12
JUIN
2017

Les réseaux pédocriminels n’existent pas | Round 18 | Réseau Cairns-Born Again

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Commentaires : Off

Comme les bonnes gens le savent bien depuis les procès Outreau, Dutroux ou encore Émile Louis… les réseaux pédocriminels N’EXISTENT PAS, ce ne sont que des prédateurs isolés ou des enfants qui mentent…

Des gens qui payent pour violer, torturer et tuer des enfants ?

Vous n’y pensez pas ! Au pays des droits de l’homme, entre gens civilisés…

Voyons, vous avez l’esprit malade typique des conspirationnistes des réseaux pédophiles…

Oui, bon, il y a quand même le réseau d’Angers qui a impliqué des dizaines d’adultes et d’enfants…

Ah bon, vous ne connaissez pas ? Étonnant !

C’est vrai que les médias n’en ont pas beaucoup parlé, en tous cas beaucoup moins que de l’affaire Outreau.

 

Trêve d’humour noir.

Afin de creuser un peu le vaste sujet des réseaux de trafic, de prostitution et de mise à mort d’enfants,

Wanted Pedo a décidé de remettre en avant un certain nombre de réseaux qui ont été mis au jour par les justices de pays étrangers :

USA, Pays-Bas, Royaume-Uni, Espagne, Italie, Belgique, Allemagne, Europe centrale, Australie, etc.

Pour ne pas dire que nous aborderons plutôt LE réseau pédophile occidental interconnecté, vous vous en rendrez compte par vous-même au fil de ces articles.

Ces articles sont le fruit d’enquêtes longues et sourcées de la part de dondevamos et méritent d’être lus et partagés.

En effet, la France semble être le seul pays occidental à être quasiment épargné par les réseaux pédocriminels.

Nous laissons le lecteur en tirer les conclusions logiques.

 

 

Disparitions en Irlande

des enlèvements rituels?

 

Ainsi, un certain Jim Cairns rapporte qu’il a été victime d’une tentative d’enlèvement en août 1994 dans la région de Kilkenny.

Jim Cairns [1] a été poursuivi par une camionnette appartenant à un groupe paramilitaire loyaliste (pro anglais), en Irlande du Nord.

Il explique qu’une de ses connaissances, proche de l’IRA (armée républicaine irlandaise) et membre d’un groupe satanique déguisé en groupe bien catholique, l’avait porté candidat à un enlèvement qui a priori devait être suivi d’un meurtre.

Ce qui est étonnant, c’est que dans ce culte satanique, on retrouve aussi bien des membres de l’IRA (pour l’unité de l’Irlande) et des loyalistes (qui veulent que l’Irlande du Nord reste anglaise).

Cairns raconte que peu après la tentative d’enlèvement, un couple membre de ce culte qui officiellement s’appellent les « born again christians »[2] a emménagé près de chez lui, et que de 1995 à novembre 1997, il a été sous le coup de pratiques satanistes.

Par exemple, des slogans sataniques étaient écrits sur ses véhicules, il y avait aussi des attaques perpétuelles contre son habitation ou contre lui.

En 1996, Cairns a envoyé au ministre de la santé Austen Currie un topo sur ce groupuscule et ses activités.

Currie, qui était au départ attentif, lui a soudain demandé de ne plus l’appeler.

Le topo a ensuite été envoyé à la Justice, qui n’a rien fait.

 

En Irlande, quand quelqu’un disparaît, les réseaux se chargent de protéger le coupable, d’après ce que lui a dit un travailleur social qui connaissait l’existence du club élitiste et satanique local.

Cette personne a dit que les enquêtes sur les disparus sacrifiés lors de rituels sont étouffées, et a aussi parlé de sacrifices d’enfants, citant un garçon disparu, Philipp Cairns (pas de lien de parenté avec Jim Cairns).

C’est seulement après que Jim Cairns a appris que ledit travailleur social était également membre des « born again », et qu’il connaissait personnellement la mère du garçon sacrifié dont il a parlé.

Il se trouve que la mère de Philip, l’enfant disparu le 23 octobre 1986, Alice, vient d’une riche famille de Kilkenny et qu’elle est aussi « born again ».

L’enquête concernant Philip Cairns n’a jamais abouti.

Pourtant, alors qu’il est censé avoir disparu entre l’école et sa maison, personne ne l’a vu dans la rue.

On a retrouvé son sac de cours six jours plus tard dans une rue passante, et après sa disparition, Philip aurait été vu à Londres.

Un témoin a aussi déclaré aux flics qu’il a été enlevé par un groupe religieux dont un membre vivait dans la rue où Philip aurait été enlevé et dans laquelle il habitait.

Mais, il a fallu qu’un groupe de citoyens s’y mette, et trouve que le meurtre a été commis par un groupe de pédophiles d’élite dont faisait partie un homme d’affaires de Dublin.

Ils ont aussi trouvé l’endroit où est enterré Philip mais pas de chance : une construction a été réalisée à cet endroit.

Cairns explique :

« Dans les années 1995 à 1997, il y a eu une grosse augmentation du nombre de personnes disparues.

En 1998, dans le Kilkenny People, on a découvert avec effroi que plus de 90 personnes avaient disparu sans laisser de trace depuis 1990 (…)

Dans le même temps que ce chiffre des personnes disparues augmentait, il y avait une explosion sans précédent des meurtres sans motif ».

Cependant, les chiffres officiels montrent une certaine stabilité, avec en général un maximum de 53 personnes disparues et non retrouvées en 2009, la fourchette basse étant 18  personnes qui auraient disparu en 2010.

Il y a 4,5 millions d’habitants en Irlande.

Impossible de comparer avec la France : ces chiffres n’existent pas.

On connait le nombre total de personnes disparues, mais pas le nombre de ceux qu’on ne retrouve pas.

 

Quelques cas de satanisme étouffés en Irlande

On a évoqué dans l’affaire du Kincora boys Home (un foyer pour garçons dans lequel le MI5 filmait des partouzes, dirigé par William McGrath [3], born again lui aussi) le meurtre de Brian McDermott en 1973.

On a retrouvé son torse mutilé et un bras, qui avaient été brûlés, dans un sac jeté dans une rivière proche du Kincora boys Home, à Belfast, une semaine après sa disparition.

Selon Cairns (et d’autres d’ailleurs) ce meurtre avait les signes d’un meurtre satanique.

En 2003, les flics ont lancé un appel à témoin sur cette affaire, qui reste dans les mémoires.

Pour Cairns, c’est du côté de l’élite qu’il faut chercher les coupables.

Toutefois, en 2008 on nous a  désigné un coupable idéal: son frère William qui aurait avoué le meurtre à son ex femme 35 ans plus tard.

William avait déjà un casier chargé, et il aurait eu peur quand l’enquête a été rouverte en 2003.

