14
OCT
2019

Val-de-Sambre | Pas de prison ferme pour le pédophile qui entretenait une relation virtuelle avec un jeune garçon de 12 ans

Un habitant du Val-de-Sambre a été condamné à dix-huit mois de prison avec sursis, suite notamment à des échanges interdits avec un jeune garçon rencontré sur un jeu vidéo en ligne.

Un habitant du Val-de-Sambre a été condamné à 18 mois de prison avec sursis pour ces faits, qui se sont produits pour la plupart en 2017.

 

Père de famille, le pédophile reconnait être attiré par les garçons âgés de 10 à 13 ans. Bien qu’en 2015, son adresse IP est reconnue lors d’un transfert de fichiers pédopornographiques, et alors qu’il a sollicité un jeune garçon de 12 ans pour des photos intimes, le pédophile n’écopera que de 18 mois de prison avec sursis.

« Je ne sais pas où serait Monsieur aujourd’hui, sans cette comparution. »

Julien (*) le reconnaît lui-même, son arrestation a été un soulagement. Père de famille, il s’est isolé dans « son monde » virtuel durant des années. Celui – légal – des jeux vidéos et des sites « pornos » grand public, qu’il consultait avec des mots-clefs toutefois équivoques.

Mais aussi celui, contre la loi, de la pédopornographie, car Julien est attiré par les garçons âgés de 10 à 13 ans. En 2015, son adresse IP est reconnue lors d’un transfert de fichiers pédopornographiques.

Un peu plus tard, en 2017, alors qu’il joue au jeu de guerre « Call of Duty », il fait la connaissance de Jérôme (*), sur la discussion en ligne. Alors âgé de 12 ans, l’adolescent s’attache à Julien, et ne souhaite jouer qu’avec lui. C’est alors que le père de famille commence à solliciter le garçon pour des photos intimes ; indifférent au départ, ce dernier finit par s’exécuter. Au fur et à mesure, les demandes se font de plus en plus insistantes.

« Ce 23 mai, Jérôme veut jouer avec vous. Vous refusez, car vous voulez une photo de son sexe. Il en envoie une, mais cela ne vous convient pas. Au total, il vous aura envoyé 4 photos », rappelle Émeline Pourriot, présidente du tribunal.

Le père du garçon finit par découvrir la relation malsaine, et porte plainte.

Le prévenu reconnaît les faits, ainsi que son attirance ; mais il les cantonne au monde virtuel. Pourtant, les activités de Julien interrogent.

« Vous connaissez votre attirance, et vous avez travaillé en colonie avec votre public-cible. Pourquoi ? » s’interroge Émeline Pourriot.

« Le réel ne m’intéresse pas », se défend Julien. « Le réel, Monsieur ne l’a pas franchi en consultant des images, mais en entrant en contact avec de vrais mineurs », estime Capucine Tapia, représentante du ministère public.

En outre, Julien dit reproduire les abus vécus durant sa propre enfance. « Est-ce que vous le reproduiriez sur votre propre fils ? » lance la présidente. « Non », jure Julien. « On a un profil assez classique de personne victime, qui ne s’est jamais soignée », résume Capucine Tapia.

Pour éviter la récidive et permettre un suivi sur la durée, Capucine Tapia requiert un suivi sociojudiciaire de dix ans. Le tribunal le condamnera à 18 mois de prison avec sursis, avec obligation de soins, et interdiction de travailler avec des mineurs. Julien est désormais inscrit au FIJAISV, le fichier des auteurs d’infractions sexuelles.
(*) Noms d’emprunt.

 

Source : lavoixdunord.fr

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