09
JUIL
2017

Les réseaux pédocriminels n’existent pas | Round 20 | Réseau Demmink

Comme les bonnes gens le savent bien depuis les procès Outreau, Dutroux ou encore Émile Louis… les réseaux pédocriminels N’EXISTENT PAS, ce ne sont que des prédateurs isolés ou des enfants qui mentent…

Des gens qui payent pour violer, torturer et tuer des enfants ?

Vous n’y pensez pas ! Au pays des droits de l’homme, entre gens civilisés…

Voyons, vous avez l’esprit malade typique des conspirationnistes des réseaux pédophiles…

Oui, bon, il y a quand même le réseau d’Angers qui a impliqué des dizaines d’adultes et d’enfants…

Ah bon, vous ne connaissez pas ? Étonnant !

C’est vrai que les médias n’en ont pas beaucoup parlé, en tous cas beaucoup moins que de l’affaire Outreau.

 

Trêve d’humour noir.

Afin de creuser un peu le vaste sujet des réseaux de trafic, de prostitution et de mise à mort d’enfants,

Wanted Pedo a décidé de remettre en avant un certain nombre de réseaux qui ont été mis au jour par les justices de pays étrangers :

USA, Pays-Bas, Royaume-Uni, Espagne, Italie, Belgique, Allemagne, Europe centrale, Australie, etc.

Pour ne pas dire que nous aborderons plutôt LE réseau pédophile occidental interconnecté, vous vous en rendrez compte par vous-même au fil de ces articles.

Ces articles sont le fruit d’enquêtes longues et sourcées de la part de dondevamos et méritent d’être lus et partagés.

En effet, la France semble être le seul pays occidental à être quasiment épargné par les réseaux pédocriminels.

Nous laissons le lecteur en tirer les conclusions logiques.

 

Le cas Joris Demmink

Pendant dix ans, de 2002 à novembre 2012, Demmink a été secrétaire général du ministère de la Justice des Pays Bas.

Pourtant, des accusations graves concernant des actes pédocriminels ont été faites contre lui à plusieurs reprises.

Quand il a été nommé en 2002, une quarantaine d’éléments et d’accusations portaient contre Demmink.

En 2003, deux magazines ont évoqué ces faits [1], mais ils ont été condamnés en justice à rectifier leurs propos.

 

Impunité

En octobre de la même année, un jeune prostitué a porté plainte contre Demmink, mais il a été condamné en juillet 2004 à deux mois de sursis pour avoir fait de fausses déclarations.

De fait, il a changé de version lors de son interrogatoire par la police.

Il faut dire que ce témoin impliquait Demmink dans le tournage d’un snuff movie pédo porno en République Tchèque.

Au cours duquel un enfant est mort.

Ainsi, Demmink a passé trente ans au ministère de la Justice, où ce spécialiste des affaires concernant les mineurs a pu étouffer tranquillement tous les scandales naissants.

On comprend mieux pourquoi l’association Martijn, qui revendique de pouvoir violer les mineurs, a été tolérée aux Pays Bas jusqu’en juin 2012 [2].

Deux victimes aujourd’hui adultes ont affirmé que Demmink les avait violées lors d’un voyage en Turquie à la fin des années 90, quand elles avaient 12 et 14 ans.

L’une des deux victimes a même connu mes menaces de mort peu après avoir accusé “la super élite hollandaise”, comme l’a dit le jeune homme.

A 14 ans, il avait quitté sa famille en Turquie, et avait vite été forcé à travailler dans un bordel d’Amsterdam où, dit-il, il a rencontré Demmink.

Il l’a revu ensuite quand Demmink lui avait demander de venir chez lui à La Hague.

C’est là que Demmink l’a violé.

Apparemment, une troisième victime en Turquie s’est faite connaître auprès des autorités US.

Le 4 octobre 2012, Chris Smith, président de la commission Helsinki, autrement appelée Commission on Security and Cooperation in Europe, un machin US, a témoigné que Demmink a été accusé d’actes pédophiles sur des enfants de 11 à 15 ans.

Cela, lors d’une réunion sur le trafic d’enfants.