En 2001, on a retrouvé dans la Tamise le torse d’un garçon de 5 à 7 ans, de « race » Noire.

On avait enlevé tout son sang et découpé ses membres.

Et pas moyen de l’identifier car aucun enfant de ce profil n’était porté disparu.

L’enfant, apparemment, n’a pas été violé.

Le contenu de l’estomac a révélé des traces d’un médicament contre la toux commun et une potion contenant des pastilles d’argile de quartz, des os d’animaux et de minuscules particules d’or [4].

L’étiquette sur le short a montré qu’il était vendu exclusivement par Woolworths en Allemagne.

Mais d’après l’analyse, l’enfant venait du nord ouest de l’Afrique, probablement du Nigéria.

Il a ensuite passé quelques semaines eu Europe avant d’être tué.

Trois semaines avant la découverte de ce garçon Noir dans la Tamise, c’est le torse d’une fillette blanche de 5 à 7 ans qui a été retrouvée flottant dans le lac de Nulde aux Pays-Bas.

On lui avait aussi vidé son sang et on l’avait découpée.

Un cas similaire aurait aussi été trouvé à Hambourg en Allemagne dans la même période.

Ces meurtres ressemblent aux meurtres rituels de type vaudou, pratiqués en Afrique.

Qui ont tendance à se multiplier, au point qu’en 2001 l’Afrique du Sud a créé une commission spéciale pour étouffer ces affaires.

En effet, 140 de ces meurtres rituels avaient été recensés l’année précédente.

En 1997, un article paru dans le Kilkenny People reprenait les propos d’un politicien local, Gary O’Halloran qui dénonçait un évêque, un responsable de la police et un ministre d’être des pédophiles.

Il disait que deux flics leur ont fourni des enfants pendant des années.

 

Et puis il y a cette affaire des Shankill Butchers, un gang de loyalistes responsable de 23 meurtres rituels.

Ils kidnappaient des irlandais catholiques (y compris des femmes), les torturaient et les tuaient, entre 1975 et 1982.

Gerard McLaverty, une de leurs victimes, a été emmené le 10 mai 1977 dans une clinique de chirurgie abandonnée, on lui a coupé les poignets pour le vider de son sang et on l’a laissé pour mort.

Mais il a survécu et a identifié huit membres du gang.

L’un d’eux, Bobby Bates, était un born again.

Dans cette affaire, pas mal de documents ont disparu de manière fort opportune, et ce sont les mêmes flics qui ont fait disparaître une partie du dossier du Kincora Boys Home.

La plupart des victimes de ce groupe loyaliste et paramilitaire, dirigé par Lenny Murphy, ont été égorgées.

En 1979, 11 types ont été condamnés pour 19 meurtres.

Mais beaucoup ont échappé aux poursuites, et ce ne sont pas 19 mais 30 meurtres que le groupe avait à son actif.

Lenny Murphy, lui, a été libéré en juillet 1982 (il avait seulement été condamné pour port d’arme).

Le lendemain, il a assassiné un type handicapé mental.

Un mois plus tard il tuait un soldat anglais soupçonné d’être un informateur.

Le 5 septembre, nouveau meurtre, puis le 22 octobre.

C’est finalement une équipe de l’IRA qui l’a liquidé.

L’affaire de Cynthia Owen mérite aussi le détour.

Fille de deux alcooliques, elle a été violée par son père, et a accouché d’un bébé à l’âge de 11 ans, en 1973.

Le bébé a ensuite été tué de 40 coups d’aiguilles à tricoter par la mère de Cynthia.

Elle a de nouveau été enceinte à 15 ans et s’est enfuie à 20 ans.

Ça, c’est la version « light », servie dans les médias.

En réalité, son père sans argent a laissé 90.000£ à sa mort, tout simplement parce qu’il a vendu sa fille à un réseau pédophile, ainsi qu’il l’a écrit dans son testament.

Ledit réseau était basé dans un ville balnéaire cotée, et chaque premier lundi du mois elle était amenée par sa mère dans un immeuble, où se déroulaient des abus rituels.

A chaque fois, elle était droguée au préalable.

Parmi les pervers, Cynthia Owen veut aujourd’hui que sept types, dont trois hauts flics dont les identités sont connues des autorités, toujours vivants, soient jugés.

Elle accuse les flics d’avoir étouffé l’affaire et d’avoir fait disparaître des preuves.

Owen dit que c’est bien d’abus sataniques dont elle a été victime, via un réseau qui n’était pas organisé par son père, mais par un autre.

En outre, trois de ses cousins se sont suicidés suite aux abus dont ils ont aussi été victimes.

Cairns évoque encore le meurtre de John Horgan, un enfant de 7 ans, à Dublin en 1973.

Le coupable du meurtre était son voisin de 16 ans, un sataniste qui est parvenu à se procurer la bible satanique d’Anton Lavey, et qui a massacré le gamin qu’il gardait ce jour-là.

Mais, ce qui ne laisse pas d’étonner dans cette affaire, c’est que la police n’a pas autorisé d’autopsie de l’enfant.

Le meurtrier, Lorcan Bale, passe évidemment pour un dingue isolé, mais il se trouve qu’il était membre d’un groupe occulte.

Bale avait ramassé la prison à vie, mais il a été autorisé à refaire sa vie en Angleterre, où il est devenu born again et traine dans les églises.

 

Apparemment, Lorca projetait d’enlever une fillette vierge pour la sacrifier.

A l’époque, les autorités et les médias ont refusé de parler de ce meurtre, ça a été l’omerta.

Et surtout, il ne fallait pas parler de satanisme.

Mais des dizaines d’années plus tard, les gens ont appris comment est mort John Hogan.

L’enfant a été crucifié dans le grenier de Lorcan.

Lequel a bénéficié ensuite d’une aide précieuse de la part de personnes corrompues mais bien placées dans la police et la justice.

La famille de Bale, qui avait dit qu’elle avait coupé les ponts avec Lorcan alors que c’est faux, serait aussi protégée.

Il semble même que le père de Lorcan avait infiltré des groupes de prière catholiques dans la région de Dublin.

Le meurtre est resté largement dans l’ombre jusqu’en 2011 quand un livre est paru sur le sujet, “The Boy in The Attic“.

C’est là aussi que le rapport d’autopsie a été publié pour la première fois et qu’on a appris comment l’enfant a été tué : matraqué à mort et crucifié.

Et alors que personne n’avait encore entendu parler du procès de Lorcan Bale, dont le nom n’a jamais été cité jusque là, les autorités ont expliqué qu’il avait bien été jugé.

Voilà qui a du rassurer tout le monde.

Là aussi, l’enquête a été rouverte en grande pompe quarante ans plus tard.

C’était en 2011, l’année où a été publié le livre “The Boy in the Attic” au sujet de cette affaire.

On peut aussi ajouter que dans l’affaire du Kincora Boys Home, il se dit que des enfants étaient envoyés en Irlande au Birr Castle, pour des rituels de type satanique.

