03
DéC
2019

Saint-André | Un récidiviste retourne en prison pour avoir agressé sexuellement sa nièce de 6 ans

Le tonton aux mains baladeuses reprend 18 mois pour agression sexuelle sur mineure

DDM, illustration

L’homme comparait avec un casier judiciaire fort de 7 mentions, dont 2 pour des faits similaires sur deux membres de sa famille particulièrement vulnérables. C’est donc la troisième fois que le pédocriminel comparaît pour ce type de faits. La justice le condamne à 18 mois de prison avec un suivi socio-judiciaire de 2 ans, assortis d’une peine de 1an en cas de non respect et prononce le maintien en détention et l’inscription au fichier Figais.

Prévue initialement le 12 novembre dernier, cette audience avait fait l’objet d’une demande de renvoi par l’avocat de la défense qui n’avait pu avoir accès au dossier à temps pour défendre le prévenu.

Alors qu’il avait été présenté directement en comparution immédiate, Karl.F, 53 ans, avait alors fait l’objet d’un mandat de dépôt lors de l’audience dans le cadre d’une agression sexuelle sur mineur dans la commune de Saint-André.

Alors qu’ils passent la journée en famille à boire et jouer aux cartes, Karl.F est raccompagné vers 2h du matin par son neveu par alliance, accompagné par deux adultes et la petite de fille du neveu âgée de 6 ans. Karl.F se trouve à l’arrière, la petite fille est à l’opposé.

Alors que tout se passait sans encombre, le prévenu aurait profité de la dépose de la deuxième personne assise derrière pour se rapprocher de la petite fille de 6 ans. Il lui est reproché d’avoir embrassé la fillette et touché ses parties intimes.

Durant le trajet, le père s’inquiète d’avoir entendu un cri étouffé venant de sa fille, mais reconnaît n’avoir rien vu pour autant, occupé à conduire.

Dès leur retour au domicile familial, alors que le père raconte la soirée à sa compagne, la petite fille les interrompt brusquement et raconte à ses parents ce qu’il s’est passé dans la voiture. Ils appellent immédiatement le tonton pour lui demander des explications avant de se rendre chez lui.

Il nie farouchement les faits. Les parents déposent plainte à 3h du matin, l’oncle est interpellé et placé en garde à vue à 12h. Il sera déféré le jour même à 14h30 et présenté en comparution immédiate dans la foulée.

Invité à s’expliquer sur les faits le 2 décembre, il continue à nier les faits en bloc. Avec un casier judiciaire fort de 7 mentions, dont 2 pour des faits similaires sur deux membres de sa famille particulièrement vulnérables – une personne âgée de 75 ans notamment – il a déjà purgé 3 ans de prison en 2015.

“Il utilise la stratégie du doute, il nie les faits de façon à créer le doute pour le tribunal. C’est sa parole contre celle de la petite de 6 ans. Il a déjà été l’auteur de faits similaires sur une gramoune de 75 ans de sa propre famille, il n’y a pas de doute. Je vous demande de reconnaître la demande de partie civile et d’entrer en voie de condamnation”, fustige la partie civile.

Il comparait pour la 3e fois pour ce type de faits en agissant sur des personnes vulnérables

Non moins mesurée sur ce dossier, la procureure enchaîne :

“Il est certain qu’il faut prendre en considération les dires de cette petite de 6 ans au moment des faits. C’est une petite fille qui n’est pas sous influence, il n’y a aucune raison de penser qu’elle ment. Elle dénonce les faits tout de suite, c’est qu’il s’est bien passé quelque chose. Il se déplace pour se mettre à côté d’elle, c’est la troisième fois qu’il comparaît pour ce type de faits en agissant sur des personnes vulnérables. Je vous demande une peine de 4 ans de prison ferme ainsi qu’un suivi socio-judiciaire d’une durée de 3 ans avec une peine de 2 ans de prison en cas de non respect. Je demande également le maintien en détention et l’inscription sur le fichier Figais (Fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles et violentes)”.

 

“S’il n’avait pas eu ce casier avec deux faits de même nature, il ne serait pas là. Il faut replacer les choses dans leur contexte, lors de l’après-midi en famille, il a raconté devant tout le monde qu’il ne voulait pas retourner en prison. Déjà à cette époque, il a toujours dit qu’il n’a rien fait. C’est effectivement la parole de l’un contre celle de l’autre. Il y a un doute et ce doute doit bénéficier au prévenu. Il n’y a aucun élément matériel contre mon client, même le psychologue parle de “prétendu” événement pour un traumatisme “léger”. Je vous demande la relaxe”, plaide la défense.

Le tribunal, après avoir délibéré, condamne Karl.F à 18 mois de prison avec un suivi socio-judiciaire de 2 ans, assortis d’une peine de 1an en cas de non respect et prononce le maintien en détention et l’inscription au fichier Figais.

 

Source : zinfos974.com

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