Il a dit que les autorités hollandaises avaient étrangement négligé d’interroger trois témoins clés dans ce dossier.

Un autre député, membre du comité des affaires étrangères, a ajouté que Demmink avait pesé de tout son poids pour faire cesser les enquêtes sur le réseau pédophile local et sur sa manie du tourisme pédophile.

Il n’aurait pas hésité à intimider des journalistes et des témoins.

Parmi les personnes qu’il eut été judicieux d’entendre, le policier turc Mehmet Korkmaz, qui a expliqué que dans les années 90, il enlevait des garçons pour que Demmink les viole [3].

Deux victimes ont confirmé avoir été recrutées par ce flic, et les trois sont d’accord pour témoigner.

Un autre de ces témoins est Necdet Menzir, ancien chef de la police d’Istambul, a confirmé la présence de Demmink en Turquie dans les années 90, puisque ses hommes étaient chargés de sa protection.

Ce que Demmink nie fermement bien sûr.

Et le troisième témoin important qui n’a jamais été interrogé par les enquêteurs, c’est Huseyin Celebi, ancien chef des services secrets.

En 2006, il a rédigé un rapport sur les voyages pédophiles de Demmink en Turquie dans les années 90 et au début des années 2000.

Par exemple, en 1995 Demmink était dans la ville de Bodrum, et les flics ont du intervenir dans une partouze à laquelle il était présent, et où des enfants étaient violés parce qu’un coup de feu avait été tiré.

Son rapport mentionne aussi des faits similaires commis par le même Demmink en Roumanie et en République Tchèque.

On aurait aussi pu interroger Huseyin Baybasin, un homme d’affaires, trafiquant de drogue et politicien kurde  condamné à perpétuité pour meurtre, kidnapping et trafic de drogue aux Pays Bas (il passe pour le « Pablo Escobar européen »), qui a accusé Demmink en 2007 d’avoir conspiré avec les autorités turques pour le faire plonger.

Il explique que les services turcs faisaient pression sur les Pays Bas parce qu’ils avaient des preuves que Demmink violait de jeunes enfants en Turquie dans les années 90.

A ce propos, la technique est bien connue puisque les anglais ont carrément créé des bordels dans des orphelinats pour piéger les fonctionnaires et politiciens étrangers.

L’avocat de Baybasin détient plusieurs enregistrements vidéos et un rapport de la police turque au sujet des activités pédocriminelles de Demminck.

 

 

Les connexions

Enfin, Demmink est aussi apparu dans l’enquête sur la disparition du jeune allemand Manuel Schadwald, qu’on a retrouvé dans les bordels de Rotterdam.

D’après les témoins, Demmink était l’un des pontes de ce réseau qui importait des enfants de Pologne.

Pour cela, Demmink n’a eu que six mois de sursis et 240 heures d’intérêt général.

Cette affaire n’est autre que celle qui a été à la base de la découverte du réseau Zandvoort dans les années 90, par l’association belge Morkhoven.

Des dizaines de CD Roms contenant des images pédopornos ont été découverts, des enfants disparus ont été reconnus par des parents à travers toute l’Europe, mais personne ou presque n’a été arrêté (et surtout pas en France) à part celui qui avait révélé l’affaire, malgré qu’on était là face à un réseau international de trafic d’enfants.

Toutefois, on peut se demander pourquoi les Etats-Unis se mêlent du réseau pédophile hollandais, car ils ont pas mal de travail à faire chez eux.

De fait, via l’ambassade US à La Hague, le Département d’Etat US, recherche des témoins et des victimes potentielles.

L’ambassade US explique :

« Demmink a été l’un des membres les plus influents durant ces trente dernières années, de par ses postes consécutifs au ministère de la Justice, d’abord en tant que directeur général de l’administration, puis comme directeur général des Affaires Internationales et étrangères, et depuis 2002 en tant que plus haut fonctionnaire du ministère comme secrétaire général ».

Et ils parlent carrément d’un

« scandale de trafic d’enfants international dans lequel est impliqué Demmink »,

qui dure depuis le milieu des années 90.

Pour autant, la justice hollandaise a estimé qu’il n’y avait pas matière à investiguer davantage.