Ce château est aussi celui des comtes de Rosse qui ont été parmi les fondateurs du Hellfire Club.

Parmi les “visiteurs” de ce home pour jeunes garçons, il y avait pas mal de gratin, comme lord Mountbatten, l’oncle du Prince Philippe, qui a présenté Jimmy Savile au prince Philip et a fini par sauter dans l’explosion de son bateau en 1979, avec deux garçons à bord [5], ou Anthony Blunt, un agent double URSS-Angleterre, ou encore le premier ministre ami de Jimmy Savile, Edward Heath, qui fréquentait également l’orphelinat de Jersey.

Il s’est avéré que McGrath collaborait avec le MI5 pour piéger tout ce petit monde lors des partouzes pédophiles, et que ces messieurs étaient discrètement photographiés.

Là aussi, les paramilitaires loyalistes étaient au cœur du système, puisque McGrath en faisait partie, ainsi que plusieurs habitués et certaines anciennes victimes.

Quand au Birr Castle, il s’agit d’un lieu symbolique puisqu’il a appartenu au premier comte de Rosse, le franc maçon Richard Parsons, qui a été parmi les fondateurs d’un club d’orgies sexuelles et d’occultisme, le Hellfire Club, en 1752.

Le co-fondateur était Francis Dashwood, futur premier ministre, et parmi les membres il y avait notamment Benjamin Franklin ou le chevalier D’Eon, qui était, on le sait un agent double.

C’est au Hellfire Club qu’il aurait été recruté par les anglais.

Le comte de Rosse actuel et propriétaire du château est le beau frère de lord Snowdon, le mari de la princesse Margaret, sœur de la reine Elisabeth.

Dans la famille Parsons, un autre s’est illustré comme étant un proche d’Alistair Crowley, un certain Jack Parsons, chimiste qui a travaillé sur divers missiles pour le compte des USA.

Crowley a même nommé Parsons à la tête de l’OTO (Ordo Templi Orientis, un groupuscle sataniste) en Californie en 1942.

Et Parsons était aussi un fan du délire mystico satanique de Crowley, l’abbaye de Théléma, qui  a valu à Crowley de se faire expulser d’Italie suite à des accusations de meurtre rituel d’enfants.

Jack Parsons était aussi proche de Ron Hubbard, le fondateur de la scientologie, et il a défendu les idées d’un certain Alfred Kinsey, pédophile lui aussi adepte de Crowley, qui passe encore pour une sommité en matière de sexualité.

D’après une certaine Dr Joan Coleman du “ritual Abuse Internet Networking Service”, les services sociaux avaient été mis au courant de la connexion entre le Kincora et le Birr Castle par un agent du MI5.

 

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Concernant les disparitions, on constate partout que les humains comptent moins que les voitures : alors qu’on tient scrupuleusement les statistiques des vols de voiture, les autorités sont souvent incapables de dire précisément combien de personnes ont disparu dans leur pays,  y compris les enfants.

La thèse de Cairns est que beaucoup de ces disparus ont en réalité été massacrés par des groupes de tarés satanistes, ce qui est hélas une grande probabilité qui vaut pour la France.

Il ne faut pas oublier non plus le trafic d’organes, qui est aussi une réalité en Europe.

Derrière, bien-sûr, il y a des réseaux, des organisations hyper lucratives.

Avec le satanisme, on a souvent la prostitution de mineurs, la diffusion de matériel pédopornographique –voir de snuff movies- et le trafic de drogue.

Cela rapporte, et on comprend que ces gens n’ont pas envie de cesser leur business.

D’où l’absence de statistiques et donc d’évaluation du problème des disparitions.

 

[1] Auteur du livre « Disappeared off the face of the earth ».

[2] Les chrétiens qui renaissent, en gros, comme Bush 2.

Ce sont des gens qui deviennent ultra cathos après avoir eu une vie loin de dieu, on va dire.

D’après Cairns, le mouvement des « borns again » est né en Californie au début des années 90 et s’est vite répandu dans le pays.

Comme la franc-maçonnerie, le mouvement est pourri par la tête et infiltré par le haut par des satanistes, qui n’annoncent pas la couleur aux nouvelles recrues.

[3] McGrath était un loyaliste membre d’un groupe paramilitaire, et il était aussi un informateur du MI5.

C’est aussi grâce à des lettres de recommandations de deux ecclésiastiques qu’il a obtenu la direction du foyer, mais leurs noms n’ont jamais été diffusés.

[4] Je trouve intéressant ici d’expliquer ce que m’a raconté un ancien membre des RG, qui a travaillé sur les sectes.

Au lieu de se servir de poivre et de sel pour assaisonner leurs repas, les membres de la famille royale anglaise y versent de l’or.

[5] D’après “The Kincora Scandal”, ces deux garçons étaient son petit fils Nicholas et un garçon de 14 ans dénommé Paul Maxwell.

 

Chantage et réseaux pédophiles en Irlande du Nord

On a déjà vu comment la pédocriminalité sert à coincer des personnalités.

En Angleterre, l’affaire du Kincora Boys Home, à Belfast, a montré comment le MI5 avait organisé un bordel pédophile pour coincer divers politiques loyalistes (pro anglais), et avait couvert les activités de ces pédophiles pour mieux les utiliser.

Cette semaine, on a appris que l’un des leaders de l’IRA était un agent double: les services anglais disposaient de photos compromettantes de lui alors qu’il violait des enfants.

La presse anglaise expliquait cette semaine que les autorités avaient couvert un pédophile, membre de l’IRA (Irish Republican Army [1]), la branche armée irlandaise qui réclamait le retour de l’Ulster dans l’Irlande.

Apparemment, les services anglais détiennent une photo des années 70 sur laquelle il viole un adolescent, et une autre des années 50 sur laquelle il viole une fille de 14 ans.

Grâce à cela, le dénommé Joe Cahill, l’un des leaders de l’IRA proche du mouvement politique du Sinn Fenn, a été transformé en agent double.

Il lui était également facile de pousser l’IRA à mener divers attentats qui, au final, allaient décrédibiliser le mouvement et justifier une répression aveugle de la part des anglais [2].

C’est par exemple lui qui a permis de faire venir des armes depuis la Libye, ou de collecter des fonds auprès des sympathisants républicains.

 

Cahill passe pour celui à qui on doit le processus de paix, qui finalement n’est qu’un renoncement des irlandais.

Autrement dit: il a vendu son pays aux anglais.

Ces dernières semaines, la nièce de Cahill a expliqué qu’elle avait été violée quand elle avait 16 ans par un autre leader républicain, Martin Morris, qui nie en bloc.

Gerry Adams, leader du Sinn Fenn, a, de son côté, protégé son frère pédophile, qui a violé sa fille de ses 4 à ses 9 ans, et qui le lui avait avoué sans qu’il ne juge utile de le dénoncer auprès de la police.

