03
MAR
2019

Saint-Brieuc | Un homme condamné pour violences et agressions sexuelles sur la fille de sa compagne

Un an de prison avec sursis pour violences et agression sexuelle sur une fillette

Au tribunal de Saint-Brieuc. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Un homme de 43 ans a comparu, jeudi 28 février, au tribunal de grande instance de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), pour une agression sexuelle et des violences commises sur la fille de sa compagne, âgée de 8 ans, dans le secteur de Broons. Il a été reconnu coupable.

La fillette, âgée de 8 ans, avait confié à sa cousine qu’un matin, sa mère étant au travail, l’homme lui avait fait subir des attouchements.

Jeudi 28 février 2019, au tribunal de Saint-Brieuc, le prévenu nie.

« Est-ce que vous la frappiez ? »,

interroge la présidente.

« Non, je lui ai juste mis deux ou trois coups de pied au cul, parce qu’elle ne ramassait pas les crottes du chien, mais c’est tout ! »

L’homme est impulsif. Selon lui, l’abus sexuel qu’on lui reproche, c’est un complot de la famille de sa femme qui s’est liguée contre lui.

Les témoignages du père et de l’entourage font état d’un changement d’humeur chez la petite fille, devenue triste et craintive. Selon l’expert, les dires de l’enfant sont tout à fait crédibles.

Le procureur fait cependant part de son doute quant à la réalité de l’agression sexuelle. Il réclame trois mois de prison pour les violences physiques mais s’en remet au tribunal pour le reste. L’avocate de la défense demande la relaxe sur les faits d’agression sexuelle.

« C’est parole contre parole »,

dit-elle.

Par ailleurs, pour se venger de la plainte déposée contre lui, l’homme a adressé une lettre anonyme aux services de la Protection de l’enfance, accusant son ex-beau fils et sa femme de mauvais traitement à l’encontre de leur bébé.

Le procureur réclame six mois de sursis pour cette accusation calomnieuse.

Le tribunal reconnaît l’homme coupable de l’ensemble des faits qui lui sont reprochés et le condamne à un an de prison avec sursis pour les violences et agression sexuelle, avec inscription au fichier des auteurs d’infraction sexuelles. Il devra verser 3 300 € à la mère de la fillette, au titre du préjudice moral.

Il écope également de six mois de prison avec sursis pour la déclaration calomnieuse et devra verser 1 600 € aux parents calomniés.

Source : ouest-france

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