On a même vu que ce sont les victimes qui sot détruites, jamais le pédo en chef.

Pas de chance, les US, eux, trouvent ces allégations crédibles.

Ils ont demandé à la Turquie de leur faire parvenir des éléments de preuves, et on sait que Demmink a été éjecté de Turquie, certainement pas sans raisons.

 

Les autorités hollandaises étant décidées à ne rien faire, des citoyens ont lance le site ArrestDemmink.com afin de faire cesser les activités de ce pédocriminel de haut rang.

Qui n’a d’ailleurs pas agi seul, et beaucoup de têtes risquent de tomber parmi ses complices et parmi ceux qui l’ont aidé à dissimuler la vérité durant toutes ces années.

L’association Rebecca Project for Human Rights demande aussi une investigation sur l’étouffement de l’affaire.

Mais aux Pays Bas comme en France, en Belgique, en Angleterre, en Espagne et partout ailleurs, les autorités protègent les réseaux pédophiles. Ainsi dès la fin des années 70, la cour de justice de La Hague avait employé deux juges pédophiles, Stolk et Rueb.

Pour un peu, l’affaire aurait été rendue publique, mais à force de pressions et d’intimidations, et aussi après plusieurs meurtres [4], et la victime a été condamnée à vie en 1982, l’année où Demmink est arrivé au ministère de la Justice.

 

En 1998, l’opération Rolodex a amené les enquêteurs dans les bordels d’Amsterdam, où ils se préparaient à arrêter quelques personnages influents parmi lesquels des  politiciens et hauts fonctionnaires.

Demmink figurait sur la liste, mais dès qu’il a été cité, l’investigation a pris fin.

Certains affirment que c’est Demmink qui a fait stopper l’enquête.

Et déjà à l’époque, le témoin clé a déclaré qu’on avait tenté de le tuer.

Dans cette affaire aussi, on plusieurs décès très opportuns.

On a parlé du chauffeur de Demmink et de la pédiatre Lebruyere, mais l’avocat d’un des témoins, le jeune qui a dénoncé le snuff movie, est aussi mort en 2008 dans un accident de moto.

Gerrit Ulrich, témoin clé du dossier Znadvoort (du nom de la ville hollandaise où vivait Ulrich et où ont été trouvées les images pédos) a été assassiné par son ex copain.

L’un de ceux qui ont couvert Demmink est Hirsch Ballin, ex ministre de la justice et de l’Intérieur qui a toujours déclaré que les accusations contre son ami étaient infondées ou pas crédibles.

Ballin est fortement soupçonné d’avoir couvert le trafic de drogue à grande échelle dans le pays, via l’IRT, un service de police inter régional.

En 1996, un rapport parlementaire a montré que de grandes quantités de drogue avaient été introduites et vendues dans le pays avec l’aide du gouvernement.

Peu après la publication du rapport, le président de la commission, Maarten van Traa, a été tuée dans un accident de voiture.

Auparavant, le conseiller juridique de la reine Beatrix, Frits Salomonson [5], a été écarté suite à une affaire de pédophile.

Il était aussi l’amant de Gerrit Ulrich, trafiquant d’enfants qui apparaît dans l’affaire Zandvoort, et appréciait beaucoup les petits garçons marocains, d’après ses voisins. Le prince Claus, mari de la reine Beatrix, faisait la tournée des bars gays de New York avec Salomonson en 1982.

Bien sûr, les services US détiennent quelques photos de ces escapades.

Pendant le procès de Salomonson, un couple a expliqué avoir vu Claus dans un bordel, alors qu’il était avec des garçons de 12 ou 13 ans.

Salomonson a aussi été fortement soupçonné de blanchir l’argent de la drogue via sa société Text Lite.

Ger van Roon est un ami de Demmink.

Prof de droit à Amsterdam, il se trouve que des gamins débarquant à la gare centrale depuis les pays de l’Est se rendaient directement dans son appartement, où des partouzes avaient lieu, d’après des rapports de police.

Van Roon était en contact avec certains membres de la bande de Zandvoort, comme Karel Massdam ou encore Lothar Glandorf, patron de moult bordels avec des mineurs à Rotterdam.