Liam Adams était également membre de l’IRA, et en 1988 il dénonçait l’existence de réseaux pédophiles en irlandais et en Irlande du Nord, avec des gens puissants parmi leurs membres.

Finalement, c’est lui qui a été condamné à 16 ans de prison.

En 1987, Liam, qui était en outre un mari violent, a avoué à son frère qu’il avait violé sa fille, et il a poursuivi une belle carrière à l’IRA ensuite, y compris auprès des mouvements de jeunes.

Mais dans la famille, la pédophilie a l’air de se transmettre à travers les générations, puisque leur père aussi était pédophile.

On notera aussi qu’en 1996, Liam Adams était carrément passé pour un chevalier blanc en menaçant d’exposer un réseau pédophile qui comprenait des personnalités parmi ses membres:

“nous avons les noms de plusieurs personnalités du business, dont nous sommes sûrs à 100% qu’ils sont impliqués”, avait-il déclaré.

Évidemment, rien n’est venu.

 

L’IRA, les renseignements, les pédophiles

L’ami Jimmy Savile, pédophile devant l’éternel, n’hésitait pas à menacer ceux qui le dérangeaient de leur envoyer ses copains de l’IRA pour les éliminer.

Il disait qu’il n’avait “qu’un coup de fil à passer”.

Il est étonnant qu’une icône anglaise et pédophile notoire soit protégée par l’armée républicaine irlandaise.

Savile, en effet, s’est souvent rendu en Irlande pour ses œuvres de “charité”.

D’ailleurs, il s’est rendu dans des orphelinats et hôpitaux partout dans le pays pour ce motif, violant au passage quelques enfants vulnérables.

Il était aussi devenu une cible privilégiée pour du chantage et des pressions par les renseignements anglais.

En 2013, la presse irlandaise évoquait le cas d’un ancien de l’IRA, qui s’est ensuite rapproché du Sinn Fenn avant de s’opposer au processus de paix, et qui était pédophile.

Mais, on l’a laissé quitter l’Irlande du Nord.

En 2005, ce type avait été impliqué dans l’agression et le meurtre totalement gratuits d’un père de famille, Robert McCartney.

Comme je suis mauvaise langue et que je connais bien l’infiltration des mouvements indépendantistes par les services, je ne peux m’empêcher de penser que lui aussi a été grillé par les services anglais, qui l’ont ensuite poussé à mener des actions violentes, et l’ont protégé.

Dans cet article, le journaliste mentionnait l’habitude qu’avait l’IRA d’étouffer les histoires de pédophilie dans ses rangs.

“Deux des hommes présents lors du meurtre de M. McCartney étaient bien connus localement comme étant des pédophiles mais ils étaient protégés par l’IRA à Belfast”, lit-on dans l’article.

Quel hasard.

Depuis les années 70, plusieurs leaders de l’IRA, probablement organisés en réseau, ont été grillés pour des actes pédophiles qui ont toujours été étouffés.

Et comme par hasard, on a appris fin 2011 que

“la moitié de tous les chefs de l’IRA travaillaient pour les services de sécurité”

justement à la même époque et jusqu’à la fin des Troubles en 1998.

 

Un commissaire qui avait enquêté sur l’IRA avait déclaré que sur 210 membres de ce groupe terroriste qu’il avait arrêtés au cours de sa carrière, seulement 3 ne travaillaient pas pour les renseignements, et certains travaillaient même pour plusieurs agences en même temps.

Gerry Adams lui-même est un ancien de l’IRA (bien qu’il le nie fermement), et très probablement du MI6.

Est-ce pour cela que son frère est longtemps passé pour un “intouchable” [3]?

Même le chauffeur de Gerry Adams était une recrue des renseignements anglais.

Mais, il n’a certainement jamais entendu parler du frère pédophile de son patron.

Denis Donaldson, le porte parole du SinnFenn et bras droit de Gerry Adams, a lui aussi toujours travaillé pour le MI5.

Il a finalement été assassiné en 2005.

Il y a aussi “l’agent Carol”, de son vrai nom Martin McGarthland, qui a contribué à plus de 50 meurtres au nom de l’IRA, alors qu’il était un agent du MI5 et des unionistes.

On a aussi appris que l’IRA avait fait passer un certain nombre de ses pédophiles depuis l’Irlande du Nord vers l’Irlande, ce qui ne rassure pas vraiment les habitants.

Selon Gerry Adams, d’autres ont été liquidés.

En novembre 2014, on découvre que deux frères pédophiles membres de l’IRA ont été relocalisés en Irlande après que l’organisation ait découvert qu’ils étaient devenus des agents de renseignement pour les anglais, qui les faisaient chanter.

Ces deux frères ont pu poursuivre leurs agressions sexuelles de mineurs sans être inquiétés une seule fois, et même rester dans l’IRA.

 

Bordel pédophile chez les unionistes

Si une bonne partie de l’IRA était contrôlée par le MI5, et si les affaires de pédophilie étaient couvertes, il en allait de même en face du côté des unionistes, les protestants pro anglais.

C’est notamment l’affaire du Kincora Boys Home, dont on a déjà parlé.

Il s’agissait d’un foyer pour jeunes garçons tenu par une recrue du MI5 et militant unioniste, John McGrath, et où défilaient un certain nombre de personnalités telles que l’oncle du prince Philipp, Lord Mountbatten, ou l’agent double anglais et russe Anthony Blunt.

Non seulement le foyer avait été transformé en bordel, mais en plus les jeunes (tous des garçons) étaient trimballés à droite à gauche pour être livrés à des pédophiles.

Cela s’est arrêté en 1981, quand la presse a évoqué les actes pédophiles qui étaient commis au Kincora.

Au final, McGrath et deux autres membres du staff ont pris quelques années de prison pour avoir été des pédophiles isolés.

Mais en bande quand-même, comme Dutroux par exemple.

On vient d’ailleurs d’apprendre que l’enquête ne sera pas rouverte dans le cadre d’une révision générale de toutes les affaires de réseaux pédophiles déjà étouffées à travers tout le Royaume-Uni, comme quoi le sujet reste sensible 40 ans après.

Remarquez, ladite enquête est dirigée par Fiona Woolf, grande amie du ministre de l’intérieur Leon Brittan, celui qui fait disparaître les dossiers pédophiles plus vite que son ombre [4].

Il aurait été intéressant de rouvrir l’affaire du Kincora, car entre la vérité judiciaire et la vérité, c’est la fosse des Mariannes.

Rien officiellement sur l’implication du MI5, rien sur l’existence d’un réseau, et encore moins sur les personnalités pédophiles qu’on a fait chanter tranquillement grâce aux photos pédopornos prises dans ce foyer transformé en bordel, mais aussi grâce aux informations fournies par McGrath.

