12
JUIN
2017

Les réseaux pédocriminels n’existent pas | Round 18 | Réseau Cairns-Born Again

Commentaires : Off

Comme les bonnes gens le savent bien depuis les procès Outreau, Dutroux ou encore Émile Louis… les réseaux pédocriminels N’EXISTENT PAS, ce ne sont que des prédateurs isolés ou des enfants qui mentent…

Des gens qui payent pour violer, torturer et tuer des enfants ?

Vous n’y pensez pas ! Au pays des droits de l’homme, entre gens civilisés…

Voyons, vous avez l’esprit malade typique des conspirationnistes des réseaux pédophiles…

Oui, bon, il y a quand même le réseau d’Angers qui a impliqué des dizaines d’adultes et d’enfants…

Ah bon, vous ne connaissez pas ? Étonnant !

C’est vrai que les médias n’en ont pas beaucoup parlé, en tous cas beaucoup moins que de l’affaire Outreau.

 

Trêve d’humour noir.

Afin de creuser un peu le vaste sujet des réseaux de trafic, de prostitution et de mise à mort d’enfants,

Wanted Pedo a décidé de remettre en avant un certain nombre de réseaux qui ont été mis au jour par les justices de pays étrangers :

USA, Pays-Bas, Royaume-Uni, Espagne, Italie, Belgique, Allemagne, Europe centrale, Australie, etc.

Pour ne pas dire que nous aborderons plutôt LE réseau pédophile occidental interconnecté, vous vous en rendrez compte par vous-même au fil de ces articles.

Ces articles sont le fruit d’enquêtes longues et sourcées de la part de dondevamos et méritent d’être lus et partagés.

En effet, la France semble être le seul pays occidental à être quasiment épargné par les réseaux pédocriminels.

Nous laissons le lecteur en tirer les conclusions logiques.

 

 

Disparitions en Irlande

des enlèvements rituels?

 

Ainsi, un certain Jim Cairns rapporte qu’il a été victime d’une tentative d’enlèvement en août 1994 dans la région de Kilkenny: Jim Cairns [1] a été poursuivi par une camionnette appartenant à un groupe paramilitaire loyaliste (pro anglais), en Irlande du Nord.

Il explique qu’une de ses connaissances, proche de l’IRA (armée républicaine irlandaise) et membre d’un groupe satanique déguisé en groupe bien catholique, l’avait porté candidat à un enlèvement qui a priori devait être suivi d’un meurtre.

Ce qui est étonnant, c’est que dans ce culte satanique, on retrouve aussi bien des membres de l’IRA (pour l’unité de l’Irlande) et des loyalistes (qui veulent que l’Irlande du Nord reste anglaise).

Cairns raconte que peu après la tentative d’enlèvement, un couple membre de ce culte qui officiellement s’appellent les « born again christians »[2] a emménagé près de chez lui, et que de 1995 à novembre 1997, il a été sous le coup de pratiques satanistes.

Par exemple, des slogans sataniques étaient écrits sur ses véhicules, il y avait aussi des attaques perpétuelles contre son habitation ou contre lui.

En 1996, Cairns a envoyé au ministre de la santé Austen Currie un topo sur ce groupuscule et ses activités.

Currie, qui était au départ attentif, lui a soudain demandé de ne plus l’appeler.

Le topo a ensuite été envoyé à la Justice, qui n’a rien fait.

 

En Irlande, quand quelqu’un disparaît, les réseaux se chargent de protéger le coupable, d’après ce que lui a dit un travailleur social qui connaissait l’existence du club élitiste et satanique local.

Cette personne a dit que les enquêtes sur les disparus sacrifiés lors de rituels sont étouffées, et a aussi parlé de sacrifices d’enfants, citant un garçon disparu, Philipp Cairns (pas de lien de parenté avec Jim Cairns).

C’est seulement après que Jim Cairns a appris que ledit travailleur social était également membre des « born again », et qu’il connaissait personnellement la mère du garçon sacrifié dont il a parlé.

Il se trouve que la mère de Philip, l’enfant disparu le 23 octobre 1986, Alice, vient d’une riche famille de Kilkenny et qu’elle est aussi « born again ».

L’enquête concernant Philip Cairns n’a jamais abouti. Pourtant, alors qu’il est censé avoir disparu entre l’école et sa maison, personne ne l’a vu dans la rue.

On a retrouvé son sac de cours six jours plus tard dans une rue passante, et après sa disparition, Philip aurait été vu à Londres.

Un témoin a aussi déclaré aux flics qu’il a été enlevé par un groupe religieux dont un membre vivait dans la rue où Philip aurait été enlevé et dans laquelle il habitait.