Il aurait vendu des centaines d’enfants et d’ados depuis l’Angleterre et l’Europe de l’est, et Demmink était client de ses bordels.

Van Roon a aussi été impliqué dans le dossier Rolodex.

On pourrait aussi parler du père de la reine Beatrix, le prince Bernhard des pays bas, créateur du Bilderberg avec David Rockefeller, et ancien SS qui a hébergé sur son yacht Jumbo VI des orgies pédophiles auxquelles le témoin X1 de l’affaire Dutroux a dit avoir été présent.

 

Comment la pédophilie des “élites”

sert à faire chanter des États souverains

Revenons sur notre ami Joris Demmink, ce pédophile sadique qui fut durant des années le plus haut fonctionnaire du ministère de la Justice des Pays-Bas.

Il s’est fait coincer avec des mineurs dès 1995, en Turquie.

Mais, au lieu de le poursuivre en Justice, la Turquie a cherché à monnayer le dossier contre une faveur : l’emprisonnement à vie d’un opposant kurde.

C’est l’affaire d’un haut fonctionnaire vérolé, d’un pédophile couvert par son administration, et qui entraîne tout son pays dans des affaires de corruption sans fin.

Tout l’establishment hollandais, de même qu’une bonne partie des citoyens, savent parfaitement que Demmink commandait des gamins des rues en Turquie, pour les violer.

Et à qui demandait-il de lui ramener des enfants ?

A des flics véreux.

Du coup, la Turquie avait des cartes à jouer pour faire avancer ses petites affaires.

Car, il semble bien qu’en échange de leur silence, les autorités turques ont réclamé quelques faveurs, comme par exemple la mise au cachot d’un opposant kurde, Hüssein Baybasin.

L’accord aurait été négocié directement entre le premier ministre turc et la ministre de la Justice hollandaise, Winnie Sorgdrager.

 

Baybasin, accusé d’être un gros mafieux, a été envoyé en taule au milieu des années 90 pour un très gros trafic de drogue [1] ainsi que pour avoir commandité un meurtre, et dit être innocent [2].

Il a même fait une grève de la faim et a dénoncé l’accord entre les deux gouvernements.

Demmink s’est arrangé pour que Baybasin soit mis au secret, sans aucun contact avec ses proches.

Et surtout, il a ramassé une peine de prison à vie en 2002 [3].

Quant aux enfants victimes, qu’ils n’espèrent pas justice, tant cela arrange tout le monde que l’affaire reste officieuse.

De fait, après la condamnation finale de Baybasin en 2002, on a appris que le gouvernement Turc avait fait pression sur les Pays-Bas pour obtenir une grosse condamnation de Baybasin, devenu un opposant politique redoutable, qu’il convenait d’éliminer de neutraliser [4].

Et puis, aucun des deux types à qui il aurait commandité le meurtre n’a été condamné.

Ces pressions consistaient clairement à menacer de dénoncer les penchants pédophiles d’un haut fonctionnaire du ministère de la justice.

En effet, à l’époque où se négociait l’affaire Baybasin, les services turcs enquêtaient de leur côté auprès des victimes de Demmink et des intermédiaires qui les lui avaient amenées.

L’enquête en question était menée par Necdet Menzir, ex chef de la police d’Istanbul et ex ministre des Transports…

Les pressions turques visaient ensuite à faire extrader Baybasin.

Le gouvernement hollandais était tout à fait d’accord, mais la cour Suprême avait refusé en raison des risques pour la vie de Baybasin.

Qu’à cela ne tienne, le gouvernement a quand-même tenté de passer outre.

Mais, l’affaire remonterait à loin, puisque la “coopération” entre les autorités turques et hollandaises aurait commencé dès 1994, deux ans après que Baybasin ait fui son pays.

 

C’est aussi à cette époque que remontent les premiers faits de pédophilie commis en Turquie par Demmink.

Qui, d’ailleurs, continue à nier avoir jamais mis les pieds en Turquie, bien que moult éléments tels que ses agendas prouvent le contraire.

