25
JAN
2020

Montargis | Deux trentenaires qui avaient abusé d’une mineure de 17 ans condamnés à 1 et 2 ans de prison

Christian et Moussa ont été reconnus coupables d’agressions sexuelles envers une adolescente de 17 ans et condamnés, par le tribunal correctionnel de Montargis, à des peines de trois et deux ans de prison, dont un an avec sursis.

Les prévenus, âgés tous deux d’une trentaine d’années, auraient pu se retrouver devant une cour d’assises. Mais comme l’a expliqué le président Paul Huber, l’accusation de viols avait été requalifiée en agressions sexuelles à la demande de la victime qui tenait absolument “à sortir de ça au plus vite”.

Les faits se sont déroulés en deux temps.

Dans la nuit du 2 au 3 juillet 2018, tout d’abord, Christian a entraîné la mineure chez lui, à Amilly, où il a eu des rapports sexuels avec elle.

La nuit suivante, lui et son ami Moussa l’ont conduite dans une chambre d’hôtel de l’agglomération montargoise, où le second a, à son tour, profité d’elle tandis que le premier s’est livré à des caresses.

Alcool, drogue et médicaments

Selon eux, la jeune fille était parfaitement consentante.

Mais lors de l’enquête, la victime a donné une version totalement différente.

Certes, le premier soir, elle a bien rejoint Christian avec lequel elle avait correspondu sur Snapchat.

Mais dans son esprit, elle souhaitait simplement s’en faire “un nouveau pote”.

Comment s’est-elle retrouvée dans son lit ?

Alors qu’elle prend des anxiolytiques et des antidépresseurs, elle aurait été amenée à consommer de l’alcool et à fumer un joint et aurait été prise de nausées, puis de vomissements.

La suite, elle ne s’en souvient plus.

Ce qu’elle sait seulement, c’est qu’au matin du 3 juillet elle s’est retrouvée sans culotte au côté de Christian.

Un scénario qui s’est répété la nuit suivante, après ingestion du même mélange détonnant.

Selon les psychologues qui l’ont examinée, rejetée par ses parents et élevée par des grands-parents violents, la jeune fille est particulièrement fragile et souffre d’un besoin de reconnaissance.

Elle est incapable de distinguer le danger et d’évaluer l’intention d’autrui.

De là à penser que les deux prévenus ont vu en elle une proie facile, il n’y a qu’un pas que l’avocate de la partie civile n’a pas hésité à franchir.

Pour elle, ils ont abusé de sa naïveté et l’ont conduite à boire et à fumer en vue de la violer.

La procureure a, elle aussi, soutenu avec force que les rapports sexuels avaient été imposés.

En défense, les avocates des prévenus ont regretté l’absence, à l’audience, de la victime qui, à leurs yeux, “n’assume pas”.

Elles ont déploré qu’aucune confrontation n’ait jamais été organisée.

Enfin elles ont souligné l’absence, chez la victime, de lésions compatibles avec des agressions sexuelles.

Des arguments qui n’ont pas suffi à convaincre le tribunal.

Source : La République du Centre

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