26
OCT
2019

Orléans | Un homme de 21 ans condamné à 3 ans ferme pour avoir violé sa cousine de 14 ans et pour détention et diffusion de pédopornographie en récidive

Les faits jugés par le tribunal de Châteauroux, lundi dernier, remontent à 2002. La victime avait alors 14 ans. A l’époque, alors qu’elle devait participer à une compétition de judo en région parisienne, elle a fait étape, avec ses parents, à Orléans, pour passer la nuit chez d’autres membres de sa famille.

Lors de cette soirée, la jeune fille, qui se trouve à proximité de son cousin âgé de 21 ans, se rapproche de lui afin de discuter.

Rapidement, le cousin se montre très entreprenant vis-à-vis de la victime et se met à l’embrasser sur la bouche et sur les seins.

Dans ce dossier, la question du consentement se pose, au regard de la plainte pour viol, contre ce même prévenu, adressée par la victime, pour d’autres faits qui se seraient déroulés lorsqu’elle était enfant.

Face à cette accusation, le prévenu originaire de La Châtre, n’est pas très clair concernant le consentement de la victime.

Dans un premier temps, il déclare :

« Elle est venue me rejoindre dans le clic-clac, je ne l’ai pas retenue.

On s’est embrassés.

Le lendemain j’étais dans ses bras. »

Il ajoute également :

« A aucun moment elle ne m’a mis une claque ou m’a repoussé. »

Face aux questions de la présidente, Stéphanie Lochon-Dallet, et du parquet, le prévenu se fait plus hésitant :

« Je n’ai pas dit qu’elle était consentante.

Elle est venue en nuisette pour discuter.

Elle ne venait pas pour ça à la base ».

L’affaire aurait pu en rester là mais celle-ci prend une autre tournure lorsque l’analyse de son matériel informatique révèle l’existence ainsi que la transmission d’images pédopornographiques alors que celui-ci a été condamné à de multiples reprises pour ces mêmes faits.

Marine Labarthe, substitut du procureur, adopte un ton particulièrement grave, notamment à l’égard de la notion de consentement que ne semble pas maîtriser le prévenu.

« Il y a une logique binaire : on est consentant ou on ne l’est pas. »

Elle insiste également sur l’absence de consentement, la différence d’âge, ainsi que sur les conséquences psychologiques sur la victime, qui a fait plusieurs tentatives de suicide.

L’avocat de la défense, Me Julio Odetti déclare :

« On essaie de dire : regardez, c’est un homme qui regarde des images d’enfants de 5 à 14 ans. Et de dire : s’il est capable de faire ça, il peut agresser ! »

Après avoir tenté de montrer que l’affaire n’est pas la seule responsable du mal être de la victime, il conclut :

« On a des maladies qu’on ne choisit pas et qui nous envoient en prison. »

Le prévenu a finalement été condamné à trois ans de prison ferme avec mandat de dépôt.

Il devra également s’acquitter d’un suivi sociojudiciaire pendant cinq ans, avec obligation de soins, d’indemniser le Trésor public, avec interdiction d’exercer des fonctions en lien avec des mineurs.

Il a également été inscrit au fichier des auteurs d’infractions sexuelles, le Fijais.

Source : La Nouvelle République

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