La Turquie a quand-même été gentille : elle a dit qu’il n’y avait pas de trace d’un passage de Demmink à la frontière Turque dans les années 90.

Pas de bol, en avril 2013 l’original du rapport des douanes turques est sorti, et on a appris que Demmink était bien entré dans le pays le 20 juillet 1996.

Remarquez, c’est plutôt normal : en tant que directeur général des affaires internationales au ministère de la justice, il faisait partie du comité chargé de la question du conflit entre les Kurdes et la Turquie…

Quoi qu’il en soit, les documents des entrées et venues d’officiels étrangers de 1995 à 2000 ont disparu.

Du moins officiellement, car plusieurs témoins disent avoir vu des traces du passage de Demmink sur des ordinateurs des services turcs.

En outre, on a fini par apprendre que Demmink utilisait trois pseudonymes différents pour se rendre en Turquie.

Il y est allé en tant que touriste en 1995, puis y est retourné en juin 1996 pour une conférence, puis il est allé en 1997, 1998, 1999, 2000, 2001, 2002 et 2003.

Entre parenthèses, Demmink semble avoir pas mal voyagé, puisqu’on le retrouve dans divers bordels d’Europe et d’ailleurs.

Il a est notamment passé par le Pinocchio Bar à Prague, haut lieu de prostitution de jeunes dans les années 90, où on trouve également pas mal de pédos anglais expatriés.

Quand l’une des victimes de Demmink a cherché à porter plainte en Turquie, c’est carrément le chef des renseignements Emin Arslan qui l’a menacé.

Le même Arslan qui a aussi violé cette victime, et qui a surtout travaillé avec Demmink pour monter le coup contre Baybasin.

 

Des films et photos de partouzes pédophiles avec Demmink dessus ont été saisis par la police turque.

Ces partouzes se tenaient dans les bâtiments d’écoles privées, ou sur des yachts, à Marmaris.

Des VIP et des enseignants y participaient.

Des milliers de contenus pédopornos ont été saisis.

Le tout a été donné à la justice, qui a seulement condamné un des profs, qui s’est empressé d’émigrer en Allemagne.

Puis, la procédure a été stoppée.

Quant au matériel pédoporno tourné lors de ces partouzes, il aurait reçu le tampon diplomatique.

En 2003, un reportage diffuse le témoignage d’une victime de Demmink, qui affirme qu’il était présent lors du tournage d’un snuff movie à Prague, en République Tchèque.

Au cours du tournage de ce film pédo, un enfant est mort après avoir été sodomisé avec un godemiché. Bien-sûr, il n’y a eu aucune investigation à ce sujet.

 

L’enquête Rolodex

En 1998, c’est l’affaire Rolodex : une enquête sur un réseau de prostitution de mineurs dans les bordels d’Amsterdam.

Dans laquelle sont mêlées de nombreuses personnalités, dont aucune n’est tombée.

Apparemment, les flics s’apprêtaient à mener des arrestations quand l’enquête a été stoppée.

Une victime hollandaise de Demmink raconte comment, alors en fugue à 14 ans, il a pris le train pour Amsterdam et s’est retrouvé dans les bordels pédophiles, à tourner de la pédopornographie et à trainer dans les orgies.

Récupéré à la gare Centrale par un type qui lui propose un abri pour la nuit, il se réveille le lendemain complètement nu, avec des photos compromettantes de lui tout autour.

Le type l’a ensuite menacé de les envoyer à ses parents, et lui a demandé de se prostituer.

Il est arrivé le jour-même dans un des bordels pédos d’Amsterdam, où des enfants parfois encore plus jeunes que lui, venus de toute l’Europe, étaient déjà prostitués.

Évidemment, les enfants étaient drogués et alcoolisés pour mieux supporter.

Parfois, ils étaient aussi loués pour des parties privées.

Ce témoin raconte aussi qu’il a croisé à Amsterdam des gens qui avaient participé au tournage de snuffs movies, avec des meurtres donc, et que lui-même avait tourné des films pédopornos,  réalisés par le patron du bordel.

On lui a proposé de participer à un snuff contre beaucoup d’argent, mais il a refusé.

