22
OCT
2019

Ploërmel | Un grand-oncle agé de 57 ans condamné à 2 ans de prison avec sursis pour avoir agressé sexuellement son neveu et petit-neveu de 10 et 9 ans

L’oncle reconnu coupable d’agression sexuelle

Archives Ouest France

Ce jeudi, un homme âgé de 57 ans, comparaissait pour avoir agressé sexuellement son neveu et petit-neveu de 10 et 9 ans à l’époque des faits (Ouest-France du 18 octobre).

L’homme comparaissait à l’audience correctionnelle de Vannes, jeudi 17 octobre 2019, accusé d’avoir agressé sexuellement son neveu et son petit-neveu, à plusieurs décennies d’intervalle.

« C’est tonton qui me touche ! »

avait confié à sa maman, le petit-neveu. L’après-midi du 31 août 2014, l’homme a été surpris allongé sur un lit, entre son petit-neveu et le petit frère de ce dernier, dans la chambre d’une maison familiale située dans le département des Landes.

L’aîné, un garçon de 9 ans, mal à l’aise, s’était alors confié à sa mère, évoquant deux épisodes d’attouchement.

« Je savais que cela arriver, car j’ai subi l’oncle ! Je vous avais averti de faire attention »,

avait ensuite confié à sa sœur, le neveu du prévenu.

Ce dernier avait 10 ans, lorsque les caresses le réveillaient la nuit, une fois que toute la famille était couchée, durant les cinq ou six étés où ils passaient les vacances ensemble. À chaque fois, le petit garçon repoussait cet oncle, « qu’il n’aimait pas ».

Une famille « qui ne parle pas »

Un oncle qui assure être asexué, mais être plus attiré par les hommes que par les femmes et avoir agi par manque de satisfaction sexuelle, sans comprendre que cela pouvait générer un traumatisme. L’expertise à son encontre, révèle une altération du discernement. Sans doute due à un accident dans son enfance, d’auto-tamponneuse, qui a généré des séquelles physiques, mais probablement psychologiques également.

À la barre, la mère du petit-neveu témoigne, en pleurs. Elle relate les moments de bonheur partagés pendant des années, avec cet oncle qui a

« totalement détruit leur vie ».

À ses côtés, son frère, première victime, assure avoir informé ses sœurs, de ses peurs d’enfants en présence de l’oncle.

« J’avais beaucoup de mal à en parler. Je leur ai dit, mais elles n’ont pas entendu »,

confie ce jeune homme taiseux, qui se sent coupable de n’avoir pas pu se faire entendre.

L’avocate de la partie civile évoque l’explosion de cette famille « qui ne parle pas », avant de s’arrêter sur les traumatismes de ceux, à qui on a volé leur enfance et leur insouciance.

La vice-procureur, Magali Pauthier, comprend le silence de ce petit garçon qui n’a pas réussi

« à dénoncer un homme connu et apprécié de tous ».

Si elle entend l’altération retenue par l’expert, elle réfute l’abolition de celui

« qui savait que c’était mal et interdit »,

avant de requérir deux ans de prison avec sursis. La défense oppose la fragilité psychologique de son client souffrant d’un retard mental.

Après délibéré, le tribunal a reconnu le prévenu coupable.

Le tribunal l’a condamné à 2 ans prison avec sursis et mise à l’épreuve pendant deux ans, associé à des soins, son nom est inscrit au fichier des auteurs d’infraction sexuelle.

L’affaire a été renvoyée sur intérêts civils pour chiffrer l’indemnisation des victimes.

Source : ouest-france

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