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AVR
2019

Pontoise | Surnommé le “violeur à la montre”, un homme jugé pour douze agressions

Il doit son surnom de “violeur à la montre” à un mode opératoire : isoler sa victime au prétexte de vouloir récupérer une montre coincée sous une pierre.

Pour isoler ses victimes, la plupart du temps mineures, il prétendait avoir besoin d’aide pour récupérer une montre coincée sous une pierre. illustration Lartigue Stephane

Un homme de 38 ans est jugé à partir de ce lundi pour des viols et des agressions d’adolescentes et jeunes femmes.

Son procès doit durer deux semaines devant la cour d’assises du Val-d’Oise. La plupart des victimes étant mineures au moment des faits, les débats sont susceptibles de se tenir à huis-clos.

L’accusé avait été arrêté en décembre 2016, treize ans après la première agression. Il avait alors 23 ans et la première des douze victimes qui lui sont attribuées en avait 12. Elle avait relaté qu’un homme voulant de l’aide pour retrouver sa montre l’avait entraînée dans un parking isolé et agressée sexuellement.

Des plaintes similaires ont été recensées dans le Val-d’Oise et les Yvelines, mais aussi l’Oise et le Nord. Certaines adolescentes et jeunes femmes ont dénoncé des viols. Le stratagème de la montre, souvent utilisé, et l’ADN ont permis de rapprocher les dossiers, centralisés à Pontoise.

Il reconnaît des “pulsions”

Les enquêteurs de l’Office central pour la répression des violences aux personnes et la police judiciaire de Cergy ont fini par interpeller l’accusé en 2016, aiguillés par le témoignage de la voisine d’une victime, qui se souvient l’avoir entendue dire qu’elle avait reconnu son agresseur dans le campement de gens du voyage de son père.

La victime en question, 34 ans aujourd’hui, affirme n’avoir “jamais dit ça”, mais c’est “grâce à ce témoignage qu’on l’a retrouvé”, souligne son avocate Stéphanie Grandjean.

Sans casier judiciaire, père d’un garçon, le suspect vit alors en couple et se déplace régulièrement dans la moitié nord de la France pour des travaux d’élagage ou de nettoyage de façades.

Il reconnaît rapidement une partie des faits, expliquant avoir cédé à des “pulsions” jusqu’en 2007, quand il a commencé à fréquenter des prostituées. Une agression contre une adolescente de 12 ans qui avait réussi à se dégager en 2015 lui est pourtant imputée.

L’avocat de la jeune fille, Me Christian Gallon, est persuadé que l’accusé “allait faire la même chose qu’avec les autres”.

Source : sudouest.fr

 

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