Cette victime dit avoir “travaillé” au Festival Bar[5], où il a rencontré un grand ami pédophile de Demmink, le dénommé Geer Van Roon, prof d’univ habitué à accueillir les jeunes fugueurs chez lui (des rapports de police le mentionnent), et qui l’a emmené en voyage en Pologne.

C’est Van Roon qui a présenté la victime à Demmink, qui attendait dehors dans sa grosse voiture de fonction [6].

Van Roon connaissait beaucoup de monde, dans le milieu pédophile et chez les VIP.

Par exemple, il connaissait le proxénète d’enfants Karel Masdam ou Lothar Glandorf, producteur de pédopornographie et enleveur d’enfants, notammment du jeune Manuel Schadwald, disparu en Allemagne et tué lors d’un snuff aux Pays-Bas après un passage dans les bordels.

 

Lors de l’enquête Rolodex qui n’a jamais abouti, cette victime a été interrogée par les flics.

Mais comme d’habitude, il ne s’est rien passé.

Car, d’après ce témoignage, Van Roon était

“un pourvoyeur d’enfants pour les pédophiles de son réseau”.

Comme par hasard, ce témoin a failli se faire tuer juste après l’enterrement de l’enquête Rolodex, si bien qu’il a du se planquer.

L’enquête a aussi fait émerger des enregistrements de conversations téléphoniques d’un groupe de pédos qui allaient s’approvisionner en enfants dans les pays de l’est.

Sur l’un de ces enregistrements, on entend Demmink commander des enfants pour le week-end.

Pourtant, en 2002 il monte encore en grade, pour arriver comme numéro 1 du ministère de la justice.

Prime à la casserole ?

On dirait bien : contrairement aux affirmations du gouvernement, il y avait déjà eu plus de 40 alertes concernant les perversions de Demmink [7].

Ce qui est drôle, c’est que, comme on l’a déjà dit, le gouvernement US a commencé à s’intéresser publiquement à l’affaire, et demande à la Justice hollandaise pourquoi aucune enquête n’est menée aux sujets des graves accusations contre Demmink.

Du coup, une vague enquête 100% à décharge a conclu qu’il n’y avait rien à signaler, et finalement les US pourraient bien avoir la même idée que les Turcs, c’est-à-dire faire chanter les hollandais.

Qu’est-ce qu’on rigole…

Car, à n’en pas douter, les services américains doivent avoir des copies de tout le dossier, et cela depuis un bon moment.

Et comme Demmink continue d’être protégé par son ancienne hiérarchie (il a démissionné en octobre 2012 quand-même), on dirait bien que l’heure est davantage aux tractations de couloir qu’à l’empoignade franche et honnête.

 

Bref, la « commission Helsinki » [8] a elle aussi mené sa petite enquête, et a publié divers témoignages sur son site web.

“Je représente de victimes Turques qui ont été violées et abusées sexuellement quand elles avaient 11 et 14 ans.

L’auteur était un fonctionnaire de haut rang dans le gouvernement hollandais, aujourd’hui secrétaire général du ministère de la Justice, M Joris Demmink”,

explique ainsi une avocate dont le témoignage est diffusé par la commission.

Où l’on apprend, entre autres, qu’en 1995 Demmink s’est fait pincer en Turquie en plein acte sexuel avec des mineurs, alors qu’il était à une partouze où plusieurs mineurs ont été violés.

Un gamin s’est échappé et a appelé les flics, qui ont arrêté puis relâché Demmink (d’ailleurs, ça rappelle une affaire à Marrakech…).

Ensuite, les autorités turques ont utilisé ce dossier pour faire chanter les Pays-Bas et les pousser à harceler Baybasin.

On connaît la suite.

 

———————–

Il n’y a aucune raison de penser que les turcs sont les seuls à faire chanter Demmink et le gouvernement hollandais.

Et il n’y a aucune raison de penser que Demmink est un cas isolé : il n’y a qu’à voir la mobilisation derrière lui, avec tout l’establishment qui le défend comme un seul homme, pour comprendre que Demmink n’est que la brindille qui cache un éléphant en obésité sévère.

