faits et leur « relation » a duré à chaque fois deux ans. Elles relatent des viols, des attouchements. Parfois chez l’entraîneur, alors âgé d’une trentaine d’années, ou dans sa voiture, dans une chambre d’hôtel à La Baule (Loire-Atlantique) où le coach emmenait les joueuses pour des stages pendant l’été.

L’une décrit Andrew Geddes comme un

« manipulateur, irascible, pervers, sadique ».

L’autre, comme un homme violent dont elle s’était sentie devenue « la chose ».

Toutes deux ont quitté Sarcelles pour s’installer loin de lui, jusque de l’autre côté de l’Atlantique pour l’une d’elles.

Les investigations, débutées en février 2014, mèneront à une quatrième jeune femme, qui s’est tournée vers la justice pour des faits situés entre 2009 et 2014.

Après avoir un temps évoqué une relation consentie, elle finira elle aussi par décrire des rapports forcés.

Le coach exerçait alors à Levallois-Perret. Il sera interpellé en mai 2014. Il a été incarcéré préventivement pendant près d’un an avant d’être placé sous contrôle judiciaire. C’est donc un homme libre qui se présentera dans le box des accusés, ce jeudi.

 

« Pas de pédophilie », souligne la défense

D’après les experts psychiatres, la personnalité de l’ex-entraîneur, 53 ans aujourd’hui, se caractérise par une « immaturité psycho-sexuelle et psycho-affective ».

« Mais il n’est pas question de pédophilie, précise le conseil d’Andrew Geddes, en faisant référence à l’expertise psychiatrique. Il s’agit tout au plus d’une attirance pour les adolescentes. »

S’il reconnaît partiellement ce qui lui est reproché, Andrew Geddes explique son comportement par l’envie « d’exercer (son) pouvoir de séduction » et son narcissisme.

Source : leparisien.fr

 

Mis à jour du 26 Janvier 2020 :

 L’ancien entraîneur condamné à 18 ans de prison pour viol

Andrew Geddes, ancien entraîneur de tennis renommé à Sarcelles, a été condamné à 18 ans de prison pour des viols sur d’anciennes élèves. Il a été reconnu coupable par la cour d’assises des Hauts-de-Seine.

Après sept jours d’un procès éprouvant pour les victimes, marqué par leurs cris de douleur et des témoignages difficiles, il a été reconnu coupable d’avoir abusé ces 4 jeunes filles âgées de 12 à 17 ans au début des années 2000.

Il était le Dieu, il était le gourou. Et il a peu à peu aspiré ces joueuses de tennis, avait décrit l’avocate générale dans son réquisitoire, en réclamant une peine de 15 ans de prison.

À l’époque des faits, Andrew Geddes, 53 ans aujourd’hui, est un entraîneur renommé du club de Sarcelles, le meilleur du Val d’Oise. On lui confie les meilleurs joueurs du département.

Sa première victime a 12 ans lorsqu’elle le rencontre, en 1999. Grand espoir de sa génération, elle assure avoir été abusée près de 400 fois par Andrew Geddes jusqu’à ses 14 ans.

Un schéma qui se répète avec 3 autres victimes, âgées elles de 15 à 17 ans lorsqu’elles sont entraînées par ce coach considéré comme charismatique mais très dur avec ses élèves.

« Personne ne pose de limites »

Les unes après les autres, les victimes ont décrit les rapports d’emprise qui se sont noués entre elles et leur entraîneur. Il les coupe de leurs familles et de leurs amis, leur impose des relations sexuelles souvent violentes, dans sa voiture, dans les toilettes du club ou lors de stages à La Baule.

Lui assure qu’il a toujours cru qu’elles étaient consentantes.

Au moment des faits, du fait de mon immaturité, aveuglé par mon besoin de reconnaissance, j’étais incapable de percevoir un non-consentement, s’est-il défendu.

Ses avocats ont rappelé que bien souvent, le club, l’entourage, voire même les parents étaient au courant de ces relations.

On est dans une situation où tout le monde est au courant et personne ne pose de limites. Andrew Geddes pensait avoir des relations amoureuses et que ces relations étaient consenties,

a insisté Me Benjamin Mathieu, l’un de ses conseils.

On nous explique que ces souillures pourraient être une histoire d’amour,

s’est indigné Me Nicolas Cassart, l’avocat d’une des jeunes femmes.

Mais une histoire d’amour n’a pas pour périmètre le siège avant d’un véhicule,

a-t-il tonné.

Les déclarations de l’accusé sur le consentement des victimes sont

un jet d’essence sur un feu qui peine à s’éteindre et qui ne s’éteindra sans doute jamais,

a dénoncé Me Didier Leick, l’avocat de deux des jeunes femmes.

Source : ouest-france

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