Jimmy Savile aussi est passé en Irlande du Nord, et notamment à Belfast, là où se trouvait le Kincora Boys Home, mais comme par hasard on n’a pas du tout enquêté pour savoir si, parmi ses centaines de victimes, il n’y en aurait pas en Ulster (l’Irlande du Nord).

En fait si, on a vaguement enquêté: juste ce qu’il faut pour dégager discrètement les quelques dossiers qui auraient encore pu trainer à son sujet.

 

Un autre leader unioniste, John McKeague, qui dirigeait aussi le groupe paramilitaire terroriste appelé le Red Hand Commando [5], était également un pédophile.

Jamais, il n’a été inquiété lui non plus.

Il aurait été recruté par les renseignements anglais à cause de ses actes pédophiles, qui leur ont donné un moyen de pression inespéré.

McKeague était d’ailleurs un proche de McGrath, le type du Kincora Boys Home.

Mais apparemment, en 1982, en pleine polémique sur le Kincora, McKeague aurait menacé de balancer sur les pressions exercées par les services anglais sur certains unionistes pédophiles tels que McGrath, justement.

Comme il avait peur de retourner en prison puisqu’il était cité parmi les visiteurs du Kincora, il a tenté de négocier en dénonçant ses copains.

Mais comme par hasard, c’est là (en janvier 1982) qu’il a été tué sans que l’on sache officiellement par qui, même si tout le monde se doute que les renseignements anglais sont derrière.

Un certain Colin Wallace, un ancien des renseignements militaires anglais qui a été disgracié et qui a commencé à raconter ce qu’il y avait derrière l’histoire du Kincora, c’est-à-dire l’implication du MI5, a fait le lien entre McKeague et le meurtre en 1973 d’un gamin de 10 ans, Brian McDermott, dont on n’a toujours pas retrouvé l’assassin, du moins officiellement.

Wallace a expliqué que McKeague n’allait pas tomber car il savait trop de choses sur certaines personnes.

 

En fait, en 1973, McKeague avait été arrêté dans le cadre de l’enquête sur le meurtre de Brian McDermott, d’après Wallace.

Mais aucune charge n’a été retenue contre lui.

D’ailleurs, le corps de l’enfant a été retrouvé mutilé pas loin du Kincora Boys Home.

D’après certains, McKeague a été recruté par les renseignements militaires dès 1972, en recrutant pour son commando des jeunes qui étaient aussi les victimes de ses penchants appétits sexuels.

McGrath et McKeague étaient des proches de Knox Cunnignham, leader et député unioniste, ex secrétaire du premier ministre Harold McMillan, et également pédophile et lui-même proche d’Anthony Blunt, l’un des illustres visiteurs du Kincora.

Blunt a d’ailleurs fait comme McKeague, mais en plus efficace: quand il a été accusé d’être un agent double pour l’URSS, il a sauvé sa peau en exploitant sa connaissance de la liste de clients VIP du Kincora.

L’un des juges qui a permis d’étouffer l’affaire du Kincora n’est autre que Michael Havers, le frère de la juge Butler Sloss qui avait été nommée au début de l’été pour mener la grande enquête sur l’étouffement des réseaux pédophiles.

Havers avait aussi protégé des copains pédophiles impliqués dans l’affaire Elm Guest House, et il avait menacé le député Geoffrey Dickens, qui avait dénoncé des cas de réseaux pédophiles VIP soigneusement étouffés.

 

Ajout du 26/06/2015:

Au sujet du Kincora Boys Home, une victime a révélé qu’il s’agissait bien d’un véritable réseau, qui emmenait les victimes à différents endroits pour y subir des partouzes.

Un certain Richard Kerr, passé dans sa jeunesse par le Kincora Boys Home, a expliqué qu’un ancien juge l’avait emmené jusqu’à Elm Guest House, ce bordel pédophile londonien dans lequel les politiciens se mélangeaient à quelques stars du show biz, notamment, au cours d’orgies dont les victimes étaient des garçons des orphelinats alentours.

“Il était un peu violent, il m’a poussé dans une pièce et d’autres hommes sont arrivés.

Deux ou trois je pense, ils ne sont pas tous arrivés en même temps.

Mes mains étaient attachées derrière mon dos et j’ai été jeté sur un lit.

Je pense que quelqu’un prenait des photos avec un Polaroïd”, a raconté Kerr au journal Exaro.

Richard Kerr dit avoir été violé également au Dolphin Square, ce complexe de 1.200 appartements de luxe à Londres, dans lequel de nombreux pédophiles VIP organisaient leurs partouzes “privées” avec des mineurs venus manifestement de tout le Royaume-Uni.

Les premiers viols subis par Kerr, qui a été envoyé dès ses 5 ans dans les orphelinats, ont eu lieu à la Williamson House, à Belfast.

Puis à 14 ans il est arrivé au Kincora, où il était le plus jeune.

De là, on l’a fait voyager dans toute l’Irlande du Nord, mais aussi dans l’ouest de l’Angleterre, à Manchester ou Liverpool notamment, et aussi à Londres bien-sûr, où c’est ce juge qui l’a amené.

Il lui a payé une chambre pour 3 jours à Elm Guest House et les types ont défilé nuit et jour.

Kerr a aussi déclaré qu’on l’avait amené à l’Hôtel Europa pour y subir des viols.

Il s’agit d’un hôtel prisé par le gratin de la politique et du journalisme en goguette, et on l’a prostitué auprès de diverses personnalités, la plupart venues d’Angleterre.

Le gardien du Kincora, qui s’appelait Joseph Mains et l’avait aussi violé, lui avait ensuite dégoté un “job” dans cet hôtel, quand il a eu 16 ans, pour continuer à le prostituer.

Un de ses copains, Stephen, avait également été amené à l’hôtel Europa, explique Kerr, puis il est mort “dans des circonstances mystérieuses”.

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Quel que soit le camp, dans le cas de l’Irlande du Nord, on constate qu’être pédophile assure une belle carrière et l’impunité totale, contre quelques compromissions.

Bizarrement, le même schéma s’observe en Angleterre, avec les affaires de réseaux pédophiles étouffées dont le MI5 a une parfaite connaissance.

En fait, la pédophilie est idéale pour coincer des types qui joueront ensuite le jeu qu’on leur demande de jouer, sans poser de questions.

Il serait vraiment temps que l’on démasque les pédophiles qui nous dirigent car ils sont très probablement tenus par des services étrangers.

 

[1] L’IRA a été créée en 1916, par le regroupement de groupes armés déjà existants, qui luttaient contre la présence anglaise sur tout le territoire de l’île.

Elle a perduré en Irlande du Nord, restée aux mains des anglais.

[2] On a vu cela dans de nombreux attentats.

Un exemple parmi d’autres, l’attentat d’Omagh: il y a quelques années, un agent double US et anglais a avoué avoir infiltré un groupe dissident de l’IRA, la “Real Ira”, et qui avait organisé un attentat ayant tué 29 personnes en août 1998.