Mais, il a fallu qu’un groupe de citoyens s’y mette, et trouve que le meurtre a été commis par un groupe de pédophiles d’élite dont faisait partie un homme d’affaires de Dublin.

Ils ont aussi trouvé l’endroit où est enterré Philip mais pas de chance : une construction a été réalisée à cet endroit.

Cairns explique :

« Dans les années 1995 à 1997, il y a eu une grosse augmentation du nombre de personnes disparues.

En 1998, dans le Kilkenny People, on a découvert avec effroi que plus de 90 personnes avaient disparu sans laisser de trace depuis 1990 (…)

Dans le même temps que ce chiffre des personnes disparues augmentait, il y avait une explosion sans précédent des meurtres sans motif ».

Cependant, les chiffres officiels montrent une certaine stabilité, avec en général un maximum de 53 personnes disparues et non retrouvées en 2009, la fourchette basse étant 18  personnes qui auraient disparu en 2010.

Il y a 4,5 millions d’habitants en Irlande. Impossible de comparer avec la France : ces chiffres n’existent pas.

On connait le nombre total de personnes disparues, mais pas le nombre de ceux qu’on ne retrouve pas.

 

Quelques cas de satanisme étouffés en Irlande

On a évoqué dans l’affaire du Kincora boys Home (un foyer pour garçons dans lequel le MI5 filmait des partouzes, dirigé par William McGrath[3], born again lui aussi) le meurtre de Brian McDermott en 1973.

On a retrouvé son torse mutilé et un bras, qui avaient été brûlés, dans un sac jeté dans une rivière proche du Kincora boys Home, à Belfast, une semaine après sa disparition.

Selon Cairns (et d’autres d’ailleurs) ce meurtre avait les signes d’un meurtre satanique.

En 2003, les flics ont lancé un appel à témoin sur cette affaire, qui reste dans les mémoires.

Pour Cairns, c’est du côté de l’élite qu’il faut chercher les coupables.

Toutefois, en 2008 on nous a  désigné un coupable idéal: son frère William qui aurait avoué le meurtre à son ex femme 35 ans plus tard.

William avait déjà un casier chargé, et il aurait eu peur quand l’enquête a été rouverte en 2003.

En 2001, on a retrouvé dans la Tamise le torse d’un garçon de 5 à 7 ans, de « race » Noire.

On avait enlevé tout son sang et découpé ses membres.

Et pas moyen de l’identifier car aucun enfant de ce profil n’était porté disparu.

L’enfant, apparemment, n’a pas été violé.

Le contenu de l’estomac a révélé des traces d’un médicament contre la toux commun et une potion contenant des pastilles d’argile de quartz, des os d’animaux et de minuscules particules d’or [4].

L’étiquette sur le short a montré qu’il était vendu exclusivement par Woolworths en Allemagne.

Mais d’après l’analyse, l’enfant venait du nord ouest de l’Afrique, probablement du Nigéria.

Il a ensuite passé quelques semaines eu Europe avant d’être tué.

Trois semaines avant la découverte de ce garçon Noir dans la Tamise, c’est le torse d’une fillette blanche de 5 à 7 ans qui a été retrouvée flottant dans le lac de Nulde aux Pays-Bas.

On lui avait aussi vidé son sang et on l’avait découpée.

Un cas similaire aurait aussi été trouvé à Hambourg en Allemagne dans la même période.

Ces meurtres ressemblent aux meurtres rituels de type vaudou, pratiqués en Afrique.

Qui ont tendance à se multiplier, au point qu’en 2001 l’Afrique du Sud a créé une commission spéciale pour étouffer ces affaires.

En effet, 140 de ces meurtres rituels avaient été recensés l’année précédente.

En 1997, un article paru dans le Kilkenny People reprenait les propos d’un politicien local, Gary O’Halloran qui dénonçait un évêque, un responsable de la police et un ministre d’être des pédophiles.

Il disait que deux flics leur ont fourni des enfants pendant des années.

 

Et puis il y a cette affaire des Shankill Butchers, un gang de loyalistes responsable de 23 meurtres rituels.

Ils kidnappaient des irlandais catholiques (y compris des femmes), les torturaient et les tuaient, entre 1975 et 1982.

Gerard McLaverty, une de leurs victimes, a été emmené le 10 mai 1977 dans une clinique de chirurgie abandonnée, on lui a coupé les poignets pour le vider de son sang et on l’a laissé pour mort.

Mais il a survécu et a identifié huit membres du gang. L’un d’eux, Bobby Bates, était un born again.

