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FéV
2020

Saint-Martin-d’Oney | Le récidiviste Jacques Ghiglione de 84 ans, condamné pour Agressions sexuelles

Agressions sexuelles à Saint-Martin-d’Oney le professeur de danse retourne en prison

© AFP Photos d’illustration

Un homme de plus de 80 ans, déjà condamné pour agressions sexuelles par le passé, a écopé de deux ans de prison ferme.

PROCES mai 2018 :

Une mère de famille avait fait le rapprochement entre le compte rendu de cette affaire, exposée dans nos colonnes, et le journal intime de sa fille. C’est alors qu’elle avait déposé plainte.

 

Pendant trois ans, cet habitant de Saint-Martin-d’Oney est intervenu au collège Duruy à Mont-de-Marsan pour des cours de danse. D’abord trois fois par semaine, puis deux fois, avec de jeunes collégiens âgés de 11 à 14 ans. Cinq d’entre eux ont dénoncés des mains aux fesses, sur les seins et le sexe.

Durant l’audience, le professeur de danse a bafouillé, haussé les épaules, changé de version, marmonné :

“Toucher c’est pas caresser. C’est un complot je ne me souviens plus…” “Expliquez vous! faites un effort”

s’énerve le président.

Pour le tribunal, il n’y a pas eu de doute  les gestes étaient déplacés.

Le président lui rappelle alors sa condamnation en 2005 pour agression sexuelle sur deux fillettes. Dans son ordinateur, les enquêteurs retrouvent des  photos téléchargées, pornographie massive, de mineurs. “Des photos atroces” s’écœure le président.

Durant l’audience, le professeur de danse a bafouillé, haussé les épaules, changé de version, marmonné : “Toucher c’est pas caresser. C’est un complot je ne me souviens plus…” “Expliquez vous! faites un effort”, s’énerve le président. Jacques est tactile, tous ses proches le reconnaissent, ce qui peut être mal interprété prévient sa fille.

Jacques relativise :

“C’est elles qui voulaient faire des portées, comme dans Danse avec les stars”.

Du haut de leur 11-12 ans, les enfants croyaient être en sécurité au collège face à ce monsieur qui leur apportait de temps en temps des chocolats.

Jusqu’au moment où ils ont tiqué,

“on se disait que l’endroit où il mettait les mains c’était pas normal”, explique l’un d’eux “parfois il voulait des câlins, alors il nous ceinturait en nous touchant les seins”.

Cinq victimes parlent de mains sur les fesses, sur le sexe, sur les seins. Il leur propose aussi de les emmener faire du bateau, ou de les ramener chez elles…

“C’est sur son chemin” dit-il,

alors que le professeur ignore où ces enfants habitent. En voiture, il laisse sa main sur la cuisse de sa passagère

“c’est pour qu’elle m’indique le chemin”,

commente l’octogénaire.

Le président s’agace :

“On parle d’enfants monsieur”.

Jacques ne se laisse pas faire,

“j’ai vécu une vie parfaitement droite. J’ai fait du bénévolat… donné 150 fois mon sang. Les enfants c’est de la dynamite”,

confesse t-il. Le ministère public secoue la tête :

“Ces enfants avaient 11-12 ans. Ils étaient naïfs.” Jacques tente quelques excuses “si je leur ai fait mal, je leur demande un grand pardon”. “Vous n’avez rien compris”,

se désole l’avocat d’une victime

“il n’y a pas de si…  oui vous avez fait mal”.

“Vous reconnaissez que vous êtes attirés par les jeunes filles ?” questionne le président. “Je peux dire que c’est plutôt passé”, “ça passe rarement tout seul”, lâche le président.

Le tribunal correctionnel a suivi les réquisitions du ministère public, qui réclamait trois ans de prison dont un an avec sursis. Il n’y a pas eu de mandat de dépôt à l’issue de l’audience, la peine de l’octogénaire est aménageable.

Février 2020 :

Près de deux ans après une première condamnation pour des agressions sexuelles imposées à quatre adolescentes et un adolescent et la possession de photos.

Jacques Ghiglione était de nouveau convoqué devant la justice, mardi 18 février. Malgré son absence, le dossier a été retenu.

L’homme, octagénaire, devait répondre, mardi 18 février, d’agression sexuelle sur mineure et de corruption de mineure entre 2009 et 2013, à Saint-Martin-d’Oney.

Lui qui bénéficiait d’une libération conditionnelle est condamné à deux ans de prison ferme. À l’image de ce qui a été requis.

source : francebleu , sudouest

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