06
NOV
2019

Toulouse | Après 3 plaintes pour viols au Collège Lamartine, Elisabeth Laporte la directrice académique de Haute-Garonne répond à une interview

Après les plaintes pour viols au collège Lamartine de Toulouse, l’Education Nationale se défend

Dans une cour de collège (illustration) © Maxppp – Aurelien Morissard

La directrice de l’Education Nationale en Haute-Garonne était l’invitée de France Bleu Occitanie ce lundi matin. Elle répond aux syndicats qui accusaient ses services de manque de réactivité, alors que les faits présumés se seraient déroulés en mars dernier.

Ambiance très particulière ce lundi matin au Collège Lamartine de Toulouse. Au tout début des vacances de Toussaint, 3 élèves ont été mis en examen pour viols en réunion et agressions sexuelles.

3 adolescentes ont porté plainte contre eux, pour des faits présumés en mars. Mais les jeunes garçons n’ont été interpellés que le 18 octobre dernier, et mis en examen le lendemain, soit le premier jour des vacances.

Les syndicats CGT et Sud ont réclamé une enquête interne, en pointant des dysfonctionnements de la part des services de l’Education Nationale. Sur France Bleu Occitanie, une représentante de CGT Educ’action expliquait notamment :

“La direction du collège, celle de l’année dernière et la nouvelle, n’ont pas eu la réaction attendue par rapport à ces viols qui ont été filmés, qui ont tournés sur les réseaux sociaux, et dont la plupart des élèves ont eu connaissance. On sait aussi que plusieurs personnels du collège ont eu connaissance de ces vidéos”,

témoigne-t-elle.

“L’Education nationale a fait ce qu’elle avait à faire”

répond Elisabeth Laporte sur France Bleu Occitanie ce lundi matin. Pour la directrice académique des services de l’Education Nationale en Haute-Garonne,

“personne n’a intérêt à dissimuler les faits”.

France Bleu Occitanie : vous sortez tout juste d’une réunion avec les enseignants de ce collège Lamartine, que s’est-il dit ?

Elisabeth Laporte :

Je suis venu dans un premier temps pour soutenir ces personnels du collège Lamartine qui sont touchés par ce qui s’est déroulé avec des élèves. Je suis venu leur exprimer tout mon soutien, et leur expliquer ce que nous allions faire auprès des élèves et auprès des parents cette semaine. L’objectif, c’était également de partager avec eux un certain nombre d’éléments qui avait été porté à notre connaissance. Nous avons expliqué ce que nous avions fait lorsque nous avions été informé soit de harcèlement, soit de faits plus graves de nature sexuelle. Nous avons décrit les signalements auprès du parquet que nous avions fait.

Quel accompagnement pour les élèves en cette rentrée ?

Dès ce matin un certain nombre de personnels passe dans l’ensemble des classes du collège pour rassurer les élèves et leur expliquer que s’ils sont informés de faits graves, ou si eux mêmes ont subi des choses graves, ils doivent en parler, et à la bonne personne. A savoir la brigade des mineurs qui est en charge de l’enquête. Ils sont informés aussi sur la justice et la présomption d’innocence ; les victimes et les présumés auteurs. (…) Une cellule d’écoute et de soutien est aussi mise en place pour ses élèves avec des personnes du rectorat. Et elle restera autant que de besoin.

“Personne n’a intérêt à dissimuler des faits”

– la directrice académique de Haute-Garonne

Les faits remontent à mars, ils ont été diffusés sur les réseaux sociaux. La direction n’a rien su jusqu’au mois de septembre, jusqu’à tout récemment ?

L’enquête en cours le dira, mais les services académiques ont été informés début septembre d’une situation de harcèlement, qui dans un premier temps n’était pas du harcèlement sexuel. Dès qu’elle a été informée, quelle que soit la situation, elle a fait ce qu’elle avait à faire. Soit auprès de la police ou de la justice (…) Nous avons procédé au signalement auprès du procureur de la République. Dans le collège, des élèves ont été pris en charge, et des parents ont été reçus, donc l’accompagnement a été mis en place. (…) Personne n’a intérêt à dissimuler des faits, si nous en avions été avertis au mois de mars.

Y aura-t-il une enquête interne ouverte ?

Si vous voulez dire “enquête administrative”, oui, pourquoi pas.

Source : francebleu

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