Dans cette affaire, pas mal de documents ont disparu de manière fort opportune, et ce sont les mêmes flics qui ont fait disparaître une partie du dossier du Kincora Boys Home.

La plupart des victimes de ce groupe loyaliste et paramilitaire, dirigé par Lenny Murphy, ont été égorgées.

En 1979, 11 types ont été condamnés pour 19 meurtres. Mais beaucoup ont échappé aux poursuites, et ce ne sont pas 19 mais 30 meurtres que le groupe avait à son actif.

Lenny Murphy, lui, a été libéré en juillet 1982 (il avait seulement été condamné pour port d’arme).

Le lendemain, il a assassiné un type handicapé mental.

Un mois plus tard il tuait un soldat anglais soupçonné d’être un informateur.

Le 5 septembre, nouveau meurtre, puis le 22 octobre.

C’est finalement une équipe de l’IRA qui l’a liquidé.

L’affaire de Cynthia Owen mérite aussi le détour.

Fille de deux alcooliques, elle a été violée par son père, et a accouché d’un bébé à l’âge de 11 ans, en 1973.

Le bébé a ensuite été tué de 40 coups d’aiguilles à tricoter par la mère de Cynthia.

Elle a de nouveau été enceinte à 15 ans et s’est enfuie à 20 ans.

Ça, c’est la version « light », servie dans les médias.

En réalité, son père sans argent a laissé 90.000£ à sa mort, tout simplement parce qu’il a vendu sa fille à un réseau pédophile, ainsi qu’il l’a écrit dans son testament.

Ledit réseau était basé dans un ville balnéaire cotée, et chaque premier lundi du mois elle était amenée par sa mère dans un immeuble, où se déroulaient des abus rituels.

A chaque fois, elle était droguée au préalable.

Parmi les pervers, Cynthia Owen veut aujourd’hui que sept types, dont trois hauts flics dont les identités sont connues des autorités, toujours vivants, soient jugés.

Elle accuse les flics d’avoir étouffé l’affaire et d’avoir fait disparaître des preuves.

Owen dit que c’est bien d’abus sataniques dont elle a été victime, via un réseau qui n’était pas organisé par son père, mais par un autre.

En outre, trois de ses cousins se sont suicidé suite aux abus dont ils ont aussi été victimes.

Cairns évoque encore le meurtre de John Horgan, un enfant de 7 ans, à Dublin en 1973.

Le coupable du meurtre était son voisin de 16 ans, un sataniste qui est parvenu à se procurer la bible satanique d’Anton Lavey, et qui a massacré le gamin qu’il gardait ce jour-là.

Mais, ce qui ne laisse pas d’étonner dans cette affaire, c’est que la police n’a pas autorisé d’autopsie de l’enfant.

Le meurtrier, Lorcan Bale, passe évidemment pour un dingue isolé, mais il se trouve qu’il était membre d’un groupe occulte.

Bale avait ramassé la prison à vie, mais il a été autorisé à refaire sa vie en Angleterre, où il est devenu born again et traine dans les églises.

 

Apparemment, Lorca projetait d’enlever une fillette vierge pour la sacrifier.

A l’époque, les autorités et les médias ont refusé de parler de ce meurtre, ça a été l’omerta.

Et surtout, il ne fallait pas parler de satanisme.

Mais des dizaines d’années plus tard, les gens ont appris comment est mort John Hogan.

L’enfant a été crucifié dans le grenier de Lorcan.

Lequel a bénéficié ensuite d’une aide précieuse de la part de personnes corrompues mais bien placées dans la police et la justice.

La famille de Bale, qui avait dit qu’elle avait coupé les ponts avec Lorcan alors que c’est faux, serait aussi protégée.

Il semble même que le père de Lorcan avait infiltré des groupes de prière catholiques dans la région de Dublin.

Le meurtre est resté largement dans l’ombre jusqu’en 2011 quand un livre est paru sur le sujet, “The Boy in The Attic“.

C’est là aussi que le rapport d’autopsie a été publié pour la première fois et qu’on a appris comment l’enfant a été tué : matraqué à mort et crucifié.

Et alors que personne n’avait encore entendu parler du procès de Lorcan Bale, dont le nom n’a jamais été cité jusque là, les autorités ont expliqué qu’il avait bien été jugé.

Voilà qui a du rassurer tout le monde.

Là aussi, l’enquête a été rouverte en grande pompe quarante ans plus tard.

C’était en 2011, l’année où a été publié le livre “The Boy in the Attic” au sujet de cette affaire.

On peut aussi ajouter que dans l’affaire du Kincora Boys Home, il se dit que des enfants étaient envoyés en Irlande au Birr Castle, pour des rituels de type satanique.