Bien-sûr, il ne s’agissait que de renseignement!

On a appris également que la Real IRA était infiltrée par deux agents anglais, mais personne n’aurait pu éviter l’attentat…

Évidemment, on n’a pas vraiment enquêté sur les circonstances dans lesquelles la bombe avait été posée, on s’est contenté de faire un grand procès stalinien de quelques leaders et lampistes du mouvement.

On sait aussi que les services anglais ont retourné l’agent US pour qu’il ne parle pas de son infiltration à la police Irlandaise, seulement à eux.

Bref, certains pensent que toute l’opération a été pilotée par le MI5.

[3] Jusqu’à ce que Gerry, homme politique de premier rang durant les négociations de paix, lui demande de se rendre à la police après que sa fille ait tout balancé publiquement.

Là, en effet, ça commençait à faire tâche.

[4] C’est sous le ministère de Leon Brittan au Home Office que des centaines de dossiers concernant des réseaux pédophiles VIP ont mystérieusement disparu.

Même les dossiers que des députés lui ont remis en mains propres ont disparu et il a commencé par dire qu’il ne se souvenait pas de cela.

Et ce sont justement ces enquêtes que sa copine et voisine Woolf doit revoir, officiellement pour y repérer les manquements.

[5] Le Red Hand Commando est responsable de plusieurs meurtres très sanguinolents puisque certaines victimes ont été vidées de leur sang.

C’était à tel point que certains médias pensaient qu’il s’agissait de crimes sataniques.

 

Quelques autres affaires en Irlande :

 J’attendais d’en savoir un peu plus, nous y voilà.

On se rappelle que les ossements de plus de 800 enfants ont été retrouvés dans des fosses communes autour d’une institution catholique.

Une partie de ces ossements a été analysée.

Conclusion : certains des enfants ont été tués de manière rituelle, selon la police.

Certains bébés ont été décapités et démembrés (exactement ce qu’on retrouvé dans différents dossiers de réseaux pédocriminels en France, en Belgique, aux pays-Bas, en Espagne et ailleurs).

Très vite, les fosses communes ont été recouvertes et sécurisées, probablement pour qu’on ne parvienne pas à connaitre la vérité sur les abus gravissimes qui se sont produits là.

 

Réseaux pédocriminels en Irlande du nord :

30 ans d’omerta par les autorités

Les médias nationaux irlandais évoquaient le 19 avril l’ouverture d’une enquête judiciaire sur l’existence d’un réseau pédophile actif dans les années 80 dans le comté de Fermanagh, en Irlande du nord.

Plusieurs victimes se sont fait connaître ces dernières semaines, et toutes évoquent l’existence d’un réseau pédophile dans la région, centré autour d’un chauffeur de bus. 

Du côté de l’affaire du réseau du Kincora, les liens avec les barbouzes anglais qui terrorisaient les républicains Irlandais deviennent évidents, le tout avec la protection du MI6.

L’affaire a été étouffée, comme le montrent les derniers éléments de l’enquête menée par des journalistes locaux.

La police vient par exemple d’admettre (ce que l’on savait déjà puisque des victimes ont tenté de dénoncer les faits) qu’elle était au courant des accusations d’agressions sexuelles et viols sur mineurs qui pesaient contre le chauffeur de bus.

Le principal accusé par ces victimes est un ancien chauffeur de bus, David Sullivan, qui a été retrouvé assassiné en 1998 lors d’une vague d’accusations contre divers pédophiles.

Ce crime est resté impuni.

Si des victimes se sont mises à parler dans ce pays où l’omerta est très prégnante, c’est parce qu’un média local, l’Impartial Reporter, s’est mis à enquêter sur les abus sexuels commis depuis des dizaines d’années dans le pays.

 

L’affaire Sullivan

David Sullivan avait agressé des mineurs, notamment ceux qu’il transportait dans son bus, jusqu’à son meurtre en 1998.

Une de ses victimes aujourd’hui âgée de 45 ans a expliqué récemment à la police que Sullivan l’avait agressé une douzaine de fois quand il avait 12-13 ans.

Il l’a aussi vu agresser d’autres garçons.

Apparemment, Sullivan se baladait dans son bus un peu partout dans le secteur, à la recherche de victimes qu’il embarquait sans se soucier de rien.

D’après les médias, en première ligne l’Impartial Reporter, Sullivan avait le profil parfait du prédateur isolé, n’ayant pas vraiment de vie, il n’avait que sa vieille mère, disait-on, et passait ses journées seul.

Et puis alors que des accusations contre lui commençaient à parvenir jusqu’aux forces de police, Sullivan a disparu un jour d’août 1998.

Très vite, les enquêteurs ont considéré que Sullivan avait été liquidé.

Son corps a été retrouvé le 3 février 2000 dans la campagne à la frontière avec l’Irlande, et le ou les meurtriers courent toujours.

Il a été tué le crâne fracassé, puis décapité.

En décembre 2002, deux types âgés de 23 et 24 ans ont été arrêtés dans le cadre de l’enquête sur le meurtre de Sullivan, pour avoir dissimulé des informations mais pas pour le meurtre.

En 2009, un autre type a été suspecté du meurtre de Sullivan, et qui a été placé un temps en détention, affirme que les officiers avaient dit que

“Sullivan était à la tête d’un puissant réseau pédophile qui avait fait plus de 400 victimes”, selon le Belfast Telegraph.

Ce témoin, Leo Hoad, précise : “la police m’a dit qu’il était le pire pédophile d’Irlande du Nord”.

Et selon lui, si Sullivan n’a jamais été inquiété, c’est parce qu’il savait des choses en raison de son activité de fournisseur de chair fraîche aux pédophiles du coin, du moins ceux qui pouvaient se le payer.

 

Hoads, lui-même pédophile, dit qu’il en outre qu’il connaît les noms de plusieurs agresseurs pédophiles, notamment un ex enseignant d’une école locale ou un riche businessman.

Hoads dit qu’il n’a été relâché que parce que le jour de la disparition de Sullivan, il était à l’enterrement de son grand-père.

Avant de devenir chauffeur de bus chez Ulsterbus, Sullivan a été chef scout, et il trainait avec ses amis dans les bars et salles de billard du secteur.

Il avait aussi été membre de la Royal Air Force, l’armée de l’air.

Des enfants et des ados venaient chez lui sans que cela ne pose problème à personne.

Mais, il y a toujours eu des “rumeurs” comme quoi Sullivan n’était pas si isolé que cela, et qu’il fréquentait même le gratin local, notamment quelques businessmans.

Les rumeurs parlaient aussi d’un lien avec un réseau pédophile local, basé dans la plus grande ville du comté, Enniskillen, environ 13.000 habitants.

