18
OCT
2019

Perpignan | Jugé pour viol sur mineur 20 ans après, il est acquitté !

Le verdict a été rendu ce mardi 15 octobre après deux jours de procès aux assises des Pyrénées-Orientales.

MICHEL CLEMENTZ

“Vous êtes acquitté au bénéfice du doute de l’accusation portée contre vous.” À défaut d’aveux ? À défaut de preuves scientifiques ? Car seule une parole s’est confrontée à une autre ?

Au prononcé du verdict rendu par la présidente, ce mardi 15 octobre, cet homme de 86 ans, aux cheveux blancs et traits creusés par les aléas du temps, dans son polo à manches longues, a quitté libre la cour d’assises des Pyrénées-Orientales. Sans se retourner.

L’octogénaire, jugé depuis lundi, n’a donc pas été reconnu coupable, au terme de moins de 2 heures de délibération, du viol sur mineur de moins de quinze ans commis entre l’été 1994 et l’été 1998 pour lequel il comparaissait. Il était défendu par Me Aziza Traiai.

Ce jour était censé être un aboutissement

C’est en 2012 qu’un jeune homme, alors âgé de 26 ans, s’était présenté au commissariat de Perpignan pour déposer plainte contre l’accusé. Il a été représenté par Mes Valérie Bosc-Bertou et Audrey Sagui.

“Nous sommes particulièrement surprises, ont confié ces dernières abasourdies. Humainement c’est très difficile. Nous accompagnons notre client depuis des années. Espérons qu’il se soit senti écouté puisque son histoire a été jugée devant les assises. Nous, nous n’avons aucun doute sur ce qu’il a subi. Mais ce jour était censé être un aboutissement.”

Le jeune homme, qui s’est constitué partie civile, était tout juste âgé de 8 ou 9 ans lorsque les faits, selon lui, auraient commencé. Il aurait été contraint, après avoir été obligé de boire, à des actes sexuels à une cinquantaine de reprises, “lorsqu’ils étaient seuls sur le bateau, dans les douches municipales du port, dans le véhicule ou encore dans le mobil-home” de l’intéressé devenu “comme un second père.”

Car ce dernier louait un logement à ses parents situé à côté du magasin où il vendait des articles de pêche. Car il emmenait le garçonnet dans ses activités de pêche, chasse, cueillette des champignons. Les abus se seraient arrêtés quand le mis en cause aurait déménagé.

L’enfant n’aurait pas saisi la gravité des faits mais il aurait, le temps se faisant, sombré dans un état de souffrance psychologique le poussant à se réfugier dans des addictions. 

Le ministère public avait requis contre l’accusé entre 5 et 8 ans d’emprisonnement. Il a désormais 10 jours pour interjeter appel de cette décision.

Source : lindependant.fr

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