Ce château est aussi celui des comtes de Rosse qui ont été parmi les fondateurs du Hellfire Club. Parmi les “visiteurs” de ce home pour jeunes garçons, il y avait pas mal de gratin, comme lord Mountbatten, l’oncle du Prince Philippe, qui a présenté Jimmy Savile au prince Philip et a fini par sauter dans l’explosion de son bateau en 1979, avec deux garçons à bord [5], ou Anthony Blunt, un agent double URSS-Angleterre, ou encore le premier ministre ami de Jimmy Savile, Edward Heath, qui fréquentait également l’orphelinat de Jersey.

Il s’est avéré que McGrath collaborait avec le MI5 pour piéger tout ce petit monde lors des partouzes pédophiles, et que ces messieurs étaient discrètement photographiés.

Là aussi, les paramilitaires loyalistes étaient au coeur du système, puisque McGrath en faisait partie, ainsi que plusieurs habitués et certaines anciennes victimes.

Quand au Birr Castle, il s’agit d’un lieu symbolique puisqu’il a appartenu au premier comte de Rosse, le franc maçon Richard Parsons, qui a été parmi les fondateurs d’un club d’orgies sexuelles et d’occultisme, le Hellfire Club, enn 1752.

Le co-fondateur était Francis Dashwood, futur premier ministre, et parmi les membres il y avait notamment Benjamin Franklin ou le chevalier D’Eon, qui était, on le sait un agent double.

C’est au Hellfire Club qu’il aurait été recruté par les anglais.

Le comte de Rosse actuel et propriétaire du château est le beau frère de lord Snowdon, le mari de la princesse Margaret, sœur de la reine Elisabeth.

Dans la famille Parsons, un autre s’est illustré comme étant un proche d’Alistair Crowley, un certain Jack Parsons, chimiste qui a travaillé sur divers missiles pour le compte des USA.

Crowley a même nommé Parsons à la tête de l’OTO (Ordo Templi Orientis, un groupuscle sataniste) en Californie en 1942.

Et Parsons était aussi un fan du délire mystico satanique de Crowley, l’abbaye de Théléma, qui  a valu à Crowley de se faire expulser d’Italie suite à des accusations de meurtre rituel d’enfants.

Jack Parsons était aussi proche de Ron Hubbard, le fondateur de la scientologie, et il a défendu les idées d’un certain Alfred Kinsey, pédophile lui aussi adepte de Crowley, qui passe encore pour une sommité en matière de sexualité.

D’après une certaine Dr Joan Coleman du “ritual Abuse Internet Networking Service”, les services sociaux avaient été mis au courant de la connexion entre le Kincora et le Birr Castle par un agent du MI5.

 

—————————

Concernant les disparitions, on constate partout que les humains comptent moins que les voitures : alors qu’on tient scrupuleusement les statistiques des vols de voiture, les autorités sont souvent incapables de dire précisément combien de personnes ont disparu dans leur pays,  y compris les enfants.

La thèse de Cairns est que beaucoup de ces disparus ont en réalité été massacrés par des groupes de tarés satanistes, ce qui est hélas une grande probabilité qui vaut pour la France.

Il ne faut pas oublier non plus le trafic d’organes, qui est aussi une réalité en Europe.

Derrière, bien-sûr, il y a des réseaux, des organisations hyper lucratives.

Avec le satanisme, on a souvent la prostitution de mineurs, la diffusion de matériel pédopornographique –voir de snuff movies– et le trafic de drogue.

Cela rapporte, et on comprend que ces gens n’ont pas envie de cesser leur business.

D’où l’absence de statistiques et donc d’évaluation du problème des disparitions.

 

[1] Auteur du livre « Disappeared off the face of the earth ».

[2] Les chrétiens qui renaissent, en gros, comme Bush 2.

Ce sont des gens qui deviennent ultra cathos après avoir eu une vie loin de dieu, on va dire.

D’après Cairns, le mouvement des « borns again » est né en Californie au début des années 90 et s’est vite répandu dans le pays.

Comme la franc-maçonnerie, le mouvement est pourri par la tête et infiltré par le haut par des satanistes, qui n’annoncent pas la couleur aux nouvelles recrues.

[3] McGrath était un loyaliste membre d’un groupe paramilitaire, et il était aussi un informateur du MI5.

C’est aussi grâce à des lettres de recommandations de deux ecclésiastiques qu’il a obtenu la direction du foyer, mais leurs noms n’ont jamais été diffusés.

[4] Je trouve intéressant ici d’expliquer ce que m’a raconté un ancien membre des RG, qui a travaillé sur les sectes.

