M e Vaxelaire  défend le pédocriminel de famille. Photo Cédric JACQUOT

Ce lundi après-midi s’est ouvert un procès qui va mettre la sensibilité des jurés de la cour d’assises de Nancy à rude épreuve.

Ils se retrouvent en effet confronté à une histoire de mœurs particulièrement odieuse.

Il n’existe pas vraiment de dossiers de viols sur des mineurs qui soient légers et poétiques.

Mais ce que la Justice reproche à Bruno V, un cusinier nancéien de 57 ans, relève du pire de la nature humaine.

L’affaire a éclaté au printemps 2014 lorsque sa femme, une Ukrainienne beaucoup plus jeune que lui qu’il a rencontré et épousé six ans plus tôt dans son pays, a découvert dans son portable des photos dénudées de sa fille de 15 ans.

Interpellé et placé en garde à vue, le quinquagénaire a expliqué qu’il s’agissait d’un jeu et que sa belle-fille était consentante. Voire demandeuse.

Mais les clichés ne montrent pas vraiment une ado respirant la joie de vivre.

De plus, l’accusé les a diffusés sur des sites pornographiques en les agrémentant de remarques plus que graveleuses. Ce qui n’est pas une première pour lui.

Il propose de livrer sa fille en pature à des pédophiles

Il avait déjà fait la même chose ou presque avec sa propre fille issue d’une précédente union.

C’était dix ans plus tôt en 2004.

Il a effectué des montages photographiques avec l’image de son enfant alors âgée de 13 ans.

Il a superposé sa tête sur des corps de jeunes filles dans des postures pornographiques.

Puis il a diffusé ces photos sur internet. Accompagnés de commentaires d’une violence, d’une grossièreté et d’une obscénité sidérante.

Il proposait ni plus, ni moins, que de livrer sa fille en pâture à des pédophiles pour lui infliger tous les sévices possibles et imaginables.

Des fantasmes et rien d’autres, s’était défendu le père de famille.

Mais, d’une part, cela lui a valu d’être condamné en 2004 à 2 ans de prison dont 18 mois avec sursis et mise à l’épreuve.

D’autre part, lorsque sa fille a été réinterrogée, dix ans plus tard, suite à la révélation de la nouvelle affaire, elle a révélé que les faits ne s’étaient pas limités à l’utilisation de photos d’elle mais que son père l’avait violée à plusieurs reprises.

La belle-fille de l’accusé a aussi fini par faire des confidences similaires.

Elle aussi accuse Bruno V. de viols bien réels et pas seulement d’élucubrations virtuelles sur internet.

Le père de famille conteste les abus sexuels.

Lors de son procès qui doit durer une semaine et qui se déroule à huis-clos, il sera défendu par Me Aurélie Vaxelaire.

Les victimes seront, elles, assistées par Me Kevin Duprat et Me Florian Harquet.

Source : EstRépublicain