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SEP
2019

Saint-Nazaire | Deux ans de prison ferme pour le professeur pédophile

Un ex-enseignant d’un lycée de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) a été condamné mardi 26 novembre 2019 pour des atteintes sexuelles sur des adolescents de 14 et 15 ans.

Le tribunal correctionnel a condamné mardi 26 novembre 2019 un ancien professeur d’un lycée de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) à cinq ans de prison dont trois avec sursis et mise à l’épreuve pour corruption et atteintes sexuelles sur mineurs.

L’ex-enseignant, aujourd’hui âgé de 46 ans, qui exerçait au sein de l’établissement privé Notre-Dame, jusqu’à son arrestation en 2017, a reconnu les faits lors de l’audience, fin septembre.

Derrière le faux nez d’un adolescent, il draguait sur Internet des garçons de 14-15 ans, pour des relations sexuelles à son domicile.

Manipulateur

Parmi eux, des élèves de son établissement.

Le procès avait relevé le caractère particulièrement manipulateur du prévenu, les cadeaux et autres prêts d’argent, les milliers de photos et vidéos à caractère pédophile retrouvé sur son ordinateur.

Son défenseur, Me Loret, avait lancé à l’audience :

Oui les faits sont odieux, Mais il n’est plus le pédophile qu’il a été, il ne doit pas être un paria pour la fin de sa vie

Source : actu.fr

Un ancien enseignant comparaissait devant le tribunal correctionnel de Saint-Nazaire. Cet homme de 46 ans qui officiait dans un lycée de la ville était notamment poursuivi pour des “atteintes sexuelles sur mineurs” et “corruption” s’étant déroulés entre 2009 et 2017.

illustration. © Quentin reix

Pendant cette période, cet homme aujourd’hui de 46 ans aurait ainsi couché avec des mineurs dont deux de ses élèves.

Ouest-France écrit que le prévenu a reconnu les faits, observés avec des adolescents d’environ 14 ans qui, selon lui, “étaient demandeurs”.

Des rapports sexuels qui auraient même eu lieu “à de multiples reprises”.

L’accusé prenait contact avec des adolescents qui fréquentaient les mêmes sites homosexuels que lui.

Pour ce faire, il se servait d’un faux nom et prétendait avoir 18 ans.

Plusieurs adolescents ont accepté de le rencontrer dans un appartement où, lors de soirées, ses occupants se livraient à des actes sexuels ou n’étaient que spectateurs.

Ces jeunes reconnaissent aujourd’hui avoir été sous “l’emprise du professeur et n’avoir pas osé dire non” aux moments concernés.

Chez le quadragénaire ont été retrouvés plusieurs milliers de photos et des centaines de vidéos à caractère pédopornographique.

Pour son avocat Me Morgan Loret, l’homme n’est toutefois “plus le même” après 6 mois d’incarcération et ses 18 mois passés sous la contrainte d’un bracelet électronique :

“Pédophile, il a été, pédophile il ne l’est plus”.

Et le défenseur de l’ex-enseignant d’avoir pointé la responsabilité des parties civiles qui, selon lui, n’auraient également “pas dit toute la vérité dans cette affaire”.

France Bleu Loire Océan ajoute que le prévenu a demandé pardon aux victimes, qu’il a quitté Saint-Nazaire et qu’il exerce désormais une autre activité.

Le ministère public a requis à son encontre cinq ans de prison dont trois avec sursis, une obligation de soins, une interdiction définitive d’exercer auprès de mineurs et une inscription au Fijais (Fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles et violentes).

Le jugement est attendu pour le mardi 26 novembre prochain.

Source : 24 Matins

Actualisation du 02/10/19

Le Procès :

En novembre 2016, la maman d’un garçon de 15 ans dépose plainte pour viol à Nantes. Débute une sordide affaire d’atteintes sexuelles et de corruption de mineurs. Cette maman et son ex-mari sont sur le banc des parties civiles, leur fils préférant rester à l’extérieur.

Auprès d’eux, un élève de l’établissement de Saint-Nazaire, derrière quatre avocates de parties civiles.

À la barre, l’homme longiligne, au visage émacié, reconnaît les faits et après deux heures de débats intenses, demande pardon.

Il était en difficulté, David (1) celui qui refuse de s’asseoir près de ses parents.

Fragile, il s’était déjà scarifié, lorsqu’il est entré en contact avec « Adrien ».

Faux prénom, faux âge, mais vraies rencontres.

L’ado se fait transporter plusieurs fois par l’adulte de Nantes où il réside à Saint-Nazaire.

Alors que sa maman le croit avec une copine, il se livre avec son nouvel ami à des jeux vidéos mais surtout à des pratiques sexuelles.

Parfois ils sont plusieurs car l’enseignant met en relation plusieurs adolescents recrutés sur des sites.

David se culpabilise de ne pas savoir dire non :

Mais, j’ai eu un vrai bourrage de crâne

L’avocate d’un autre adolescent décrit sa descente aux enfers :

Il avait 14 ans, se faisait emmener dans un endroit inconnu, s’est retrouvé dans les rencontres à plusieurs, il a mis fin à sa scolarité.

Âgé de 20 ans, il ne peut affronter son agresseur

Elles emploient toutes les mêmes termes :

propositions, participations, assistance aux scènes…

Le quadragénaire se dit bisexuel, il reconnaît savoir que les jeunes avaient parfois moins de 15 ans, âge légal de la majorité sexuelle.

Lorsque la présidente Marie-Aude Talhouarn, qui note au passage les innombrables photos (plus de 230 000) trouvées sur les clés USB et son disque dur, et les quelque 7 000 vidéos, lui demande jusqu’où il serait allé, cet homme intelligent, pondéré, n’apporte pas vraiment de réponse mais affirme « faire preuve d’honnêteté ».

Oui, je suis convaincu qu’il y a eu banalisation de ma part

S’attardant sur ses souffrances subies comme tout « pointeur » en prison, il détaille le parcours fait depuis :

Je ne suis pas un monstre, je suis soigné, je ne ressemble plus du tout à cet homme-là

La procureure avance le terme « abuseur » exprimé par le psychiatre, elle évoque quelques cadeaux, un prêt d’argent, insiste sur les lourdes conséquences sur les cinq victimes connues.

Dont deux élèves qui ont tilté à la voix :

On se déshabillait, on avait une relation sexuelle dans une pièce noire, on se rhabillait, mais un jour j’ai dit « c’est la voix de mon prof ! »

Oui les faits sont odieux, tancera son défenseur, Me Loret, « mais il n’est plus le pédophile qu’il a été, il ne doit pas être un paria pour la fin de sa vie ».

Et lorsqu’il lit un passage d’un courrier écrit à sa maman sur son « après », le prévenu, contenu jusque-là, écrase des larmes.

Il sera fixé dans deux mois, sachant que le ministère public a requis cinq ans dont trois avec sursis et mise à l’épreuve, avec évidemment interdiction de travailler avec des mineurs.

(1) prénom d’emprunt

Source : Actu

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