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AOûT
2019

Montpelier | Jean Plantin un grand-père par alliance fait appel de sa condamnation pour pédophilie

Un grand-père condamné pour pédophilie fait appel de sa condamnation

Illustration l’indépendant

Il avait été condamné à un an et demi de prison pour des faits d’agression sexuelle remontant à plusieurs années en arrière, sur les petites-filles de sa compagne. Une affaire douloureuse qui se prolonge encore.

Vendredi 28 juin dernier, le tribunal correctionnel de Narbonne avait statué sur une affaire de mœurs impliquant un grand-père par alliance. Jean Plantin, 69 ans, absent à l’audience pour raison de santé et placé sous contrôle judiciaire depuis 4 ans, a été condamné ce jour-là. Il avait comparu pour agressions sexuelles sur deux mineures de moins de 15 ans par ascendant, commis de janvier 2007 à septembre 2011 à Lyon et Saint-Nazaire-d’Aude.

Les deux sœurs, aujourd’hui âgées de 20 et 21 ans étaient venues de Lyon, accompagnées de leurs parents, tous quatre parties civiles. Le tribunal, après avoir délibéré, s’était prononcé en faveur de la culpabilité de Jean Plantin, le condamnant à 3 ans de prison, dont 18 mois avec sursis, à payer 9 000 euros à chacune des sœurs, et 1 000 euros aux parents.

Jean Plantin vient de relever appel de ce jugement. Le Parquet, de son côté a fait de même, ce qui permettra à la Cour d’appel de Montpellier de réexaminer l’intégralité des faits.

Hospitalisée en pédopsy, l’adolescente révèle les agressions à caractère sexuel

Face à la souffrance de ses filles, la mère les avait fait parler et avait obtenu une première révélation. Léa, du bout des lèvres, avait évoqué des caresses sous contrainte. Sa sœur avait aussi révélé des actes de nature sexuelle.

L’examen pratiqué sur les fillettes avait fait état de graves difficultés psychiques, expliquant les échecs scolaires par des troubles de la concentration, et diagnostiquant des troubles de la personnalité. La petite sœur souffrait d’un état dépressif.

C’est en 2012, après le dépôt de plainte que Léa, 13 ans, fut hospitalisée en pédopsychiatrie. C’est lors de cette prise en charge spécialisée que l’adolescente avait, dans une lettre adressée à sa mère, décrit que le compagnon de sa grand-mère la forçait à le masturber et à des fellations.

Deux ans après les premières révélations, Jean Plantin, placé en garde à vue, nie, évoque des manipulations. À la suite de l’ouverture de l’instruction pour viol, il a pu être entendu par le juge en 2015, et placé sous contrôle judiciaire.

L’expertise médicale avait mis en avant une paraphilie secondaire et une dangerosité sociale. Le procureur n’avait pas requis de condamnation. Cette affaire, qui a souffert de lenteur de procédure, se prolongera encore plusieurs années.

Source : lindependant

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