Au lieu de se servir de poivre et de sel pour assaisonner leurs repas, les membres de la famille royale anglaise y versent de l’or.

[5] D’après “The Kincora Scandal”, ces deux garçons étaient son petit fils Nicholas et un garçon de 14 ans dénommé Paul Maxwell.

 

Chantage et réseaux pédophiles en Irlande du Nord

On a déjà vu comment la pédocriminalité sert à coincer des personnalités.

En Angleterre, l’affaire du Kincora Boys Home, à Belfast, a montré comment le MI5 avait organisé un bordel pédophile pour coincer divers politiques loyalistes (pro anglais), et avait couvert les activités de ces pédophiles pour mieux les utiliser.

Cette semaine, on a appris que l’un des leaders de l’IRA était un agent double: les services anglais disposaient de photos compromettantes de lui alors qu’il violait des enfants.

La presse anglaise expliquait cette semaine que les autorités avaient couvert un pédophile, membre de l’IRA (Irish Republican Army [1]), la branche armée irlandaise qui réclamait le retour de l’Ulster dans l’Irlande.

Apparemment, les services anglais détiennent une photo des années 70 sur laquelle il viole un adolescent, et une autre des années 50 sur laquelle il viole une fille de 14 ans.

Grâce à cela, le dénommé Joe Cahill, l’un des leaders de l’IRA proche du mouvement politique du Sinn Fenn, a été transformé en agent double.

Il lui était également facile de pousser l’IRA à mener divers attentats qui, au final, allaient décrédibiliser le mouvement et justifier une répression aveugle de la part des anglais [2].

C’est par exemple lui qui a permis de faire venir des armes depuis la Libye, ou de collecter des fonds auprès des sympathisants républicains.

 

Cahill passe pour celui à qui on doit le processus de paix, qui finalement n’est qu’un renoncement des irlandais.

Autrement dit: il a vendu son pays aux anglais.

Ces dernières semaines, la nièce de Cahill a expliqué qu’elle avait été violée quand elle avait 16 ans par un  autre leader républicain, Martin Morris, qui nie en bloc.

Gerry Adams, leader du Sinn Fenn, a, de son côté, protégé son frère pédophile, qui a violé sa fille de ses 4 à ses 9 ans, et qui le lui avait avoué sans qu’il ne juge utile de le dénoncer auprès de la police.

Liam Adams était également membre de l’IRA, et en 1988 il dénonçait l’existence de réseaux pédophiles en irlandais et en Irlande du Nord, avec des gens puissants parmi leurs membres.

Finalement, c’est lui qui a été condamné à 16 ans de prison.

En 1987, Liam, qui était en outre un mari violent, a avoué à son frère qu’il avait violé sa fille, et il a poursuivi une belle carrière à l’IRA ensuite, y compris auprès des mouvements de jeunes.

Mais dans la famille, la pédophilie a l’air de se transmettre à travers les générations, puisque leur père aussi était pédophile.

On notera aussi qu’en 1996, Liam Addam était carrément passé pour un chevalier blanc en menaçant d’exposer un réseau pédophile qui comprenait des personnalités parmi ses membres:

nous avons les noms de plusieurs personnalités du business, dont nous sommes sûrs à 100% qu’ils sont impliqués

, avait-il déclaré. Évidemment, rien n’est venu.

 

L’IRA, les renseignements, les pédophiles

L’ami Jimmy Savile, pédophile devant l’éternel, n’hésitait pas à menacer ceux qui le dérangeaient de leur envoyer ses copains de l’IRA pour les éliminer.

Il disait qu’il n’avait “qu’un coup de fil à passer“.

Il est étonnant qu’une icône anglaise et pédophile notoire soit protégée par l’armée républicaine irlandaise.

Savile, en effet, s’est souvent rendu en Irlande pour ses œuvres de “charité”.

D’ailleurs, il s’est rendu dans des orphelinats et hôpitaux partout dans le pays pour ce motif, violant au passage quelques enfants vulnérables.

Il était aussi devenu une cible privilégiée pour du chantage et des pressions par les renseignements anglais.

En 2013, la presse irlandaise évoquait le cas d’un ancien de l’IRA, qui s’est ensuite rapproché du Sinn Fenn avant de s’opposer processus de paix, et qui était pédophile.

Mais, on l’a laissé quitter l’Irlande du Nord.

En 2005, ce type avait été impliqué dans l’agression et le meurtre totalement gratuits d’un père de famille, Robert McCartney.

Comme je suis mauvaise langue et que je connais bien l’infiltration des mouvements indépendantistes par les services, je ne peux m’empêcher de penser que lui aussi a été grillé par les services anglais, qui l’ont ensuite poussé à mener des actions violentes, et l’ont protégé.

