09
JUIN
2019

Puy-l’Évêque | David Amaral, pédocriminel récidiviste, condamné à 13 ans de prison pour viols et agressions sexuelles sur une mineure de 13 ans depuis qu’elle a 9 ans

Les 6 et 7 juin 2019, à Cahors, David Amaral comparaît devant la cour d’assises du Lot, pour viol et agression sexuelle en récidive.

Photo – Le Progrès / Christophe BOUYER

Premier jour de comparution devant la Cour d’assises du Lot, ce jeudi 6 juin 2019 à Cahors, pour David Amaral, accusé de viol et d’agression sexuelle en récidive, sur une mineure de moins de 15 ans. L’accusé encourt une peine de 20 ans d’emprisonnement.

Le 9 mai 2017, celle que nous appellerons Julie (le prénom a été changé), alors âgée de 13 ans, confie à quatre de ses amies de collège, à Puy-l’Évêque, des faits d’abus sexuels qu’elle subirait depuis l’âge de ses 9 ans, de la part de David Amaral, un ami de ses parents.

Les faits se seraient produits à maintes reprises, notamment à trois endroits.

Au moment où sa compagne était à la maternité à l’occasion de la naissance de leur troisième enfant, l’accusé aurait obtenu des parents de Julie, que celle-ci vienne à son domicile pour lui donner un coup de main.

Les parents de Julie auraient à leur tour hébergé David Amaral, lorsque la compagne de ce dernier l’aurait mis à la porte en raison de son alcoolisation incessante.

David Amaral, chez sa tante, aurait entraîné Julie dans une caravane.

Il est établi que l’accusé aurait partagé la chambre de Julie, entre février 2017 et début avril 2017, puis entre fin avril 2017 jusqu’à début mai 2017.

Deux versions ont été données par la victime, quant au fait que l’accusé partageait sa chambre de temps à autre.

Aux enquêteurs, la jeune fille a indiqué que dans la mesure où David Amaral affirmait souffrir d’un cancer, il était convenu avec ses parents, qu’elle-même souhaitant devenir infirmière, allait le surveiller.

À l’audience de ce jour, Julie affirme qu’elle préférait que David Amaral dorme dans sa chambre, plutôt que de se retrouver dans celle de son petit frère, car elle avait peur que celui-ci subisse la même chose dont elle était victime.

Maître Sophie Grolleau, avocate de l’accusé, s’étonne que les enfants n’aient pas été regroupés dans la même chambre de manière à laisser à David Amaral une pièce pour lui tout seul.

Trois semaines avant la révélation des faits, la mère de Julie apprenant que David Amaral avait déjà été condamné pour des faits d’abus sexuels sur mineures, interroge sa fille afin de savoir s’il l’avait touchée.

Julie a alors répondu par la négative.

La mère de Julie précisait par ailleurs aux militaires de la gendarmerie, qu’elle avait découvert dans l’historique de navigation de l’ordinateur de sa fille, des traces de recherche de sites pornographiques et de jeux de sexe.

Ces recherches dataient de mars et juin 2016 et février et mars 2017.

L’accusé nie avoir utilisé l’ordinateur de la victime.

Pour sa part, Julie réfute tout autre usage de l’ordinateur en dehors du cadre de ses travaux scolaires.

Lors de sa première audition filmée, intervenue le 10 juin 2017, soit le lendemain du signalement des faits dénoncés à la gendarmerie de Puy-l’Évêque, Julie précise aux enquêteurs, ce qu’elle dit à nouveau à l’audience, « que les abus sexuels auraient débuté vers l’âge de 9 ans ».

Elle répète ce qu’elle a déjà plusieurs fois déclaré, à savoir, que David Amaral l’embrassait sur la bouche et lui caressait les parties intimes, sa poitrine et son sexe, par-dessus et par-dessous les vêtements, qu’elle le repoussait, mais qu’il insistait…

Elle maintient également que l’accusé lui montrait des vidéos sur son téléphone, qu’elle ne voulait pas voir.

Quant à lui, l’accusé assure que cela n’est pas possible car à cette époque-là, il ne disposait que d’un vieux téléphone mobile à clapet.

« C’est faux ! » déclare la jeune fille.

Ce serait dans la caravane, chez sa tante, que David Amaral lui aurait mis son sexe dans le sien pour la première fois.

L’accusé nie mordicus ces allégations, indiquant qu’il n’y avait pas de rideau dans la caravane et que cela n’aurait pas été possible.

La jeune fille évoque plusieurs pénétrations et sodomies, sans toutefois être en mesure de donner un nombre précis.

Selon le rapporteur des examens gynécologiques, il est possible que Julie ait pu subir une ou plusieurs pénétrations, digitale ou pénienne.