Et puis il y a aussi eu des plaintes, à plusieurs reprises, toutes classées sans suite.

Ce réseau était donc très actif dans les années 80, une période à laquelle la ville a été le lieu de nombreux affrontements entre irlandais et anglais.

Une des victimes parle d’autres adultes qui ont participé aux faits, d’autres garçons lorsque lui-même était violé par Sullivan.

En mai, une douzaine de témoins avaient contacté l’Impartial Reporter.

Presque tous avaient déjà signalé les faits aux autorités, en vain.

 

Parmi ces témoins, une femme qui a expliqué avoir été victime d’un réseau pédophile organisé dans trois villages à moins de 10 km d’Enniskillen.

Elle compte une quinzaine d’agresseurs.

C’est son assistante maternelle, la femme qui la gardait, qui l’a mise dans ce réseau, a-t-elle dit.

Elle a parlé d’autres enfants que cette femme avait “vendus” à des types, des gens qui travaillaient, des “entrepreneurs, des gens très connus dans la région”, selon un article de presse, qui venaient dans la maison où les enfants étaient gardés.

Les abus auraient ainsi duré de ses 4 ans à ses 8 ans.

Un autre témoin, qui dit aussi avoir été victime de Sullivan, estime que dans la région, ce réseau aurait pu faire une centaine de victimes.

Une autre femme a déclaré qu’à la même époque, et pendant plusieurs années, son frère a été régulièrement drogué et violé par Sullivan.

Elle ajoute que la famille avait tenté de déposer plainte, mais qu’on leur avait dit de ne pas entamer de procédure.

D’après les journalistes qui enquêtent sur cette histoire, les mêmes noms de protagonistes, les mêmes lieux apparaissent dans les différents témoignages, alors que ces personnes ne se connaissent pas.

Si une enquête judiciaire a été ouverte à la suite des articles dans la presse, les victimes n’ont aucune confiance dans la suite de la procédure.

 

L’affaire du Kincora Boys Home : où en est-on ?

On a déjà parlé plusieurs fois du Kincora Boys Home à Belfast, dirigé par William McGrath, un pédophile pro anglais qui avait carrément organisé un réseau pédophile dans ce foyer pour adolescents, et qui travaillait pour les services anglais.

Le Kincora avait ouvert dans les années 70 et fermé en 1981 quand plusieurs membres de l’équipe dont McGrath ont été condamnés pour des actes pédophiles sur 11 victimes.

Plusieurs personnalités s’y rendaient, et l’endroit était placé sous l’étroite surveillance des renseignements anglais, le MI5.

Une trentaine de victimes ont été identifiées, mais il y en a probablement quelques dizaines de plus.

Un des lanceurs d’alerte au sujet de l’affaire du Kincora est justement un ancien des renseignements, mais de l’armée.

Colin Wallace, qui travaillait à l’Information Policy Unit de l’armée anglaise en Irlande du Nord au début des années 70, avait tenté d’exposer ce réseau il y a déjà 40 ans, sans succès.

Évidemment, cela ne lui a pas réussi sur le plan de sa carrière dans l’armée.

Il veut aujourd’hui expliquer comment ses efforts ont été ruinés par le MI5.

Il demande à ce que l’affaire du Kincora soit incluse dans l’enquête gouvernementale sur les abus sexuels, qui a été lancée en Irlande mais pas en Irlande du Nord, toujours rattachée à l’Angleterre.

Selon Wallace, le MI5 utilisait le Kincora pour compromettre puis manipuler diverses personnalités, essentiellement de la politique et des renseignements.

De fait, la liste des visiteurs est digne d’un gala mondain : Lord Montbatten, l’oncle du prince Philip, Maurice Oldfield, patron du MI5 et ensuite du MI6 (les renseignements extérieurs) [1], et son bras droit Peter Hayman, l’un des membres fondateurs du Paedophile Information Exchange, Leon Brittan qui a été ministre de l’Intérieur sous Thatcher et a étouffé de nombreux dossiers de réseaux pédophiles, surtout quand ils impliquaient des VIP, ou encore l’agent double Anthony Blunt…

 

Cependant, l’affaire du Kincora a été examinée récemment à l’occasion d’une enquête sur divers cas d’abus, mais plusieurs témoins clé ont refusé de témoigner, parmi lesquels Colin Wallace et son collègue Brian Gemmell, ou encore l’ex membre du parti unioniste (pro anglais) et éditorialiste Roy Garland, qui pourtant avait dénoncé les faits dans les années 80.

William McGrath, le pédophile en chef qui dirigeait le Kincora, était au cœur du mouvement paramilitaire unioniste.

Il en connaissait tous les pontes, et avait aussi fondé son propre groupuscule, appelé Tara, vers 1966.

Et il est arrivé en 1971 comme directeur du Kincora.

Par ailleurs, McGrath était très proche de Sir Knox Cunningham, avocat d’Irlande du Nord, unioniste militant et collaborateur du premier ministre Harold Macmilan.

Il était très proche également de leaders unionistes comme le “révérend” Ian Paisley qui a été 1er ministre d’Irlande du Nord [2] ou James Molyneux, cité récemment comme un des pédophiles actifs dans le réseau pédophile de Westminster à Londres qui était membre du Monday Club, un groupe très à droite du parti conservateur, et proche du lobby pédophile le Paedophile Information Exchange.

 

Les coups fourrés des services anglais

Plus récemment, des éléments sont ressortis, mettant en exergue le rôle d’une taupe des services anglais dans le mouvement irlandais, qui a assassiné en 1989 un avocat réputé de Belfast à l’époque, Pat Finucane, de 14 balles à bout portant.

En 2004, un dénommé Ken Barrett de l’Ulster Defence Association (UDA), un groupe paramilitaire pro anglais, qui était un informateur de la police anglaise, a avoué le meurtre.

L’enquête a été étouffée durant des années, mais il est apparu que les services de sécurité anglais étaient impliqués dans l’assassinat.

Celui qui aurait donné l’ordre de passer à l’acte serait celui qui était le porte-parole et un des dirigeants de l’UDA, Tommy ‘Tucker’ Lyttle.

Un vrai terroriste [3], qui a d’ailleurs été arrêté en 1990 et condamné à 7 ans de prison pour avoir organisé des meurtres ciblés de Républicains irlandais [4].

Lyttle était aussi un informateur des renseignements anglais sous le nom de code “Rodney Stewart” depuis des années au moment du meurtre [5], et des témoins expliquent que Finucane faisait partie des cibles sur lesquelles il avait monté un dossier.

En fait, ce seraient les renseignements anglais qui auraient “demandé” à des unionistes alors emprisonnés d’éliminer Finucane.

Pourquoi ?

Officiellement, parce qu’il aurait trop bien défendu des membres de l’IRA, accusée de terrorisme.