Dans cet article, le journaliste mentionnait l’habitude qu’avait l’IRA d’étouffer les histoires de pédophilie dans ses rangs.

Deux des hommes présents lors du meurtre de M. MacCartney étaient bien connus localement comme étant des pédophiles mais ils étaient protégés par l’IRA à Belfast

, lit-on dans l’article.Quel hasard.

Depuis les années 70, plusieurs leaders de l’IRA, probablement organisés en réseau, ont été grillés pour des actes pédophiles qui ont toujours été étouffés. Et comme par hasard, on a appris fin 2011 que

la moitié de tous les chefs de l’IRA travaillaient pour les services de sécurité

justement à la même époque et jusqu’à la fin des Troubles en 1998.

 

Un commissaire qui avait enquêté sur l’IRA avait déclaré que sur 210 membres de ce  groupe terroriste qu’il avait arrêtés au cours de sa carrière, seulement 3 ne travaillaient pas pour les renseignements, et certains travaillaient même pour plusieurs agences en même temps.

Gerry Adams lui-même est un ancien de l’IRA (bien qu’il le nie fermement), et très probablement du MI6.

Est-ce pour cela que son frère est longtemps passé pour un “intouchable” [3]?

Même le chauffeur de Gerry Adams était une recrue des renseignements anglais.

Mais, il n’a certainement jamais entendu parler du frère pédophile de son patron.

Denis Donaldson, le porte parole du SinnFenn et bras droit de Gerry Adams, a lui aussi toujours travaillé pour le MI5.

Il a finalement été assassiné en 2005.

Il y a aussi “l’agent Carol”, de son vrai nom Martin McGarthland, qui a contribué à plus de 50 meurtres au nom de l’IRA, alors qu’il était un agent du MI5 et des unionistes.

On a aussi appris que l’IRA avait fait passer un certain nombre de ses pédophiles depuis l’Irlande du Nord vers l’Irlande, ce qui ne rassure pas vraiment les habitants.

Selon Gerry Adams, d’autres ont été liquidés.

En novembre 2014, on découvre que deux frères pédophiles membres de l’IRA ont été relocalisés en Irlande après que l’organisation ait découvert qu’ils étaient devenus des agents de renseignement pour les anglais, qui les faisaient chanter.

Ces deux frères ont pu poursuivre leurs agressions sexuelles de mineurs sans être inquiétés une seule fois, et même rester dans l’IRA.

 

Bordel pédophile chez les unionistes

Si une bonne partie de l’IRA était contrôlée par le MI5, et si les affaires de pédophilie étaient couvertes, il en allait de même en face  du côté des unionistes, les protestants pro anglais.

C’est notamment l’affaire du Kincora Boys Home, dont on a déjà parlé.

Il s’agissait d’un foyer pour jeunes garçons tenu par une recrue du MI5 et militant unioniste, John McGrath, et où défilaient un certain nombre de personnalités telles que l’oncle du prince Philipp, Lord Mountbatten, ou l’agent double anglais et russe Anthony Blunt.

Non seulement le foyer avait été transformé en bordel, mais en plus les jeunes (tous des garçons) étaient trimballés à droite à gauche pour être livrés à des pédophiles.

Cela s’est arrêté en 1981, quand la presse a évoqué les actes pédophiles qui étaient commis au Kincora.

Au final, McGrath et deux autres membres du staff ont pris quelques années de prison pour avoir été des pédophiles isolés.

Mais en bande quand-même, comme Dutroux par exemple.

On vient d’ailleurs d’apprendre que l’enquête ne sera pas rouverte dans le cadre d’une révision générale de toutes les affaires de réseaux pédophiles déjà étouffées à travers tout le Royaume-Uni, comme quoi le sujet reste sensible 40 ans après.

Remarquez, ladite enquête est dirigée par Fiona Woolf, grande amie du ministre de l’intérieur Leon Brittan, celui qui fait disparaître les dossiers pédophiles plus vite que son ombre [4].

Il aurait été intéressant de rouvrir l’affaire du Kincora, car entre la vérité judiciaire et la vérité, c’est la fosse des Mariannes.

Rien officiellement sur l’implication du MI5, rien sur l’existence d’un réseau, et encore moins sur les personnalités pédophiles qu’on a fait chanter tranquillement grâce aux photos pédopornos prises dans ce foyer transformé en bordel, mais aussi grâce aux informations fournies par McGrath.

