31
MAI
2019

Saint-Brieuc | Naser Ibrahimi, un homme de 43 ans condamné à 4 ans de prison pour agressions sexuelles sur plusieurs jeunes filles de moins de 15 ans

Agressions sexuelles sur mineurs : deux ans de prison ferme

Ce mardi, un homme de 43 ans comparaissait devant le tribunal de Saint-Brieuc pour des faits d’agressions sexuelles sur mineurs de moins de 15 ans, qui auraient été commises entre 2009 et 2011 dans la région de Paimpol. Malgré des dénégations incessantes, il a été condamné à quatre ans de prison dont deux avec sursis.

L’affaire démarre en juin 2011 quand une jeune fille dépose plainte à la gendarmerie pour une agression sexuelle. L’homme aurait parlé de sexualité avec la jeune fille, alors âgée de 13 ans. Des atteintes physiques auraient aussi été commises.

Les enquêteurs font alors le lien avec un autre dépôt de plainte contre cet homme en 2010. Puis d’autres jeunes filles parlent ; trois en tout, toutes âgées de moins de 15 ans au moment des faits commis entre 2009 et 2011, dans la région de Paimpol. Trois copines amies avec ses enfants, comme le met en évidence l’enquête de gendarmerie.

Des mains aux fesses pour lui faire un compliment

Huit ans plus tard après une longue instruction, il se retrouve seul, sans avocat, devant le tribunal correctionnel de Saint-Brieuc. La présidente le questionne à de multiples reprises sur sa culpabilité.

« Reconnaissez vous les faits »,

interroge-t-elle ?

« Ce n’est pas vrai »,

répond-il successivement par le biais de sa traductrice (le prévenu est de nationalité étrangère) sur chaque fait d’agression sexuelle évoqué lors de l’audience. Rien de surprenant en soi puisque, lors de sa garde à vue en juin 2011, il n’avait déjà pas reconnu les faits.

« Je reconnais certains gestes mais ce ne sont pas des gestes de nature sexuelle ».

« Et cette main aux fesses à l’une des jeunes filles ? »,

poursuit la présidente.

« Si je lui touche les fesses c’est pour lui faire un compliment, car toutes les femmes aiment les compliments ».

Des paroles qui ont laissé de marbre les parties civiles.

« Je confirme tout ce que j’ai dit aux enquêteurs, déclare l’une des trois victimes : l’agression sexuelle, les vêtements déchirés… ».

« Cela fait dix ans que nous attendons le jugement, mais il faut continuer à vivre »,

ajoute le père d’une autre victime, absente du tribunal. Pour les avocats de la partie civile,

« le prévenu s’enferme dans le mensonge en niant tout en bloc ».

Pour la procureur de la République,

« les actes d’agression sexuelle sont caractérisés ».

Elle requiert 4 ans de prison, dont deux avec sursis, à l’encontre de Naser Ibrahimi, dont le casier judiciaire est vierge. Après délibération, le tribunal a suivi les réquisitions du parquet. Il devra également payer 7 500 € de préjudice moral aux parties civiles.

Source : letelegramme

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