Il se trouve que l’une des victimes du Kincora Boys Home, Richard Kerr, qui a été résident du home de 1975 à 1977 [6], se souvient avoir croisé Lyttle, à deux occasions.

La première quand il avait 15 ans, un jour où il avait été amené à un hôtel pour un client inconnu par les types du foyer, et dans l’entrée de l’hôtel les types sont revenus avec celui qu’ils ont alors présenté comme “Tommy”, qui est remonté en voiture avec eux ensuite pour le ramener au Kincora.

Il s’agissait donc de Lyttle.

Cette première rencontre a valu à Ricard Kerr quelques intimidations par la suite.

D’autant plus facilement que, le monde étant petit, William McGrath, le patron du Kincora, était très proche des leaders de l’UDA [7].

 

La seconde fois, c’était encore une fois où on l’amenait vers un client dans un hôtel, mais ce jour-là il était accompagné par des gros bras, soit proches, soit membres de l’UDA.

A un moment de la soirée ils se sont retrouvés dans un bar, où Lyttle était présent.

Puis, Kerr a été envoyé dans la chambre d’un type, avant que Lyttle et ses gros bras le ramènent au Kincora.

Par la suite Kerr a croisé plusieurs fois les gros bras de l’UDA, notamment à une soirée Loyaliste à Belfast.

Il a aussi été violé plusieurs fois par un ami de McGrath, John McKeague, un leader politique unioniste, fondateur en 1972 d’un commando particulièrement meurtrier, le Red Hand Commando.

Il a aussi été le garde du corps de Ian Paisley et selon certains, était fan de délires occultistes.

Les viols se déroulaient au Girton Lodge hotel, juste à côté du Kincora, où Lyttle, McKeague et leurs amis terroristes pro anglais se retrouvaient régulièrement.

 

Les connexions londoniennes du Kincora

Kerr a aussi été envoyé en Angleterre, toujours pour servir d’objet sexuel aux politiciens pédophiles et à leurs amis.

Là, il a par exemple été violé à Manchester par Cyril Smith, ce député contre lequel 144 plaintes pour viols sur mineurs ont été déposées, en vain, et qui était protégé par le MI5.

Kerr semble même avoir fait le tour d’un certain nombre de hauts lieux de pédocriminalité : il explique avoir été violé au Dolphin Square, et à Elm Guest House [8], à Londres.

Parmi ceux qui l’ont violé, Kerr cite Cyril Smith, Peter Hayman, membre du MI6 et bras droit de Maurice Oldfield.

Cet hôtel était aussi cité par Colin Wallace comme un lieu de rendez-vous des unionistes où des activités pédophiles avaient lieu, comme à l’hôtel Park Avenue ou l’Europa Hotel, où Richard Kerr a été prostitué avant d’y travailler grâce à un job proposé par le réseau.

Par ailleurs, Wallace a expliqué que selon les informations qu’il avait obtenues dans les années 70, plusieurs garçons passés par le Kincora s’étaient retrouvés embarqués dans les activités paramilitaires de l’UDA.

Une autre taupe des renseignements de l’armée anglaise à l’UDA, un dénommé Baker, a déclaré en 1988 au maire de Londres Ken Livingstone que les dirigeants de l’UDA savaient pour le réseau pédophile du Kincora, que des politiciens d’Irlande du Nord étaient impliqués, et que les renseignements anglais avaient organisé ce système.

Le MI5 était lui aussi parfaitement au courant de ce qu’il se passait au Kincora, mais Colin Wallace et Brian Gemmell n’ont jamais pu pousser leurs enquêtes à ce sujet pour la simple raison que le MI5 faisait pression sur les pédophiles VIP qui en profitaient.

Richard Kerr a mis longtemps à parler, parce qu’après avoir pu quitter le réseau, il a été régulièrement menacé.

Puis dans les années 80 quand l’affaire du Kincora a émergé, et que McGrath et deux autres types ont été plus ou moins condamnés, le réseau a changé de stratégie et a assuré son aisance matérielle, par exemple en lui fournissant un grand appartement à Oxford Street alors qu’il avait des revenus limités.

Même si, de temps en temps, des flics en civil ou en uniforme, ou des agents des services de renseignement, venaient le voir pour lui rappeler qu’il fallait se taire.

A l’époque déjà, Ian Paisley lui avait bien expliqué qu’il ne fallait rien dire au sujet des “anglais” qui venaient au Kincora.

Une autre victime du Kincora, Clint Massey, a déclaré qu’au Kincora, il y avait “des tas gens de Londres“.

Le frère de Richard Kerr, Alan, a suivi le même parcours : violé dans les foyers de Belfast par des amis de McGrath, il a été envoyé à Londres au milieu des années 80, où il a été violé à nouveau dans le même circuit que son frère.

 

[1] Oldfield est aussi cité dans le réseau de Westminster.

[2] Dès 1973, Paisley était parfaitement au courant de ce qu’il se passait au Kincora, car il en avait été informé par Valerie Shaw, secrétaire de la mission locale.

Il n’a rien fait.

[3] Lyttle et ses amis avaient organisé, outre divers attentats, des enlèvements, tortures et meurtres de Catholiques irlandais, parfois de simples civils.

Toujours impunément.

Cette femme a aussi averti les leaders du parti unioniste, en vain, et la hiérarchie de l’Église, qui l’a prévenue que Paisley la détruirait si elle continuait à parler de cela.

[4] D’ailleurs les anglais ont commencé à flipper quand est apparue sur la liste des cibles de l’IRA à éliminer une de leurs meilleures taupes, un dénommé Freddie Scappaticci qui a eu des contacts dès la fin des années 70 avec les renseignements anglais tout en étant une figure montante du mouvement Républicain armé.

Dans les années 80 il touchait 80.000£ par an pour balancer ses copains et les pousser à faire n’importe quoi.

Scappaticci avait un rôle essentiel dans la sélection des recrues et l’évaluation de la fiabilité des troupes.

Il a été balancé en 2004 seulement.

[5] Lyttle a expliqué des années plus tard qu’il n’était pas seulement un informateur, puisqu’il a assuré pour le compte des renseignements militaires un transfert d’armes à destination de l’Afrique du sud, à l’époque sous le régime de l’Apartheid.

[6] Kerr est entré au Kincora à 14 ans, il était alors le plus jeune résident.

Quelques mois plus tard il était emmené dans les hôtels, prostitué auprès de divers types en relation avec le staff de pédophiles unionistes du Kincora.

[7] Notamment de David Payne, à qui il avait demandé de tuer un leader politique, Roy Garland, qui avait dénoncé les abus sexuels commis par McGrath sur des mineurs en 1973.

[8] Elm Guest House était une guest house transformée en bordel pédophile pour des VIP, beaucoup de membres du parti conservateur ou du parti libéral comme Cyril Smith, mais aussi des membres des renseignements comme Peter Hayman et des stars du show biz comme Jimmy Savile.

 

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