Au demeurant, les analyses ADN ont révélé des traces de sperme de David Amaral sur un pantalon, une housse de matelas et une couverture appartenant à Julie.

L’ancienne compagne de David Amaral explique s’être séparée de lui, à la fois en raison de son addiction à l’alcool et parce qu’elle avait appris qu’il avait été condamné suite à des attouchements sur sa fille aînée issue d’une précédente relation et sur la fille d’un ami.

Par jugement du tribunal correctionnel de Cahors, en date du 30 juin 2016, David Amaral, en dépit de ses dénégations, a été condamné pour une double agression sexuelle ; sur sa fille aînée âgée de 10 ans au moment des faits et sur une autre jeune fille, également âgée de moins de 15 ans.

Il écopait alors d’une peine de 15 mois d’emprisonnement assortie d’un suivi socio-judiciaire de trois ans.

David Amaral nie à nouveau avoir commis les faits dont il est accusé.

Dans la salle d’audience, au premier rang, Julie caresse le chien d’assistance judiciaire, lui permettant de contenir son émotion.

Vendredi 7 juin 2019, place à l’avocat de la partie civile, maître Laurent Belou, au nom de la victime et de ses parents.

Viendra ensuite le réquisitoire de l’avocat général Mme Cécile Lasfargues, suivi de la plaidoirie de maître Sophie Grolleau, avocat de la défense.

Source : Actu

Mise à jour du 9 Juin 2019 :

David Amaral condamné à 13 ans de réclusion criminelle pour viol sur mineure

Maître Sophie Grolleau, avocate de la défense de David Amaral.

La cour d’assises du Lot a reconnu David Amaral coupable de viol et d’agression sexuelle en récidive et l’a condamné à 13 ans de réclusion criminelle.

Cette deuxième journée d’audience, à Cahors, devant la cour d’assises du Lot, pouvait-elle mettre à mal les accusations de viol et d’agression sexuelle en récidive portées à l’encontre de David Amaral ?

Face à la défense, qui par la voix de maître Sophie Grolleau allait plaider l’acquittement, la plaidoirie de maître Laurent Belou au nom des parties civiles (la victime et ses parents) allait-elle résister ? Le réquisitoire de Mme Cécile Lasfargues, avocat général, allait-il conforter le poids de l’accusation ? Le président Cyril Vidalie distribue la parole.

« L’acte sexuel imposé à un mineur déshumanise »

« Un moment de vérité ! »

souligne maître Laurent Belou en prenant la parole sur les coups de midi sonnés ! Dans un premier temps, l’ancien bâtonnier évoque la détresse de la jeune victime, âgée de 9 à 13 ans au moment des faits présumés, venue la veille à la barre, témoigner de son vécu, se cramponnant à la laisse de LOL (le chien d’assistance judiciaire) qui ne l’a pas quittée durant ces deux jours et donnant la main à maître Anne-Sophie Goze, son associée.

« Les mots que je porte pour elle, doivent lui permettre d’aller mieux demain… avec une autre vision du monde ! »

s’exclame-t-il. Il met l’accent sur tout ce qu’a détruit l’accusé chez la victime.

« Où est le consentement quand il s’agit d’un homme de 46 ans sur une enfant de moins de 13 ans ? »

s’insurge-t-il, avant de renchérir :

« Vous l’avez projetée, tel un pantin articulé, dans le monde de la vieillesse, sans transition ! Vous avez aboli le temps, pour votre plaisir, en une seconde ! »

Pour l’avocat, il faut que le procès permette à la victime de recoller l’esprit et le corps. Maître Belou ne veut pas entendre dire que c’est la victime qui est venue le chercher. Il place l’accusé devant l’une de ses contradictions ; d’une part reconnaître que Julie est une enfant et d’autre part affirmer qu’elle a consenti à l’acte sexuel.

L’avocat combat farouchement la thèse du consentement, laquelle à ses yeux, n’est pas « entendable » ! Il fait valoir les conclusions des experts, montrant que Julie n’a aucune maturité sexuelle et qu’elle ne parle de sexe à personne.

« Pour ne pas souffrir, elle s’est déconnectée en quelque sorte… elle s’est placée en état de sidération »

insiste-t-il. L’acte sexuel imposé à un mineur déshumanise. Il souhaite que la condamnation de l’accusé permette à la victime de vivre, en la libérant du poids qui encombrait son existence.

« Il n’y a aucun doute sur la culpabilité de l’accusé »

Dans son réquisitoire Cécile Lasfargues le clame haut et fort :

« Il n’y a aucun doute sur la culpabilité de David Amaral ».