Jimmy Savile aussi est passé en Irlande du Nord, et notamment à Belfast, là où se trouvait le Kincora Boys Home, mais comme par hasard on n’a pas du tout enquêté pour savoir si, parmi ses centaines de victimes, il n’y en aurait pas en Ulster (l’Irlande du Nord).

En fait si, on a vaguement enquêté: juste ce qu’il faut pour dégager discrètement les quelques dossiers qui auraient encore pu trainer à son sujet.

 

Un autre leader unioniste, John Mc Keague, qui dirigeait aussi le groupe paramilitaire terroriste appelé le Red Hand Commando [5], était également un pédophile.

Jamais, il n’a été inquiété lui non plus.

Il aurait été recruté par les renseignements anglais à cause de ses actes pédophiles, qui leur ont donné un moyen de pression inespéré.

McKeague était d’ailleurs un proche de McGrath, le type du Kincora Boys Home.

Mais apparemment, en 1982, en pleine polémique sur le Kincora, mcKeague aurait menacé de balancer sur les pressions exercées par les services anglais sur certains unionistes pédophiles tels que McGrath, justement.

Comme il avait peur de retourner en prison puisqu’il était cité parmi les visiteurs du Kincora, il a tenté de négocier en dénonçant ses copains.

Mais comme par hasard, c’est là (en janvier 1982) qu’il a été tué sans que l’on sache officiellement par qui, même si tout le monde se doute que les renseignements anglais sont derrière.

Un certain Colin Wallace, un ancien des renseignements militaires anglais qui a été disgracié et qui a commencé à raconter ce qu’il y avait derrière l’histoire du Kincora, c’est-à-dire l’implication du MI5, a fait le lien entre McKeague et le meurtre en 1973 d’un gamin de 10 ans, Brian McDermott, dont on n’a toujours pas retrouvé l’assassin, du moins officiellement.

Wallace a expliqué que McKeague n’allait pas tomber car il savait trop de choses sur certaines personnes.

 

En fait, en 1973, McKeague avait été arrêté dans le cadre de l’enquête sur le meurtre de Brian McDermott, d’après Wallace.

Mais aucune charge n’a été retenue contre lui.

D’ailleurs, le corps de l’enfant a été retrouvé mutilé pas loin du Kincora Boys Home.

D’après certains, McKeague a été recruté par les renseignements militaires dès 1972, en recrutant pour son commando des jeunes qui étaient aussi les victimes de ses penchants appétits sexuels.

McGrath et McKeague étaient des proches de Knox Cunnignham, leader et député unioniste, ex secrétaire du premier ministre Harold McMillan, et également pédophile et lui-même proche d’Anthony Blunt, l’un des illustres visiteurs du Kincora.

Blunt a d’ailleurs fait comme McKeague, mais en plus efficace: quand il a été accusé d’être un agent double pour l’URSS, il a sauvé sa peau en exploitant sa connaissance de la liste de clients VIP du Kincora.

L’un des juges qui a permis d’étouffer l’affaire du Kincora n’est autre que Michael Havers, le frère de la juge Butler Sloss qui avait été nommée au début de l’été pour mener la grande enquête sur l’étouffement des réseaux pédophiles.

Havers avait aussi protégé des copains pédophiles impliqués dans l’affaire Elm Guest House, et il avait menacé le député Geoffrey Dickens, qui avait dénoncé des cas de réseaux pédophiles VIP soigneusement étouffés.

 

Ajout du 26/06/2015:

Au sujet du Kincora Boys Home, une victime a révélé qu’il s’agissait bien d’un véritable réseau, qui emmenait les victimes à différents endroits pour y subir des partouzes.

Un certain Richard Kerr, passé dans sa jeunesse par le Kincora Boys Home, a expliqué qu’un ancien juge l’avait emmené jusqu’à Elm Guest House, ce bordel pédophile londonien dans lequel les politiciens se mélangeaient à quelques stars du show biz, notamment, au cours d’orgies dont les victimes étaient des garçons des orphelinats alentours.

Il était un peu violent, il m’a poussé dans une pièce et d’autres hommes sont arrivés.

Deux ou trois je pense, ils ne sont pas tous arrivés en même temps.

Mes mains étaient attachées derrière mon dos et j’ai été jeté sur un lit.

Je pense que quelqu’un prenait des photos avec un Polaroïd“, a raconté Kerr au journal Exaro.

Richard Kerr dit avoir été violé également au Dolphin Square, ce complexe de 1.200 appartements de luxe à Londres, dans lequel de nombreux pédophiles VIP organisaient leurs partouzes “privées” avec des mineurs venus manifestement de tout le Royaume-Uni.

Les premiers viols subis par Kerr, qui a été envoyé dès ses 5 ans dans les orphelinats, ont eu lieu à la Williamson House, à Belfast.

