30
SEP
2019

Limoges | Un ancien instituteur de 63 ans, déjà condamné pour agressions sexuelles sur sa nièce de 5 ans, a été condamné à 2 ans avec sursis pour détention d’images pédopornographiques

L’homme de 63 ans aujourd’hui, a déjà été condamné pour agressions sexuelles sur sa nièce de cinq ans, dans les années 90. Le 5 décembre 2015, une jeune femme pousse la porte de la gendarmerie. Un geste qui a pris du temps. Des années.

Illustration
© MARQUET Frédéric

Elle vient dénoncer des faits de viol de la part de son instituteur quand elle était en école maternelle dans les années 90. Faute de preuve, sa plainte n’a pas abouti.

Mais elle a déclenché une enquête, des investigations et des perquisitions chez cet ancien instituteur, installé depuis 2005 en Haute-Vienne.

L’homme de 63 ans aujourd’hui, a quitté l’éducation nationale après avoir été condamné en 1999 pour « agressions sexuelles » sur sa nièce alors âgée de cinq ans.

Ce vendredi 27 septembre, il était là, face aux trois juges du tribunal correctionnel de Limoges.

Il était poursuivi pour détention d’images pédopornographiques et consultation habituelle de site pédopornographiques.

Environ 1.500 images, photos réelles et dessins, ont été retrouvées dans son matériel informatique.

Après avoir exercé son droit au silence pendant les auditions auprès des enquêteurs, il a accepté ce vendredi de répondre à la présidente de l’audience Fabienne Courrèges, qui lui demander le pourquoi de ces images et de ces consultations.

« Parce que… j’ai des problèmes considérés comme une maladie, débute-t-il, hésitant dans les termes.

J’ai une sorte d’addiction à des fantasmes.

Après mon arrestation dans les années 90, j’ai commencé un suivi psychiatrique avec l’obligation de soins que j’avais à effectuer et j’ai continué à être suivi jusqu’en 2016.

Tout cela a évolué quand j’ai rencontré ma femme.

J’arrive aujourd’hui à avoir une sexualité d’adulte et je n’ai plus eu d’actes d’attouchements envers les enfants…

Par contre, avoue-t-il, tout cela n’a pas éliminé les fantasmes que j’ai dans la tête.

Je vais travailler là-dessus. »

Une parole franche et rare.

Et qui glace le sang de la vice-procureur Karine Jaïn.

« Je suis inquiète quand il nous explique avoir toujours des fantasmes.

Je suis encore plus inquiète de la relation avec sa femme qui le comprend et le soutient.

Je pense au couple Fourniret-Olivier. »

Depuis leur rencontre en 2000, le couple a eu un enfant.

Une fille.

« Votre femme a déclaré avoir toujours fait attention à votre comportement envers votre fille… », précise la juge Courrèges.

« C’est une maladie psychiatrique, insiste Me Philip Gaffet pour la défense.

Et il fait un travail important pour se libérer de ses fantasmes qui, osons-le dire, le font souffrir. »

Le tribunal n’a pas retenu la peine de deux ans proposée par le parquet, mais il a retenu le suivi sociojudiciaire requis, pour une durée de cinq ans avec une injonction de soins et l’interdiction de travailler en contact avec des mineurs pendant dix ans.

S’il ne s’y tient pas, il encourt une peine de deux ans.

NDWP : Contrairement à ce que raconte le prévenu, et vu que ni le juge ni le journaliste ne trouve bon de le préciser : La pédophilie n’est pas une maladie, c’est une perversion !

C’est la structure de leur personnalité qui est ainsi faite, et même si c’est catégorisé comme trouble psychiatrique et que certains facteurs peuvent déclencher ou aggraver cette perversion (comme des abus dans l’enfance par exemple), il ne s’agit pas là d’une “maladie”. De plus il n’existe pas de méthode efficace pour éviter la récidive.

Source : Le Populaire

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