24
NOV
2019

Saint-Lactencin | Un ami du couple agresse sexuellement leurs deux enfants âgés de 5 à 7 ans

Il abuse des enfants de ses amis : 30 mois de prison


Un homme de 42 ans a été condamné pour attouchements sexuels sur des enfants de 5 et 7 ans. Il comparaissait pour des faits datant de 2017 et 2019.

Tribunal correctionnel de Châteauroux. C’était un ami de la famille. En juillet 2019, à Saint-Lactencin, les deux enfants du couple l’accusent pourtant d’attouchements sexuels.

Ce soir-là, le prévenu, âgé de 42 ans, se trouve chez le couple. Après avoir beaucoup bu, il s’installe sur le canapé, avec les deux enfants et le père de famille. La mère est partie travailler.

Il commence alors à mettre la main dans le pyjama du petit garçon, âgé de 5 ans. Il touche son sexe et essaie de lui mettre le doigt dans l’anus. Il se tourne ensuite vers sa sœur, 7 ans, et lui touche aussi le sexe. À côté, le père dort. Le petit garçon en parle dès le lendemain.

Face au président du tribunal, Emmanuel Goyon, l’homme explique n’avoir « aucun souvenir » et évoque des « pulsions », dues à son propre passé de victime d’agressions sexuelles, qu’il a subies dès 5 ans et pendant de nombreuses années.

La partie civile, elle, pointe la « dangerosité » de l’homme, prêt à agir alors que le père est présent, et son

« sentiment d’excitation en présence d’enfants ».

L’aveu a été plus long pour une autre petite fille. Cette fois-ci, les faits remontent à 2017, à Levroux.

L’homme, ami de la mère, se retrouve seul avec la fillette. Il baisse alors son pantalon et propose à l’enfant de 7 ans de toucher son sexe. L’histoire se serait reproduite. À tel point qu’elle finit par refuser de voir l’homme, pourtant régulièrement accueilli.

« C’était un secret »

Elle évoque ses propositions avant l’une de ses visites, où elle s’effondre en sanglots.

« Il lui avait dit que c’était un secret, qu’il risquait de finir en prison »,

évoque la mère, qui porte plainte en avril 2018. Cette fois, l’homme nie toute l’histoire ; il évoque, d’une voix claire, la « jalousie » de l’enfant. Et assure que sa mère connaissait son passé judiciaire : en 2010, il avait été condamné pour des faits similaires.

« Je n’avais entendu que des on-dit »,

conteste-t-elle. L’avocate du prévenu met le doigt sur un autre problème : les déclarations « pas toujours concordantes » de la petite fille. Elle décrit notamment des faits qui se seraient déroulés dans sa chambre, alors qu’elle était sur le canapé du salon.

« Elle répond aussi beaucoup par “ Je ne sais pas ” lors des entretiens. Et aurait évoqué des fessées et des claques, parce que sa mère lui dit de répondre ça. »

Le prévenu, quant à lui, admet qu’un suivi est indispensable :

« J’ai continué les soins pendant un temps, après ma condamnation en 2010. Il faut croire que ça n’a pas suffi… »

Il est condamné à 30 mois de prison avec maintien en détention, suivi de dix ans de suivi sociojudiciaire pour les faits d’agression sexuelle sur la fratrie en 2019 et pour consultation de sites pédopornographiques. En plus d’une injonction de soins et d’indemnisation des victimes, il a interdiction de travailler avec des mineurs.

Source : lanouvellerepublique

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