Puis à 14 ans il est arrivé au Kincora, où il était le plus jeune.

De là, on l’a fait voyager dans toute l’Irlande du Nord, mais aussi dans l’ouest de l’Angleterre, à Manchester ou Liverpool notamment, et aussi à Londres bien-sûr, où c’est ce juge qui l’a amené.

Il lui a payé une chambre pour 3 jours à Elm Guest House et les types ont défilé nuit et jour.

Kerr a aussi déclaré qu’on l’avait amené à l’Hôtel Europa pour y subir des viols. Il s’agit d’un hôtel prisé par le gratin de la politique et du journalisme en goguette, et on l’a prostitué auprès de diverses personnalités, la plupart venues d’ANgleterre.

Le gardien du Kincora, qui s’appelait Joseph Mains et l’avait aussi violé, lui avait ensuite dégoté un “job” dans cet hôtel, quand il a eu 16 ans, pour continuer à le prostituer.

Un de ses copains, Stephen, avait également été amené à l’hôtel Europa, explique Kerr, puis il est mort

dans des circonstances mystérieuses“.

————————-

Quel que soit le camp, dans le cas de l’Irlande du Nord, on constate qu’être pédophile assure une belle carrière et l’impunité totale, contre quelques compromissions.

Bizarrement, le même schéma s’observe en Angleterre, avec les affaires de réseaux pédophiles étouffées dont le MI5 a une parfaite connaissance.

En fait, la pédophilie est idéale pour coincer des types qui joueront ensuite le jeu qu’on leur demande de jouer, sans poser de questions.

Il serait vraiment temps que l’on démasque les pédophiles qui nous dirigent car ils sont très probablement tenus par des services étrangers.

 

[1] L’IRA a été créée en 1916, par le regroupement de groupes armés déjà existants, qui luttaient contre la présence anglaise sur tout le territoire de l’île.

Elle a perduré en Irlande du Nord, restée aux mains des anglais.

[2] On a vu cela dans de nombreux attentats.

Un exemple parmi d’autres, l’attentat d’Omagh: il y a quelques années, un agent double US et anglais a avoué avoir infiltré un groupe dissident de l’IRA, la “Real Ira”, et qui avait organisé un attentat ayant tué 29 personnes en août 1998.

Bien-sûr, il ne s’agissait que de renseignement!

On a appris également que la Real IRA était infiltrée par deux agents anglais, mais personne n’aurait pu éviter l’attentat…

Évidemment, on n’a pas vraiment enquêté sur les circonstances dans lesquelles la bombe avait été posée, on s’est contenté de faire un grand procès stalinien de quelques leaders et lampistes du mouvement.

On sait aussi que les services anglais ont retrourné l’agent US pour qu’il ne parle pas de son infiltration à la police Irlandaise, seulement à eux.

Bref, certains pensent que toute l’opération a été pilotée par le MI5.

[3] Jusqu’à ce que Gerry, homme politique de premier rang durant les négociations de paix, lui demande de se rendre à la police après que sa fille ait tout balancé publiquement.

Là, en effet, ça commençait à faire tâche.

[4] C’est sous le ministère de Leon Brittan au Home Office que des centaines de dossiers concernant des réseaux pédophiles VIP ont mystérieusement disparu.

Même les dossiers que des députés lui ont remis en mains propres ont disparu et il a commencé par dire qu’il ne se souvenait pas de cela.

Et ce sont justement ces enquêtes que sa copine et voisine Woolf doit revoir, officiellement pour y repérer les manquements.

[5] Le  Red Hand Commando est responsable de plusieurs meurtres très sanguinolents puisque certaines victimes ont été vidées de leur sang.

C’était à tel point que certains médias pensaient qu’il s’agissait de crimes sataniques.

 

Quelques autres affaires en Irlande :

 J’attendais d’en savoir un peu plus, nous y voilà.

On se rappelle que les ossements de plus de 800 enfants ont été retrouvés dans des fosses communes autour d’une institution catholique.

Une partie de ces ossements a été analysée.

Conclusion : certains des enfants ont été tués de manière rituelle, selon la police.

Certains bébés ont été décapités et démembrés (exactement ce qu’on retrouvé dans différents dossiers de réseaux pédocriminels en France, en Belgique, aux pays-Bas, en Espagne et ailleurs).

Très vite, les fosses communes ont été recouvertes et sécurisées, probablement pour qu’on ne parvienne pas à connaitre la vérité sur les abus gravissimes qui se sont produits là.

Irlande | Des décennies de maltraitances contre des enfants placés en Ulster

 

****
Association Wanted Pedo