18
JUIN
2019

Morbihan | Plusieurs affaires de viols sur mineurs à déplorer dans le département

Quatre affaires de viols jugées du 19 juin au 5 juillet

PHOTO FRANCOIS DESTOC / LE TELEGRAMME QUIMPER (29)

 La cour d’assises du Morbihan siégera pour sa troisième session de l’année, du mercredi 19 juin au vendredi 5 juillet. Quatre affaires de viols, dont trois se sont déroulées dans le département, sont inscrites au rôle.

Le frère le frère du beau-père condamné à trois ans ferme

La première affaire audiencée, devant la cour d’assises du Morbihan, à Vannes, les mercredi 19, jeudi 20 et vendredi 21 juin concerne un viol sur une mineure de moins de 15 ans. Un homme de 35 ans, aujourd’hui domicilié en région parisienne, se voit accuser d’avoir abusé de la fille de la compagne de son frère.

À l’époque, celle-ci était âgée d’une dizaine d’années. Elle avait dénoncé les faits, quand elle avait une douzaine d’années, affirmant qu’ils s’étaient reproduits à plusieurs reprises et donnaient comme point de repère, une période qu’elle situait à sa classe de CM2 et sa sixième.

Selon elle, ils s’étaient déroulés dans l’appartement de sa mère et de son beau-père, dans le quartier de Kervénanec, à Lorient. À une époque, où le frère de son beau-père, résidait avec eux. L’accusé, qui comparaîtra libre, conteste l’intégralité des faits qui lui font encourir 20 ans de réclusion.

Mise à jour du 25 Juin 2019 sur cette affaire :

Poursuivi pour viol sur mineur de moins de 15 ans, le trentenaire a été condamné, ce vendredi, par la cour d’assises du Morbihan, à 5 ans d’emprisonnement dont 2 ans avec sursis et mise à l’épreuve. Le verdict a été rendu après trois jours d’audience.

Accusé d’avoir abusé la fille de la compagne de son frère, l’homme âgé de 34 ans qui comparaissait libre encourait 20 ans de réclusion. Des faits qui auraient été commis entre janvier 2011 et mai 2012, quand l’accusé habitait à Lorient, chez son frère et sa compagne et où vivait également, la fille de celle-ci.

La parole libérée après son placement en famille d’accueil

Cette cohabitation sous un même toit d’un an et demi avait pris fin en mai 2012, quand la mère de famille a mis en cause son beau-frère, âgé à l’époque de 27 ans. Aux policiers, elle expliquera être inquiète de « la relation amoureuse » nouée entre lui et sa fille, des baisers surpris entre eux et des photos retrouvées dans la chambre de la mineure.

Finalement, la jeune fille ne commencera à libérer sa parole qu’après avoir été placée en famille d’accueil suite aux violences subies, à cette même période, de la part de sa mère et de son beau-père. À ses éducatrices, elle confiera avoir été contrainte à des relations sexuelles, par le frère de son beau-père. Elle aurait gardé le silence par crainte des réactions de sa famille qui avait prévu un « mariage arrangé avec lui ».

10 ans requis par le ministère public

Des accusations totalement contestées par l’accusé, aujourd’hui domicilié en région parisienne, marié et père de deux enfants. Pour lui, ces accusations procèdent « d’une machination née d’un conflit avec son frère et la mère de la jeune fille ». Tout serait parti de la plainte pour violences déposée par la mineure contre eux.

L’avocat général avait requis 10 ans de réclusion. Le verdict a été rendu après trois jours d’audience. Le Francilien écope de 5 ans d’emprisonnement dont deux ans assortis du sursis avec mise à épreuve pendant deux ans, avec interdiction d’entrer en contact avec la victime et obligation d’indemniser la partie civile.

Source : letelegramme

Viols sur deux générations

Prendra ensuite le relais, les jeudi 27, vendredi 28 juin et le lundi 1er juillet, une affaire de viols et d’agressions sexuelles sur mineures de moins de 15 ans. Là encore, ils s’inscrivent dans un contexte intrafamilial, puisque les plaignantes sont les petites-nièces de l’accusé. Pour les nièces à l’origine des poursuites engagées, les faits ont été frappés de prescription, vu leur ancienneté.

L’homme, âgé de 50 ans, demeurant dans le pays de Lorient comparaîtra également libre. Il nie les faits depuis le départ, les mettant sur le compte d’un « complot familial ». Les faits en question, seront jugés à huis clos à la demande des deux parties civiles. Lui aussi, encourt une peine de 20 ans de prison.

Ses deux accusatrices n’avaient pas dénoncé les faits aussitôt. C’est quand trois nièces du quinquagénaire avaient elles-mêmes évoqué les faits en réunion de famille, que les petites-nièces avaient parlé. Ils se seraient produits alternativement à Kervignac et Plouay et dateraient des années 1994 à 1998, soit à une époque où les deux plaignantes avaient 8 ans pour l’une et 14 ans pour l’autre.

 

La quatrième affaire sera audiencée les 2, 3, 4 et 5 juillet. Un homme de 83 ans, qui comparaîtra libre et qui n’a jamais été détenu, est accusé de faits de viol et atteinte sexuelle sur mineurs de 15 ans, par personne ayant autorité. Les faits remontent à une période comprise entre 1990 et 2001 et se seraient déroulés à Asnières-en-Montagne (Côtes-d’Or).

Le procès se tient à Vannes car l’accusé réside aujourd’hui dans le Morbihan. Trois femmes, mineures au moment des faits, se sont portées partie civile. Elles auraient été victimes d’atteinte sexuelle et de viol pour certaines d’entre elles, au domicile de leur nourrice, qui se trouvait être la compagne de l’accusé.

Les accusations ont été prononcées au cours des années 2010, plusieurs années après les faits. L’accusé, lui, a farouchement nié les faits qui lui sont reprochés depuis le début de l’affaire.

Source : letelegramme

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