11
MAR
2019

Montpon-Ménestérol | Un prof de musique de 74 ans condamné à 8 mois de prison pour agressions sexuelles sur une adolescente de 12 ans

Huit mois de prison ont été prononcés à l’encontre de l’enseignant de 74 ans.

Illustration : Isabelle Louvier

Le tribunal correctionnel de Périgueux (Dordogne) a reconnu, lundi 4 mars, un professeur de musique coupable d’agressions sexuelles. La victime se trouve être une élève de 12 ans.

L’homme, âgé de 74 ans, écope d’une peine de huit mois d’emprisonnement.

S’ajoute un suivi sociojudiciaire de trois ans impliquant une obligation de soins et une interdiction d’effectuer la moindre activité impliquant des mineurs.

Cette condamnation vient sanctionner une série d’attouchements commis entre juillet et novembre 2018, au domicile du septuagénaire, à Montpon-Ménestérol.

C’est là qu’il dispensait ses cours.

Il enseignait à l’adolescente le solfège, la clarinette et le synthétiseur.

C’est à l’occasion de pauses, dans la cuisine, qu’il lui imposait des baisers et des câlins.

Un jour, il a également glissé une main dans la culotte de son apprentie.

C’est cette agression qui a encouragé l’élève à parler, ce qu’elle n’avait pas osé faire plus tôt, craignant la réaction de son professeur.

« C’était une époque où j’étais très mal.

J’ai ressenti une affection pour cette enfant, j’ai complètement dérapé », a expliqué à la barre Jean-Michel Sarrazit, affirmant ressentir une « honte terrible ».

« Ce n’est pas normal d’avoir une attirance sexuelle vis-à-vis d’une jeune fille de cet âge, je le reconnais volontiers.

Je suis malade, je suis le seul responsable.  »

Ses autres élèves ont été interrogés : aucune n’a dit avoir subi pareils actes.

Au vu de l’ancienneté des faits, il n’était pas jugé en récidive, mais il avait déjà été condamné pour des faits similaires, 15 ans plus tôt.

Le procureur de la République, François Tessier, a requis 18 mois d’emprisonnement, dénonçant une trahison – envers la fillette, ses parents, ainsi que sa mission d’enseignant – et une attitude relevant de la prédation.

« On le décrit un peu facilement comme un prédateur.

Même l’experte, qui n’a pourtant pas des termes flatteurs à son égard, ne le dit pas », a répliqué Me Marsat pour la défense, indiquant que son client était inscrit dans un parcours de soins « auquel il adhère ».

Source : Sud Ouest

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