Un quinquagénaire, masturbateur compulsif, comparaît pour avoir abusé dès 2015 de sa fille, alors âgée de 6 ans.

La fillette a subi attouchements et fellations forcées. (Photo: iStock)

«Il faudrait être débile pour se masturber dans un tel contexte. Et décérébré pour abuser de sa fille.»

C’est l’une des conclusions d’un expert parisien mandaté par la défense d’un ex-haut fonctionnaire vaudois, accusé d’abus sexuels dès 2015 sur sa fille, alors âgée de 6 ans.

Le psy a aussi relevé une absence de culpabilité et une haute idée de sa personne chez celui qui est pourtant son client.

Nounours souillé de sperme

«Je n’ai pas commis d’abus sexuels sur ma fille», a déclaré le père.

Qui a néanmoins reconnu s’être «mal essuyé les mains», alors que l’accusation évoque des éjaculations sur le duvet, le nounours et même les biscuits de la petite. Le quinquagénaire, détenu depuis fin 2016, ne s’explique pas les griefs de sa fille.

Ceux-ci sont jugés crédibles par les intervenants, excepté l’expert de la défense, qui y voit les manipulations de la mère. Le dossier est vide, a soutenu Me Barillon.

Les accusations de la petite, recueillies par une pédopsychiatre, ont alimenté un bouillant conflit parental. Depuis hier devant le Tribunal criminel de Vevey, cet ancien administrateur du CICR risque plusieurs années de prison. Son avocat, Me Jacques Barillon, va plaider l’acquittement. Les tensions ont été vives entre la présidente de la Cour, le procureur Anthony Kalbfuss et la défense.

Mais une chose au moins est admise: l’homme est un masturbateur compulsif et adore s’adonner à cette activité dans les trains.

Ses pulsions se sont-elles manifestées lors des visites de sa fille?

Celle-ci a raconté de nombreux attouchements, les masturbations répétées de son père et les fellations qu’elle a été forcée de pratiquer.

Les yeux, la bouche et les membres de l’enfant ont parfois été entravés avec du scotch.

«Pour ne pas qu’elle voie son regard pendant les faits. Il est excité de ne pas être vu»,

a avancé l’accusation.

Le quinquagénaire à l’allure soignée aurait menacé de la priver de repas et de pause pipi si elle parlait. Le procès se poursuit.

Source : 20min