17
SEP
2020

Nantes | 9 ans de prison pour le viol d’une fillette de 7 ans

La cour d’assises de la Loire-Atlantique a prononcé 9 ans de prison à l’encontre d’un habitant de Haute-Goulaine qui était jugé pour avoir violé sa voisine de 7 ans en mars 2018.

Âgé de 55 ans, ce préparateur de commandes s’était vu confier la garde de la fillette par sa mère, quand elle partait travailler comme femme de ménage.

Mais celle-ci avait été prise d’un certain « malaise » un jour qu’elle était revenue chez elle à l’improviste : elle avait retrouvé l’appartement « plongé dans le noir », et avait surpris son voisin sortant de la chambre de sa fille le « pantalon baissé » avec un « essoufflement étrange ».

Il lui avait alors assuré avoir « juste fait un câlin » à sa fille.

Un récit insoutenable

Devant les gendarmes, l’homme avait d’abord certifié que c’est la fillette qui lui avait demandé de lui « faire l’amour ».

« Acculé » face à ses « contradictions », d’après les enquêteurs, il avait ensuite affirmé que sa victime « voulait voir sa quéquette », qu’elle lui avait « demandé de lui caresser le minou » car « ça lui faisait du bien ».

La fillette lui avait même fait « volontiers une fellation », avait encore assuré le prévenu lors de sa garde-à-vue.

L’enfant avait également été victime de pénétrations digitales.

Mais il n’y avait pas eu de pénétration sexuelle car le quinquagénaire « n’avait pas réussi à bander », du propre aveu de l’intéressé.

Des propos insoutenables pour les membres de la famille présents dans la salle.

Les perquisitions menées à son domicile avaient permis de découvrir 15 DVD a priori de pornographie adulte, au vu de leurs jaquettes, mais les gendarmes n’en avaient à vrai dire pas vérifié le contenu.

Un manque d’investigation au détriment de la victime et des autres victimes potentielles

La présidente de la cour d’assises a d’ailleurs regretté cette lacune, estimant que l’accusé avait très pu dissimuler des vidéos pédo-pornographiques dans des boîtiers en apparence licites.

« La garde-à-vue dure quarante-huit heures, on n’avait pas le temps de regarder quinze DVD », lui a répondu la directrice d’enquête.

La présidente de la cour s’est aussi interrogée sur le fait que l’accusé ait été convoqué à la gendarmerie par téléphone, et non pas interpellé chez lui,

« ce qui lui laissait le temps de détruire des éléments compromettants ».

« Traits psychopathiques »

Cet homme aux « traits psychopathiques » et empreint « peut-être d’un peu de perversité », selon un psychiatre, a été comparé par une avocate des parties civiles au « grand méchant loup » des contes de fées.

Appelée à témoigner au premier jour du procès, l’une des anciennes épouses du prévenu l’a d’ailleurs décrit comme un homme « assez impulsif » et « porté sur la chose ».

Le couple s’était connu à l’été 2000 au camping de Saint-Julien-de-Concelles, où l’accusé vivait alors à demeure après un premier divorce.

“Un jour que je m’étais endormie sur le canapé, je me suis réveillée car il faisait son affaire sur moi »,

a rapporté cette ancienne alcoolique, qui vivait alors avec sa fille de 6 ans et qui a préféré déménager depuis sur Saint-Nazaire.

« Quand je lui ai demandé ce qu’il était en train de faire, il s’est rhabillé comme si de rien n’était. »

A vrai dire, l’homme n’a pas connu une enfance heureuse : sa mère biologique était alcoolique, se prostituait et vendait son lait maternel à ses voisines.

Il avait ensuite été confiée à une famille d’accueil dans la Creuse.

L‘avocate générale avait requis à son encontre 12 ans de réclusion criminelle, un suivi socio-judiciaire de cinq ans à sa sortie de prison avec obligation de suivre des soins psychiatriques.

Elle avait rappelé aux jurés de la cour d’assises que les crédits de réduction de peine (CRP) dont dispose chaque détenu à son arrivée en prison permettent « globalement de réduire la peine d’un tiers » si celui-ci se comporte correctement.

L’homme encourait théoriquement jusqu’à vingt ans de prison pour ce « viol par personne ayant autorité »

Source : actu.fr

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