En tout cas, les autorités hollandaises ne semblent toujours pas motivées à organiser un procès de Demmink.

Encore moins à faire le ménage, car il est certain que beaucoup sont compromis dans la haute.

Le point positif est que la mobilisation des citoyens ne fait qu’augmenter, se transformant en dégoût profond pour cette caste qui n’obéit pas aux lois qu’elle nous impose, qui ne respecte pas la morale dont elle nous rebat les oreilles, et qui en plus viole nos enfants.

De ce dégoût, ce sont des solutions qui devront émerger, et il semble bien que les citoyens de nombreux pays dans le monde sont mûrs pour passer à cette phase-là du combat.

 

Actualisation Mars 2014 :

Fred De Brouwer, un journaliste hollandais qui avait été le premier à dénoncer le pédophile Joris Demmink, vient de mourir dans un accident de voiture suspect en Thaïlande.

 

Pièces jointes:

> Mémorandum des accusations et témoignages contre Demmink:  joris_demmink_memorandum_may_2012

> Lettre du Congrès US au premier ministre turc, Erdofan, demandant de considérer l’affaire comme “une urgence”:  Joris_Demmink_Letter_to_PM_Erdogan

Témoignage de l’avocate de Baybasin devant la commission Helsinki, puis la chronologie de l’affaire: DEMMINK_HELSINKI

 

[1] Le PKK, l’armée de libération kurde, vit, comme beaucoup de groupes armés aidés en sous-main par l’occident, beaucoup de l’argent de la drogue.

Avant l’Afghanistan, c’était bien la zone du kurdistan la plus productive en matière de pavot.

Hussein Baybasin a fait plusieurs fois de la prison pour trafic d’héroine depuis la fin des années 70.

Sa page Wikipedia le présente comme « un baron de la drogue », ou le « Pablo Escobar européen ».

Toutefois, si c’est vrai il n’aurait jamais pu faire cela sans l’accord des services secrets et des autorités turques, et sans l’accord de leurs collègues dans le pays où la drogue arrivait.

Enfin, un témoin a dit qu’il a dénoncé Baybasin comme un trafiquant sous la torture et que tout était faux.

[2] Baybasin dit que les enregistrements de la conversation qui constituent la preuve massue, au cours de laquelle il demande de tuer des cibles, ont été trafiqués.

[3] Et il semble que dans ce pays, on fait sa peine de prison à vie jusqu’au bout.

[4] Apparemment, Baybasin a commencé par travailler avec le gouvernement turc jusqu’en 1989.

A cette occasion, il a vu son implication dans le trafic de drogue et est devenu un opposant politique (il a notamment participé à mettre en place un Parlement kurde en exil), côté kurde, ce qui énerve beaucoup la Turquie.

Il a demandé l’asile politique en Angleterre, et il y a été poursuivi une première fois pour trafic de drogue.

Puis il est allé aux Pays-Bas, et rebelote.

Il a même failli être extradé, c’est seulement la Cour Suprême qui a refusé.

En outre, Baybasin ne serait pas un indépendantiste mais un autonomiste.

[5] C’est dans ce même bordel, le Festival Bar, qu’a échoué un jeune anglais victime de trafic par un pédophile membre du réseau de Warwick Spinks.

Dans les années 80, de nombreux pédos anglais sont allés s’installer aux Pays-Bas, où les lois restaient très laxistes en la matière.

Le Festival Bar a été cité par une sulfureuse victime belge de ces réseaux, Piet Van Haut, comme étant un lieu fréquenté par Demmink ou Frits Salomonson, avocat de la Reine Beatrix jusqu’en 1996, impliqué dans le trafic de drogue et amant du prince Claus (le mari de Beatrix).

[6] On notera que le chauffeur de Demmink a eu la bonne idée de se suicider juste avant d’être entendu par les flics, en 2004.

[7] Les services hollandais ont enquêté sur une quarantaine d’accusations de pédophilie différentes contre Demmink.

[8] Egalement appelée « commission sur la sécurité et la coopération en Europe », est une agence du gouvernement US chargée de faire respecter les accords d’Helsinki et la démocratie…

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Association Wanted Pedo