Elle évoque l’affaire antérieure qui a vu l’accusé condamné par le tribunal correctionnel de Cahors, alors qu’il avait nié les faits reprochés. Sa propre fille avait dans un premier temps dénoncé les attouchements dont elle était victime, mais le dossier avait été classé sans suite, faute de preuves.

Jusqu’à ce qu’une seconde plainte survienne et amène la justice à rouvrir le premier dossier, conduisant les poursuites engagées à une condamnation prononcée en juin 2016, à 15 mois d’emprisonnement assortie d’un suivi socio-judiciaire de 3 ans. Mme Lasfargues s’appuie sur le témoignage de la victime, qu’elle corrobore avec les images de corps juvéniles saisies sur le téléphone de l’accusé.

Elle reprend les symptômes concernant des enfants abusés, relevés chez Julie : perte de confiance en soi, changement de comportement, sentiment de culpabilité, renfermement, agressivité… Selon elle, Julie est une enfant (aujourd’hui âgée de 15 ans), qui présentait tous les traits d’une proie facile : vulnérable, manipulable, fragile, en recherche d’affection… incapable de dire non et de se protéger. Elle fustige tous les stratagèmes mis en place par l’accusé pour arriver à ses fins : le viol !

Enfin, l’avocate générale relève que la mesure de suivi socio-judiciaire, n’a pas empêché la récidive, parce que l’accusé ne s’est pas engagé dans une démarche de remise en question. Elle retient également que le risque de réitération des faits est réel et elle requiert 15 ans de réclusion criminelle.

« Ce n’est pas parce qu’il est détestable, qu’il est forcément coupable ! »

« À quoi cela va-t-il servir que je me lève, car depuis le début de ce procès, David Amaral est désigné comme coupable ! »

se demande maître Sophie Grolleau. L’avocate du barreau d’Agen considère que le procès de son client a été mené à charge et n’a pas été équitable. Maître Grolleau remet en cause le fonctionnement même de la justice, s’indignant que son client ait déjà purgé 2 ans de détention provisoire, alors qu’il est présumé innocent. Elle dénonce le fait qu’il ait comparu dans un box en verre.

« Ce n’est pas parce qu’il est détestable, qu’il est forcément coupable ! »

s’exclame-t-elle. Elle insiste sur le principe du droit pénal français selon lequel le doute doit profiter à l’accusé.

« Oui, il a eu des relations sexuelles avec la victime et moralement ce n’est pas bien ! »

déclare maître Grolleau. Selon elle, il aurait cédé à la tentation de Julie. Pour autant, cela ne ferait pas de lui un violeur et il ne serait pas juste, « du point de vue juridique » de le condamner.

« Je ne défends pas l’acte reproché ; je défends l’homme ! »

insiste-t-elle. Et l’avocate de tenter de renverser la table.

Dans un premier temps, maître Grolleau considère qu’il n’est pas possible que Julie ait accepté que David Amaral vienne dormir dans sa chambre, si comme le soutien l’accusation, elle avait été agressée sexuellement auparavant.

Quant à l’ordinateur de la jeune fille, par rapport aux mots-clés retrouvés dans l’historique, tels que

« comment faire l’amour à un homme – amour au collège »,

l’avocate estime que ce ne peut être imputé à son client.

« C’est bien Julie qui a effectué ce type de recherches »

souligne-t-elle. L’avocate de la défense ne croit pas non plus que Julie soit venue dans le lit de David Amaral,

« uniquement pour se réchauffer ».

Enfin, au sujet des baies rouges toxiques que Julie aurait avalées, l’avocate fait remarquer que cet épisode est survenu bien avant que son client soit impliqué dans les relations de la famille.

« Ceci prouve que son mal-être ne datait pas de la venue de mon client dans la famille ! »

observe-t-elle.

David Amaral se sentait-il aimé par Julie, serait-ce pour cette raison qu’il n’aurait pas dit non ?

Dans ce dossier, l’avocate de l’accusé, fait remarquer qu’il n’y a pas de violence, de menace, de contrainte, ou de surprise, l’un des éléments indispensables pour soutenir une accusation de viol.

Depuis, le 13 mai 2017 jour de l’incarcération de David Amaral, jusqu’à ce 7 juin 2019, maître Grolleau comptabilise 750 jours de prison. Elle demande son acquittement !

Après plus de trois heures de délibéré, les six jurés et les trois magistrats de la cour d’assises du Lot ont condamné David Amaral à la peine de 13 ans de réclusion criminelle.

« Vous avez 10 jours pour interjeter appel »

a rappelé le président Cyril Vidalie, avant de clore l’audience. Il sera bientôt 20 h. L’accusé repart sous escorte policière, alors que Julie et les siens se serrent dans les bras, submergés par l’émotion.

Source : actu.fr

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