27
SEP
2019

Noirmoutier-en-l’Ile | Le pédocriminel du Dark Web Sébastien Billard s’en prenait aux fillettes de son entourage

Un Vendéen a été condamné à Nantes à quatre ans de prison et maintenu en détention pour avoir agressé des fillettes. Il avait sévi en Deux-Sèvres.

© C.François France Televisions

Un informaticien de Noirmoutier-en-l’Ile (Vendée) a été condamné ce lundi 23 septembre à quatre ans de prison ferme et maintenu en détention, par le tribunal correctionnel de Nantes. Reconnu coupable d’agressions sur plusieurs fillettes de son entourage à Saint-Hilaire-la-Palud (Deux-Sèvres), Cierrey (Eure) et Nantes (Loire-Atlantique) en 2015 et 2016. Sébastien Billard, qui a déjà purgé treize mois de détention provisoire, devra en outre se plier à un suivi sociojudiciaire de six ans à sa sortie de prison.

Cet homme de 37 ans – qui s’était rendu avant son incarcération en Thaïlande et en Afrique du Sud, où il ne s’était « absolument rien passé » avec des mineurs, soutient-il – aura également interdiction de quitter la France pendant cinq ans.

Alors qu’il était sous contrôle judiciaire, il avait pris en photo des enfants sur une plage naturiste en Croatie…
Outre la privation de ses droits civiques, civils et de famille, le prévenu sera inscrit au Fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles (Fijais). Il lui sera aussi interdit d’entrer en contact avec des mineurs pendant dix ans.

Un piège tendu

Le pédophile s’en était d’abord pris à la fille de 7 ans d’une amie de lycée, qui lui avait fait savoir qu’elle venait passer ses vacances dans un camping de Saint-Hilaire-la-Palud (Deux-Sèvres), dans le Marais poitevin. Il avait agressé l’enfant alors qu’elle dormait dans sa Peugeot 307 spécialement aménagée avec un toit panoramique « pour regarder les étoiles ».
Devant un psychiatre qui l’avait examiné ultérieurement, il avait reconnu que le fait de rejoindre son amie de lycée avec ce véhicule n’était pas innocent : c’était « un piège » pour attirer les enfants à l’intérieur.

« Je savais que j’avais des problèmes de pédophilie »,

a reconnu Sébastien Billard, lundi, devant le tribunal correctionnel de Nantes.
La fillette avait révélé les faits dès le lendemain à ses parents, qui avaient aussitôt porté plainte. L’enquête avait alors permis de découvrir que le prévenu stockait « plusieurs centaines de milliers » de photos pédophiles, échangées sur le darkweb ou prises par ses soins, comme sur la plage de Carry-le-Rouet (Bouches-du-Rhône), près de Marseille.

Une “ composante perverse ” dans sa personnalité

Son psychologue l’avait pourtant incité à se débarrasser de ces images, mais Sébastien Billard s’y était montré réticent

« au vu du temps qu’il avait pris pour les amasser ».

La proposition alternative de son thérapeute de les mettre 

« sur une clé USB stockée dans un coffre-fort dans une banque » 

n’avait pas eu davantage de succès auprès de l’intéressé.

Les investigations avaient également permis de s’apercevoir que ce fils d’un couple de Témoins de Jéhovah avait exhibé son sexe devant la nièce d’une ancienne colocataire, quand celle-ci avait été laissée seule avec lui, à Nantes. Il avait également agressé les filles de sa demi-sœur, lors du réveillon de Noël 2015 à Cierrey (Eure), non loin d’Evreux : il avait spontanément avoué les faits dans un e-mail collectif « très détaillé » aux parents de ses victimes et à d’autres proches.

« Je pense que j’ai une composante perverse dans ma personnalité »,

a confessé Sébastien Billard, lundi, lors de son procès. Il a également reconnu consommer régulièrement alcool et cannabis, et « exceptionnellement » de la cocaïne.
L’homme – qui a travaillé par le passé pour le compte de La Poste, via une société de services informatiques – rêve à présent de lancer « une start-up » pour « ubériser le tourisme ». Son dernier voyage en Croatie s’était montré plus long que prévu : après ses photos d’enfants sur la plage naturiste, il avait purgé un an d’emprisonnement sur place.

Source : lanouvellerepublique.fr

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